Le Maroc se maintient parmi les dix premiers fournisseurs d’habillement de la France à fin novembre 2025, malgré un léger repli de ses livraisons vers l’Hexagone. Selon les données des Douanes françaises et de l’Institut français de la mode, traitées par l’expert international Jean-François Limantour, les importations françaises de vêtements en provenance du Maroc se sont établies à près de 796 millions d’euros sur les onze premiers mois de l’année, en baisse de 4% par rapport à la même période de 2024. Ce recul s’inscrit dans un contexte de perte de terrain des fournisseurs méditerranéens sur le marché français, face à la montée en puissance continue des pays asiatiques.
Dans l’ensemble, les importations françaises d’habillement ont atteint 21,76 milliards d’euros sur les onze premiers mois de 2025, en progression limitée de 1% sur un an. Cette quasi-stagnation globale masque, toutefois, de profondes recompositions géographiques. Les achats en provenance des pays méditerranéens ont reculé de 6%, pénalisés notamment par la baisse des livraisons du Maroc, de la Tunisie (-6%) et de la Turquie (-9%).
Les fournisseurs de l’Union européenne (UE) ont également enregistré un repli de 2%, illustré par la contraction des importations en provenance de l’Italie, premier partenaire européen de la France dans l’habillement. À l’inverse, les importations issues d’Asie ont progressé de 6%, confirmant le basculement progressif de l’approvisionnement français vers ce continent. La part de marché de l’Asie grimpe ainsi à 61%, alors que celle des fournisseurs méditerranéens tombe à 13,9% et celle de l’UE à 20%.
Le classement des principaux fournisseurs de la France en 2025 reflète clairement cette domination asiatique. La Chine conserve très largement sa première place à fin novembre avec 5,12 milliards d’euros (+7%), ce qui représente à elle seule près d’un quart du total des importations françaises du secteur. Elle est suivie par le Bangladesh, dont les livraisons atteignent 3,36 milliards d’euros, en progression de 4%, puis par l’Italie avec 2,26 milliards d’euros, malgré un recul de 2%.
La Turquie se classe au 4e rang avec 1,25 milliard d’euros d’exportations d’habillement vers la France (-9%), talonnée par le Vietnam, qui confirme sa montée en puissance avec 1,19 milliard d’euros (+9%) et complète le top 5 des fournisseurs.
Viennent ensuite l’Inde, qui dépasse le milliard d’euros (+6%), et le Cambodge, qui enregistre l’une des progressions les plus marquées (+11%, à 987 millions d’euros). La Tunisie se positionne au 8e rang avec près de 797 millions d’euros. Au 9e rang se trouve le Maroc, devant le Pakistan, qui se distingue également par une forte croissance de 13%, à 673 millions d’euros, confirmant l’élargissement du socle asiatique de l’approvisionnement français.
Dans ce paysage de plus en plus dominé par l’Asie et des producteurs à bas coûts, la place du Maroc apparaît fragilisée, mais toujours stratégique. Cette résistance relative tient en partie aux atouts structurels de la filière marocaine, fondés sur la proximité géographique, la réactivité industrielle et la capacité à répondre aux besoins de production rapide des marques françaises. Toutefois, le recul enregistré en 2025 souligne les défis auxquels font face les partenaires méditerranéens dans un marché de plus en plus polarisé par l’Asie, où la recherche de volumes massifs et de prix compétitifs continue de redessiner la carte des échanges d’habillement de la France.
Dans l’ensemble, les importations françaises d’habillement ont atteint 21,76 milliards d’euros sur les onze premiers mois de 2025, en progression limitée de 1% sur un an. Cette quasi-stagnation globale masque, toutefois, de profondes recompositions géographiques. Les achats en provenance des pays méditerranéens ont reculé de 6%, pénalisés notamment par la baisse des livraisons du Maroc, de la Tunisie (-6%) et de la Turquie (-9%).
Les fournisseurs de l’Union européenne (UE) ont également enregistré un repli de 2%, illustré par la contraction des importations en provenance de l’Italie, premier partenaire européen de la France dans l’habillement. À l’inverse, les importations issues d’Asie ont progressé de 6%, confirmant le basculement progressif de l’approvisionnement français vers ce continent. La part de marché de l’Asie grimpe ainsi à 61%, alors que celle des fournisseurs méditerranéens tombe à 13,9% et celle de l’UE à 20%.
Le classement des principaux fournisseurs de la France en 2025 reflète clairement cette domination asiatique. La Chine conserve très largement sa première place à fin novembre avec 5,12 milliards d’euros (+7%), ce qui représente à elle seule près d’un quart du total des importations françaises du secteur. Elle est suivie par le Bangladesh, dont les livraisons atteignent 3,36 milliards d’euros, en progression de 4%, puis par l’Italie avec 2,26 milliards d’euros, malgré un recul de 2%.
La Turquie se classe au 4e rang avec 1,25 milliard d’euros d’exportations d’habillement vers la France (-9%), talonnée par le Vietnam, qui confirme sa montée en puissance avec 1,19 milliard d’euros (+9%) et complète le top 5 des fournisseurs.
Viennent ensuite l’Inde, qui dépasse le milliard d’euros (+6%), et le Cambodge, qui enregistre l’une des progressions les plus marquées (+11%, à 987 millions d’euros). La Tunisie se positionne au 8e rang avec près de 797 millions d’euros. Au 9e rang se trouve le Maroc, devant le Pakistan, qui se distingue également par une forte croissance de 13%, à 673 millions d’euros, confirmant l’élargissement du socle asiatique de l’approvisionnement français.
Dans ce paysage de plus en plus dominé par l’Asie et des producteurs à bas coûts, la place du Maroc apparaît fragilisée, mais toujours stratégique. Cette résistance relative tient en partie aux atouts structurels de la filière marocaine, fondés sur la proximité géographique, la réactivité industrielle et la capacité à répondre aux besoins de production rapide des marques françaises. Toutefois, le recul enregistré en 2025 souligne les défis auxquels font face les partenaires méditerranéens dans un marché de plus en plus polarisé par l’Asie, où la recherche de volumes massifs et de prix compétitifs continue de redessiner la carte des échanges d’habillement de la France.
