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Mercredi 16 Septembre 2026
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Haut Atlas : de nouvelles traces d’or identifiées au nord de l’ancienne mine d’Aït Zekri

De nouvelles traces d’or ont été identifiées dans le Haut Atlas occidental, au nord de l’ancienne mine d’Aït Zekri, selon des résultats publiés mardi par la société canadienne Morocco Strategic Minerals Corporation. Sur le permis de Tamdghoust, 48 prélèvements de roche ont permis de prolonger de près de 2,8 kilomètres la zone présentant des indices de minéralisation, avec des teneurs en or atteignant 2,57 grammes par tonne. Ces premiers résultats ouvrent une nouvelle zone d’exploration, mais devront être confirmés par des forages avant de pouvoir déterminer l’existence et l’importance d’une éventuelle ressource minérale.

Échantillon de quartz minéralisé prélevé dans le secteur de Tamdghoust, au nord de l’ancienne mine d’Aït Zekri
Échantillon de quartz minéralisé prélevé dans le secteur de Tamdghoust, au nord de l’ancienne mine d’Aït Zekri

La société canadienne Morocco Strategic Minerals Corporation a identifié de nouvelles traces d’or sur le permis d’exploration de Tamdghoust, au nord de l’ancienne mine d’Aït Zekri, dans le Haut Atlas occidental. Les prélèvements réalisés en surface ont révélé la présence d’or dans plusieurs veines de quartz, parfois associée à de l’argent et du cuivre, élargissant ainsi la zone d’intérêt au-delà du périmètre couvert par les anciens forages d’Aït Zekri.

Des traces d’or repérées sur près de 2,8 kilomètres

Les analyses réalisées sur 48 échantillons de roche prélevés en surface ont révélé des teneurs en or allant de moins de 0,05 à 2,57 grammes par tonne de roche. Quatorze prélèvements dépassent 0,20 gramme par tonne, tandis que plusieurs affichent des teneurs de 2,33, 1,68, 1,37 et 0,80 gramme par tonne. La présence du métal a ainsi été constatée en plusieurs points du secteur prospecté et ne repose pas sur un prélèvement isolé.

La portée de ces résultats tient surtout à l’étendue de la zone dans laquelle les traces ont été retrouvées, puisque les nouveaux prélèvements prolongent d’environ 2.800 mètres vers le nord la zone déjà connue autour d’Aït Zekri. Les roches observées à Tamdghoust présentent des caractéristiques proches de celles de l’ancienne mine, où l’or est notamment associé à des veines de quartz. Cette similitude laisse envisager un prolongement de la zone mineralisée vers le nord, mais de nouveaux travaux seront nécessaires pour établir si les différents points identifiés sont réellement reliés entre eux.

La campagne d’exploration a également révélé du cuivre et de l’argent à plusieurs endroits du permis. Un échantillon affiche 4,27 % de cuivre et 193 grammes d’argent par tonne de roche, tandis que deux autres atteignent respectivement 2,57 % de cuivre avec 88 grammes d’argent par tonne et 1,69 % de cuivre avec 57 grammes d’argent par tonne. D’autres prélèvements présentent des teneurs en argent allant jusqu’à 143, 121 et 95 grammes par tonne, ouvrant de nouvelles pistes d’exploration au-delà de l’or.

D’anciens forages avaient déjà trouvé de l’or en profondeur

Les résultats obtenus à Tamdghoust viennent compléter les données des anciens travaux d’exploration réalisés à Aït Zekri, récemment rassemblées par GoldMinds Geoservices, un cabinet canadien spécialisé dans les études géologiques et l’évaluation des ressources minières. Cette compilation porte sur 18 forages totalisant 2.018,6 mètres, dont les résultats ont été croisés avec les analyses d’or et les prélèvements effectués en surface. L’ensemble a servi à construire un premier modèle en trois dimensions du sous-sol afin de mieux comprendre la répartition de l’or entre la surface et la profondeur.

Plusieurs de ces anciens forages avaient déjà traversé des roches contenant de l’or. L’un avait notamment enregistré 1,94 gramme d’or par tonne sur 5 mètres, avec une portion d’un mètre atteignant 6,48 grammes par tonne. Un autre avait livré 1,99 gramme par tonne sur 6 mètres, tandis qu’un troisième avait atteint 2,85 grammes par tonne sur 2 mètres, dont une portion d’un mètre à 5,06 grammes. La société souligne toutefois que ces longueurs correspondent aux portions de roche traversées par les forages et ne représentent pas nécessairement l’épaisseur réelle des zones contenant de l’or.

Les travaux historiques ont détecté de l’or jusqu’à environ 180 mètres sous la surface, soit la profondeur maximale recensée à ce jour dans les données disponibles à Aït Zekri. Le rapprochement entre ces résultats en profondeur et les nouvelles traces découvertes en surface plus au nord renforce l’intérêt d’explorer un périmètre plus large, sans permettre pour autant d’établir à ce stade l’existence d’une même zone aurifère continue entre les différents points étudiés.

Reste à savoir ce que recèle réellement le sous-sol

Les résultats publiés ne permettent pas encore de conclure à la découverte d’un gisement d’or exploitable. Les analyses établissent la présence du métal dans certaines roches prélevées en surface, mais ne permettent pas encore d’en déterminer la quantité dans le sous-sol, le volume de roche concerné ni la teneur moyenne d’une éventuelle ressource.

Les 48 échantillons ont été analysés à Marrakech par l’African Laboratory for Mining and Environment (Afrilab), un laboratoire marocain spécialisé dans l’analyse des minerais et de l’environnement, pour rechercher notamment l’or, l’argent, le cuivre, le fer, le plomb et le zinc. Des matériaux de référence certifiés, des échantillons blancs et des duplicatas ont été intégrés au processus afin de contrôler la fiabilité des résultats.

Morocco Strategic Minerals prévoit de réaliser de nouveaux forages dans le Haut Atlas occidental avant la fin de 2026, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires, de l’achèvement des travaux préparatoires et de la disponibilité des entreprises spécialisées. Ces sondages devront déterminer si les traces repérées au nord d’Aït Zekri correspondent à des indices dispersés ou à une zone aurifère continue, tout en précisant son étendue, sa profondeur et la répartition des teneurs en or. Les données recueillies pourraient ensuite servir, si les résultats le permettent, à établir une première estimation des ressources minérales.

La préparation de cette campagne comprend la remise en état de certains anciens ouvrages miniers, le pompage des niveaux inondés, des contrôles de stabilité et de sécurité ainsi que l’aménagement des accès pour les équipes et le matériel de forage. Ces travaux doivent permettre d’engager l’exploration en profondeur des zones où des traces de minéralisation ont été repérées en surface.

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