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Lundi 12 Octobre 2026
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La BAD prépare un nouveau financement pour le Maroc

La Banque africaine de développement prévoit un prêt d’environ 434 millions d’euros pour le financement de la troisième phase du Programme d’appui à la gouvernance économique et à la résilience climatique au Maroc. Cette nouvelle opération, qui s’inscrit dans le cadre mondial de réponse à la crise de l’énergie et des engrais, prolonge deux premières phases consacrées aux réformes des entreprises publiques, au climat des affaires et à la transition énergétique.

Le secteur privé sera également bénéficiaire grâce aux réformes qui permettront d’améliorer l’environnement concurrentiel et de créer de nouvelles opportunités d’investissement.
Le secteur privé sera également bénéficiaire grâce aux réformes qui permettront d’améliorer l’environnement concurrentiel et de créer de nouvelles opportunités d’investissement.
La Banque africaine de développement (BAD) prépare un prêt d’environ 434 millions d’euros (368 millions d’unités de compte) en faveur du Maroc. Cette enveloppe doit financer la troisième phase du Programme d’appui au renforcement de la gouvernance économique et de la résilience au changement climatique (PGRCC). Cette opération prolonge les deux premières phases, approuvées en juin 2024 (120 millions d’euros) et en juin 2025 (181,8 millions d’euros). Celles-ci visaient à dynamiser l’économie marocaine et à renforcer sa résilience aux chocs exogènes, y compris climatiques, afin de lui permettre d’atteindre un palier supérieur de croissance. La troisième phase vise à approfondir les réformes engagées et à consolider les résultats obtenus. Elle soutiendra notamment des réformes clés touchant la gouvernance des établissements et entreprises publics (EEP) et visant à assurer un meilleur encadrement du rôle de l’État actionnaire. Ces réformes sont complétées par des mesures permettant d’encourager l’investissement privé pour en faire un levier de croissance.



«Les réformes soutenues profiteront à l’ensemble de la population marocaine. Une meilleure gouvernance des EEP optimisera la gestion des ressources publiques, libérant des fonds pour les dépenses de développement (éducation, santé, etc.). Le secteur privé sera également bénéficiaire grâce aux réformes qui permettront d’améliorer l’environnement concurrentiel et de créer de nouvelles opportunités d’investissement, notamment via le partenariat public-privé (PPP)», souligne la BAD dans un document officiel.

Le financement de la phase III s’inscrit, par ailleurs, dans le cadre mondial de réponse à la crise de l’énergie et des engrais (GEFCRF), approuvé le 1er septembre 2026 par le Groupe de la BAD. Ce plan d’intervention de 5,1 milliards de dollars permet à l’institution d’apporter un soutien rapide et ciblé pour répondre aux besoins immédiats découlant de la crise et de renforcer la résilience des pays africains membres face à de futurs chocs. Pour rappel, le PGRCC, dans sa version initiale, est une opération programmatique d’appui budgétaire général, couvrant la période 2024-2026. Il vise à soutenir activement le Programme de réformes économiques du Maroc, en s’appuyant sur le nouveau modèle de développement, qui constitue le principal référentiel de développement du pays.

Le PGRCC est cofinancé avec le Fonds de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Ses objectifs sont d’améliorer la compétitivité de l’économie en redéfinissant le rôle de l’État et en stimulant l’investissement privé, et de renforcer la résilience face aux chocs, en modernisant la gestion des secteurs clés (eau, énergie) et en intégrant la durabilité dans les politiques publiques. Le Programme initial (phases I et II) se décline en deux composantes : réaliser le potentiel de croissance de l’économie (composante 1) et soutenir la transition vers un modèle de croissance durable et résilient au changement climatique (composante 2). Le ministère de l’Économie et des finances est responsable de la coordination du Programme.
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