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La Banque mondiale s’apprête à injecter 265 millions de dollars dans la STEP Ifahsa

La Banque mondiale prépare l’approbation de son financement pour la Station de transfert d’énergie par pompage Ifahsa, un projet stratégique de l’ONEE dont le coût total est estimé à 500 millions de dollars. Le montage financier associe la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et plusieurs fonds climatiques. D’une capacité de 300 MW, l’infrastructure doit renforcer la résilience du système électrique marocain, faciliter l’intégration d’au moins 1 GW de nouvelles énergies renouvelables et contribuer à mobiliser près de 1 milliard de dollars d’investissements privés.

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La Banque mondiale s’apprête à approuver son financement pour la Station de transfert d’énergie par pompage (STEP) «Ifahsa», un projet porté par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Selon la nouvelle architecture de financement, le coût total du projet est estimé à 500 millions de dollars. La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), bras de la Banque mondiale, apporte 220 millions de dollars. S’ajoutent des fonds fiduciaires pour un total de 45 millions de dollars, répartis entre le Clean Technology Fund (30 millions de dollars) et l’IBRD Surplus-Funded Livable Planet Fund (15 millions de dollars). La Banque africaine de développement (BAD) complète ce montage avec 235 millions de dollars.

Trois composantes structurantes

Le projet se décline en trois composantes principales. La première, d’une enveloppe de 450 millions de dollars, concerne les travaux de construction du projet, incluant les études d’exécution, les travaux, la fourniture, l’installation et la mise en service de l’ensemble de l’infrastructure pour une puissance installée de 300 mégawatts (MW). La deuxième composante, dotée de 30 millions de dollars, porte sur la réalisation d’une ligne de raccordement de 400 kilovolts (kV) d’environ 62 kilomètres pour connecter le projet au réseau électrique national. La troisième composante, d’un montant de 20 millions de dollars, concerne l’assistance technique, le renforcement des capacités et l’appui à la gestion de projet.

Le site retenu pour ce projet se trouve à environ 14 kilomètres de la ville de Chefchaouen, sur la rive droite de l’Oued Laou, et à environ 3 kilomètres en aval de l’usine hydroélectrique existante de Laou-Talembote. Le projet comprend notamment deux unités réversibles de pompage-turbinage de 150 MW chacune (soit une capacité installée de 300 MW assortie de cinq heures de stockage). La date de mise en service est prévue entre 2029 et 2030.

La STEP constitue une infrastructure stratégique permettant d’améliorer la stabilité du réseau électrique national, de faciliter l’intégration des énergies renouvelables et de sécuriser l’approvisionnement en électricité lors des périodes de forte consommation. Le projet d’Ifahsa repose sur un principe éprouvé : l’électricité excédentaire est utilisée pour pomper de l’eau vers un bassin supérieur ; cette eau est ensuite turbinée pour produire de l’électricité lorsque le réseau en a besoin. Le projet doit faciliter l’intégration d’au moins 1 gigawatt (GW) de nouvelles capacités de production renouvelable. Il devrait permettre de mobiliser environ 1 milliard de dollars de capitaux privés via les capacités renouvelables rendues possibles par cette infrastructure.

Le projet s’inscrit dans le programme de l’ONEE visant à développer 1.000 MW de capacité STEP à l’horizon 2030, qui inclut également la centrale de Abdelmoumen (350 MW, récemment mise en service près d’Agadir) et celle d’El Menzel (362 MW, en cours de développement à 35 km au sud-est de Séfrou).
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