À quelques semaines des élections législatives de 2026, Ryad Mezzour met en avant un concept appelé à structurer sa vision de l’économie marocaine : la « citoyenneté économique ». Derrière cette notion, le ministre de l’Industrie et du Commerce défend une approche dans laquelle le citoyen ne serait plus seulement bénéficiaire de la croissance, mais aussi acteur de la création de valeur, à travers son travail, sa production et ses choix de consommation.
Intervenant mardi soir à Casablanca dans le cadre de la série de rencontres « Les enjeux économiques des élections 2026 », organisée par le site « Iktissadkom », M. Mezzour a ainsi relié la question de la dignité à la capacité de chacun à prendre part à l’activité économique. L’économie, a-t-il expliqué en substance, ne peut être réduite aux indicateurs et aux performances chiffrées : elle doit d’abord permettre d’améliorer les conditions de vie, de renforcer les capacités des citoyens et de restaurer la confiance.
L’enjeu dépasse le simple acte d’achat. Choisir un produit fabriqué au Maroc revient également, selon M. Mezzour, à soutenir l’entreprise qui le produit et, par ricochet, les emplois qu’elle génère. Une manière d’inscrire la consommation dans une chaîne économique plus large où une partie de la valeur créée reste dans le pays.
Cette préférence pour les capacités nationales ne doit d'ailleurs pas se limiter aux biens de consommation. Elle concerne également les services, les entreprises et les bureaux d’études marocains. Leur offrir davantage d’opportunités sur le marché national doit leur permettre de grandir, d’acquérir des références, d’améliorer leur compétitivité et de créer davantage de valeur et d’emplois au Maroc.
Mais le ministre met en garde contre une lecture défensive de cette orientation. Renforcer la production nationale ne signifie pas construire une économie repliée sur son marché intérieur. Au contraire, la « citoyenneté économique » défendue par M. Mezzour doit s’accompagner d'une plus grande ouverture vers l’extérieur.
Le marché marocain doit ainsi servir de base au développement des entreprises, et non constituer le plafond de leurs ambitions. Pour le ministre, la solidité d’une économie se mesure aussi à la capacité de ses produits et de ses services à trouver leur place sur les marchés internationaux. Cela suppose de disposer d’une offre suffisamment compétitive, mais également de créer les conditions permettant aux entreprises marocaines de développer leurs débouchés à l’étranger. L’objectif est donc double : consolider la demande adressée aux entreprises nationales tout en renforçant leur aptitude à affronter la concurrence internationale.
Le développement du « Made in Morocco » ne peut ainsi être durable que s’il s’accompagne d’une montée en gamme, d’une amélioration de la compétitivité et d’une capacité accrue à saisir les opportunités créées par les transformations de l’économie mondiale.
Par ailleurs, le ministre estime que le Maroc ne peut raisonner à partir d’un environnement figé alors que les marchés, les technologies et les rapports de concurrence évoluent en profondeur. D’où la nécessité, selon lui, de continuer à investir dans les compétences et de préparer les ressources humaines aux nouveaux besoins de l’économie. À ce chantier s’ajoute celui des infrastructures, autre condition nécessaire pour améliorer la compétitivité du pays et permettre aux entreprises de produire, d’investir et d’exporter dans de meilleures conditions.
Intervenant mardi soir à Casablanca dans le cadre de la série de rencontres « Les enjeux économiques des élections 2026 », organisée par le site « Iktissadkom », M. Mezzour a ainsi relié la question de la dignité à la capacité de chacun à prendre part à l’activité économique. L’économie, a-t-il expliqué en substance, ne peut être réduite aux indicateurs et aux performances chiffrées : elle doit d’abord permettre d’améliorer les conditions de vie, de renforcer les capacités des citoyens et de restaurer la confiance.
Le « Made in Morocco », mais pas au détriment du choix
Cette logique de « citoyenneté économique » passe notamment par une place plus importante accordée à l’offre nationale. Le ministre appelle ainsi à donner davantage sa chance au produit marocain, sans pour autant remettre en cause la liberté du consommateur de choisir entre une offre locale et une offre importée.L’enjeu dépasse le simple acte d’achat. Choisir un produit fabriqué au Maroc revient également, selon M. Mezzour, à soutenir l’entreprise qui le produit et, par ricochet, les emplois qu’elle génère. Une manière d’inscrire la consommation dans une chaîne économique plus large où une partie de la valeur créée reste dans le pays.
Cette préférence pour les capacités nationales ne doit d'ailleurs pas se limiter aux biens de consommation. Elle concerne également les services, les entreprises et les bureaux d’études marocains. Leur offrir davantage d’opportunités sur le marché national doit leur permettre de grandir, d’acquérir des références, d’améliorer leur compétitivité et de créer davantage de valeur et d’emplois au Maroc.
Mais le ministre met en garde contre une lecture défensive de cette orientation. Renforcer la production nationale ne signifie pas construire une économie repliée sur son marché intérieur. Au contraire, la « citoyenneté économique » défendue par M. Mezzour doit s’accompagner d'une plus grande ouverture vers l’extérieur.
Le marché marocain doit ainsi servir de base au développement des entreprises, et non constituer le plafond de leurs ambitions. Pour le ministre, la solidité d’une économie se mesure aussi à la capacité de ses produits et de ses services à trouver leur place sur les marchés internationaux. Cela suppose de disposer d’une offre suffisamment compétitive, mais également de créer les conditions permettant aux entreprises marocaines de développer leurs débouchés à l’étranger. L’objectif est donc double : consolider la demande adressée aux entreprises nationales tout en renforçant leur aptitude à affronter la concurrence internationale.
Le développement du « Made in Morocco » ne peut ainsi être durable que s’il s’accompagne d’une montée en gamme, d’une amélioration de la compétitivité et d’une capacité accrue à saisir les opportunités créées par les transformations de l’économie mondiale.
Par ailleurs, le ministre estime que le Maroc ne peut raisonner à partir d’un environnement figé alors que les marchés, les technologies et les rapports de concurrence évoluent en profondeur. D’où la nécessité, selon lui, de continuer à investir dans les compétences et de préparer les ressources humaines aux nouveaux besoins de l’économie. À ce chantier s’ajoute celui des infrastructures, autre condition nécessaire pour améliorer la compétitivité du pays et permettre aux entreprises de produire, d’investir et d’exporter dans de meilleures conditions.
