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Vendredi 10 Juillet 2026
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La future liaison électrique Sud-Centre du Maroc entre dans sa phase d’études géotechniques

L’Office national de l’électricité et de l’eau potable engage la caractérisation des sols le long du tracé de la future liaison à très haute tension à courant continu reliant Oued Lakraa à Médiouna, une infrastructure de 3 GW et d’environ 1.440 kilomètres appelée à structurer le transport de l’électricité entre le sud et le centre du Royaume.

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Un maillon technique décisif s’apprête à être posé dans la préparation du futur corridor électrique reliant le sud du Royaume à son cœur économique. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) - Branche Électricité a défini le programme d’études géotechniques destiné à caractériser les sols traversés par la future liaison très haute tension à courant continu (HVDC) «Oued Lakraa – Médiouna», dimensionnée pour une capacité de 3 gigawatts (GW). Cette étape, préalable à toute conception d’ouvrage, doit permettre d’objectiver la nature des terrains sur un tracé qui s’étend sur environ 1.440 kilomètres, ainsi qu’au niveau des deux stations terminales prévues aux extrémités de la ligne.

Un tracé découpé en trois grands tronçons

Le programme d’études, placé sous la responsabilité de la Direction Liaison à courant continu et interconnexions internationales de l’ONEE, se déploie en deux phases. La première concerne les deux stations de conversion, à Oued Lakraa et à Médiouna, sur des emprises de l’ordre de 18 hectares chacune, avec un délai de réalisation d’un mois. La seconde phase porte sur le corridor de la liaison proprement dite, réparti en trois tronçons : Oued Lakraa – Tan-Tan sur environ 550 kilomètres, Tan-Tan Marrakech sur environ 576 kilomètres, et Marrakech – Médiouna sur environ 312 kilomètres, pour un délai global de quatre mois.

Sonder les sols pour sécuriser les futures fondations

Sur le plan technique, le laboratoire chargé de cette mission devra procéder à une reconnaissance du corridor à partir des documents disponibles – cartes topographiques, tracé prévisionnel, profils en long, cartographies géologiques –, puis réaliser des sondages par puits, à raison d’un minimum de dix sondages par station de conversion et d’au moins un sondage tous les cinq kilomètres le long des trois tronçons de la ligne. Ces investigations viseront à déterminer les paramètres géotechniques essentiels des sols traversés : cohésion, angle de frottement interne et poids volumique, complétés par des mesures de résistivité et, si nécessaire, des sondages carottés complémentaires dans les zones présentant des conditions particulières. Au-delà de la simple caractérisation des sols, l’étude doit permettre d’identifier en amont les zones susceptibles de présenter des risques de tassement, de glissement de terrain, d’affouillement ou d’érosion, et de formuler des recommandations générales destinées à orienter les futures études de conception des fondations. Une identification préliminaire des types de fondations envisageables selon les caractéristiques géotechniques de chaque zone traversée est par ailleurs attendue, sous réserve d’études détaillées ultérieures liées à l’implantation définitive des supports.

Une équipe projet aux compétences dédiées

La conduite de cette mission suppose la mobilisation d’une équipe technique expérimentée, avec un ingénieur géotechnicien justifiant d’au moins cinq ans d’expérience dans le domaine des études géotechniques des lignes aériennes à haute tension, ainsi qu’un responsable technique disposant d’au moins trois ans d’expérience dans ce même domaine. Deux rapports sont attendus au terme des travaux : un premier document consacré aux stations de conversion à l’issue de la phase 1, puis un rapport global intégrant l’ensemble des résultats des deux phases, incluant les cartographies des unités géotechniques, les coupes représentatives et les recommandations relatives aux fondations et aux terrassements.

Un jalon dans la structuration du réseau national

Reliant les régions du sud à l’agglomération casablancaise, cette future liaison HVDC s’inscrit dans la logique de renforcement des capacités de transport d’électricité à l’échelle du Royaume, dans un contexte de développement soutenu des filières de production renouvelable dans les provinces du Sud du Royaume. La phase géotechnique, bien qu’en amont de la réalisation physique de l’ouvrage, conditionne directement la robustesse et la faisabilité technique des choix d’ingénierie qui seront arrêtés pour les pylônes, les fondations et les stations de conversion.
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