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Lundi 20 Juillet 2026
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La vague de chaleur met les cultures de pastèques sous pression à Larache

Les températures exceptionnellement élevées enregistrées depuis le début du mois de juillet continuent de peser sur l'agriculture marocaine. Dans la région de Larache, l'un des principaux bassins de production de pastèques du Royaume, les producteurs redoutent une campagne marquée par une baisse des rendements. Les exploitations disposant d'un accès limité à l'irrigation apparaissent comme les plus exposées aux effets de cette canicule.

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À quelques semaines du lancement de la récolte, prévu au début du mois d'août, les premiers constats dressés par les producteurs de pastèques font état de conséquences notables sur les cultures. Les épisodes de fortes chaleurs, qui se sont prolongés pendant plusieurs semaines, auraient soumis les plantations à un important stress thermique, susceptible d'affecter les volumes de production de cette campagne.

« La vague de chaleur de cette année a une nouvelle fois été longue et intense. Les températures ont atteint jusqu'à 46 degrés pendant une longue période qui a semblé interminable », explique Youssef Aznou, de la société WeLoveBerries, cité par la plateforme FreshPlaza.

La pastèque figure parmi les cultures les plus sensibles aux épisodes de chaleur extrême. La région de Larache, où une part importante de la production est assurée par de petits exploitants, pourrait ainsi enregistrer une diminution des volumes récoltés cette saison.

L'irrigation, principal facteur de résilience

D'après le producteur, l'accès à l'eau a joué un rôle déterminant pour limiter les effets de la canicule. Les exploitations situées à proximité des réseaux de distribution ont été mieux armées pour faire face aux températures élevées, tandis que celles disposant d'un accès plus difficile à l'irrigation ont subi des pertes plus importantes.

« Il faut distinguer les producteurs situés à proximité des points de distribution d'eau de ceux qui en sont plus éloignés. L'irrigation était le seul moyen de faire face à ces températures extrêmes, et ceux qui ont un accès difficile à l'eau ont subi des pertes », précise-t-il.

Cette situation met en évidence les disparités entre exploitations face aux aléas climatiques et souligne l'importance d'un accès fiable aux ressources hydriques pour préserver les rendements agricoles.

Une double pression sur les petits producteurs

Aux effets de la chaleur s'ajoutent les difficultés récurrentes liées aux attaques de thrips, de petits insectes ravageurs susceptibles d'affecter le développement et la qualité des cultures. Selon le producteur, les niveaux de maîtrise des pratiques phytosanitaires varient d'une exploitation à l'autre, ce qui accentue les écarts de performance.

« Chez les petits producteurs, les pratiques ne sont pas toujours exemplaires. Certains sont bien formés et appliquent correctement les traitements phytosanitaires homologués, tandis que d'autres ne le font pas. La vague de chaleur ajoute un second facteur de différenciation entre ceux qui disposent d'un accès facile à l'irrigation et ceux qui en sont privés », poursuit-il.

L'association de ces deux facteurs – la pression climatique et les contraintes sanitaires – fragilise davantage les exploitations les moins équipées, déjà confrontées à des ressources limitées.

Une récolte attendue début août

Malgré ces difficultés, les producteurs de Larache se préparent au démarrage de la récolte au début du mois d'août, période correspondant à l'un des derniers cycles de production de pastèques au Maroc. Les résultats de la campagne permettront d'évaluer plus précisément l'ampleur des effets de la vague de chaleur sur les rendements.

Au-delà de cette campagne, cet épisode rappelle la vulnérabilité croissante de certaines productions agricoles face aux phénomènes climatiques extrêmes. Il met également en lumière le rôle stratégique de l'irrigation dans le maintien de la production, en particulier pour les petites exploitations, dans un contexte où les épisodes de chaleur intense tendent à se multiplier.
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