Face à une hausse rapide des importations de riz, le Maroc enclenche une procédure de défense commerciale. Le ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé l’ouverture d’une enquête de sauvegarde visant à évaluer l’impact de ces flux sur la production nationale, selon un avis public officiel. Cette décision intervient après l’examen d’une requête introduite par les sociétés MLAH MECHICH ALAMI et MUNDIRIZ, représentant à elles seules 78% de la production nationale. Les autorités ont jugé les éléments fournis « objectifs, documentés et suffisants » pour justifier l’ouverture de cette enquête, conformément aux dispositions de la loi relative aux mesures de défense commerciale.
Au cœur de cette procédure, une évolution marquée du marché. Les importations de riz ont plus que doublé en l’espace de trois ans, passant de 54.980 tonnes en 2022 à 118.843 tonnes en 2025, soit une augmentation de 116%. Dans le même temps, leur poids par rapport à la production nationale a fortement progressé, atteignant plus de 800% en 2025 contre près de 140% en 2022.
Selon les premières analyses, cette hausse s’explique notamment par un contexte international particulier. L’apparition d’un excédent d’offre sur le marché mondial, liée à des assouplissements des restrictions à l’exportation dans certains pays producteurs, aurait favorisé un afflux de riz vers le marché marocain. À cela s’ajoutent des perturbations ayant affecté les échanges internationaux.
Les autorités estiment par ailleurs que cette progression rapide des importations a causé un « dommage grave » à la branche de production nationale, fragilisant les opérateurs locaux.
L’enquête, qui entrera en vigueur à compter du 13 avril 2026, vise à déterminer si des mesures de sauvegarde doivent être mises en place pour protéger le secteur. Les différentes parties concernées – producteurs nationaux, importateurs et exportateurs étrangers – seront invitées à contribuer à l’analyse à travers des questionnaires et des observations écrites.
Un délai de 30 jours est accordé aux acteurs concernés pour se manifester et participer à la procédure, tandis que la durée de l’enquête est fixée à neuf mois, pouvant être prolongée jusqu’à un an en cas de nécessité.
À l’issue de cette investigation, le ministère pourrait décider d’instaurer des mesures restrictives, telles que des droits de douane supplémentaires ou des quotas, afin de rétablir l’équilibre du marché.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large de vigilance accrue des autorités face aux déséquilibres commerciaux, dans un environnement international marqué par de fortes fluctuations des échanges agricoles.
Au cœur de cette procédure, une évolution marquée du marché. Les importations de riz ont plus que doublé en l’espace de trois ans, passant de 54.980 tonnes en 2022 à 118.843 tonnes en 2025, soit une augmentation de 116%. Dans le même temps, leur poids par rapport à la production nationale a fortement progressé, atteignant plus de 800% en 2025 contre près de 140% en 2022.
Selon les premières analyses, cette hausse s’explique notamment par un contexte international particulier. L’apparition d’un excédent d’offre sur le marché mondial, liée à des assouplissements des restrictions à l’exportation dans certains pays producteurs, aurait favorisé un afflux de riz vers le marché marocain. À cela s’ajoutent des perturbations ayant affecté les échanges internationaux.
Les autorités estiment par ailleurs que cette progression rapide des importations a causé un « dommage grave » à la branche de production nationale, fragilisant les opérateurs locaux.
L’enquête, qui entrera en vigueur à compter du 13 avril 2026, vise à déterminer si des mesures de sauvegarde doivent être mises en place pour protéger le secteur. Les différentes parties concernées – producteurs nationaux, importateurs et exportateurs étrangers – seront invitées à contribuer à l’analyse à travers des questionnaires et des observations écrites.
Un délai de 30 jours est accordé aux acteurs concernés pour se manifester et participer à la procédure, tandis que la durée de l’enquête est fixée à neuf mois, pouvant être prolongée jusqu’à un an en cas de nécessité.
À l’issue de cette investigation, le ministère pourrait décider d’instaurer des mesures restrictives, telles que des droits de douane supplémentaires ou des quotas, afin de rétablir l’équilibre du marché.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large de vigilance accrue des autorités face aux déséquilibres commerciaux, dans un environnement international marqué par de fortes fluctuations des échanges agricoles.
