Dans un environnement international difficile – ralentissement de la croissance mondiale, durcissement des conditions de financement et contraction de l’aide publique au développement – le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a maintenu en 2025 un niveau d’approbations solide, totalisant 8,11 milliards d’unités de compte (UC), soit 9,45 milliards d’euros. Ces engagements ont couvert 259 opérations dans 50 pays africains, tandis que les décaissements atteignaient 5,24 milliards d’UC (6,11 milliards d’euros), niveau le plus élevé enregistré sur les cinq dernières années, témoignant d’une amélioration substantielle de l’exécution du portefeuille.
L’Afrique du Sud se classe en deuxième position avec 860,1 millions d’UC (1,002 milliard d’euros), devant le Nigeria qui arrive en troisième position avec 769,9 millions d’UC (897 millions d’euros). La Côte d’Ivoire occupe la quatrième place (818 millions d’euros), suivie de l’Algérie (753 millions d’euros), de la Tanzanie (452 millions d’euros), du Bénin (373 millions d’euros), du Niger (263 millions d’euros), du Botswana (262 millions d’euros) et de l’Ouganda (223 millions d’euros), qui ferme ce top 10.
L’Afrique du Nord arrive en deuxième position avec 2,05 milliards d’UC (2,39 milliards d’euros), soit 25% du total. Le Maroc, locomotive de la région nord-africaine, concentre l’essentiel des engagements, devant l’Algérie, l’Égypte (172 millions d’euros) et la Tunisie (154 millions d’euros). Le transport concentre la part prépondérante des approbations de la région Afrique du Nord (43%), suivi du secteur financier (28%). L’Afrique australe se positionne au troisième rang des régions avec 1,87 milliard d’euros, soit 20% du total, tirée par l’Afrique du Sud, le Botswana (262 millions d’euros) et l’Angola, avec une concentration sur le secteur financier (31%), l’énergie (27%) et les opérations multisectorielles (24%). L’Afrique de l’Est totalise 1,64 milliard d’euros, soit 17% des approbations, principalement orientées vers les transports (30%) et l’approvisionnement en énergie (28%), qui représentent ensemble près de 60% des engagements régionaux. La Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda en sont les principaux bénéficiaires.
Par ailleurs, les opérations multirégionales ont plus que doublé par rapport à 2024 pour atteindre 368 millions d’UC (429 millions d’euros), soit 5% du total, témoignant d’une intensification des programmes interrégionaux et d’une meilleure utilisation de l’enveloppe régionale du Fonds africain de développement.
L’Afrique centrale demeure la région la moins dotée avec 352 millions d’UC (410 millions d’euros), représentant 4% des approbations, un niveau inférieur à celui de 2024, en raison du report en 2026 de trois opérations initialement programmées. Le Cameroun y reste le premier bénéficiaire avec 138,4 millions d’UC (161 millions d’euros), suivi de la République démocratique du Congo avec 124,3 millions d’UC (145 millions d’euros).
Le Maroc en tête, devant l’Afrique du Sud et le Nigeria
Le classement des dix premiers pays bénéficiaires individuels place le Maroc très nettement en première position. Avec 1.079 millions d’UC approuvés, soit 1,257 milliard d’euros (un record), le Royaume représente à lui seul plus de 13% du total des approbations du Groupe de la Banque sur l’ensemble du continent africain en 2025. Parmi les opérations emblématiques figure notamment une garantie de crédit partielle de 518 millions de dollars accordée à l’OCP pour la mobilisation de financements verts, ainsi qu’un financement en faveur du Fonds d’équipement communal à hauteur de 173 millions de dollars.L’Afrique du Sud se classe en deuxième position avec 860,1 millions d’UC (1,002 milliard d’euros), devant le Nigeria qui arrive en troisième position avec 769,9 millions d’UC (897 millions d’euros). La Côte d’Ivoire occupe la quatrième place (818 millions d’euros), suivie de l’Algérie (753 millions d’euros), de la Tanzanie (452 millions d’euros), du Bénin (373 millions d’euros), du Niger (263 millions d’euros), du Botswana (262 millions d’euros) et de l’Ouganda (223 millions d’euros), qui ferme ce top 10.
Une répartition régionale dominée par l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord
Sur le plan géographique, l’Afrique de l’Ouest constitue la première région bénéficiaire du Groupe de la BAD en 2025, avec des approbations totalisant 2,34 milliards d’UC (2,73 milliards d’euros), représentant 29% du total continental. Cette concentration s’explique par les volumes importants engagés au Nigeria, en Côte d’Ivoire et au Bénin, ainsi que par les opérations multisectorielles et agricoles qui dominent le profil sectoriel de la région, représentant respectivement 31% et 28% des approbations régionales.L’Afrique du Nord arrive en deuxième position avec 2,05 milliards d’UC (2,39 milliards d’euros), soit 25% du total. Le Maroc, locomotive de la région nord-africaine, concentre l’essentiel des engagements, devant l’Algérie, l’Égypte (172 millions d’euros) et la Tunisie (154 millions d’euros). Le transport concentre la part prépondérante des approbations de la région Afrique du Nord (43%), suivi du secteur financier (28%). L’Afrique australe se positionne au troisième rang des régions avec 1,87 milliard d’euros, soit 20% du total, tirée par l’Afrique du Sud, le Botswana (262 millions d’euros) et l’Angola, avec une concentration sur le secteur financier (31%), l’énergie (27%) et les opérations multisectorielles (24%). L’Afrique de l’Est totalise 1,64 milliard d’euros, soit 17% des approbations, principalement orientées vers les transports (30%) et l’approvisionnement en énergie (28%), qui représentent ensemble près de 60% des engagements régionaux. La Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda en sont les principaux bénéficiaires.
Par ailleurs, les opérations multirégionales ont plus que doublé par rapport à 2024 pour atteindre 368 millions d’UC (429 millions d’euros), soit 5% du total, témoignant d’une intensification des programmes interrégionaux et d’une meilleure utilisation de l’enveloppe régionale du Fonds africain de développement.
L’Afrique centrale demeure la région la moins dotée avec 352 millions d’UC (410 millions d’euros), représentant 4% des approbations, un niveau inférieur à celui de 2024, en raison du report en 2026 de trois opérations initialement programmées. Le Cameroun y reste le premier bénéficiaire avec 138,4 millions d’UC (161 millions d’euros), suivi de la République démocratique du Congo avec 124,3 millions d’UC (145 millions d’euros).
