À fin septembre 2025, le portefeuille public marocain compte 267 établissements et entreprises publics (EEP), répartis entre 217 établissements publics et 50 sociétés anonymes à participation directe du Trésor. C’est sur cet ensemble que la Direction des entreprises publiques et de la privatisation (DEPP) exerce ses missions de contrôle financier, en vertu notamment de la Loi 69-00 relative au contrôle financier de l’État sur les entreprises publiques, un dispositif désormais appelé à se moderniser en profondeur. Le projet, aujourd’hui, qui sera confié à un prestataire externe, vise à doter la Direction d’un canal unique de digitalisation du processus de contrôle des actes d’engagement et de paiement, de bout en bout. Il s’articule autour de deux volets complémentaires : l’enrichissement de la plateforme «AD@E», opérationnelle depuis 2022 et dédiée au contrôle de régularité des paiements, et la création d’un module de gestion des dépenses destiné aux EEP ne disposant pas de leur propre système d’information.
Une plateforme existante,
Le projet consiste à capitaliser sur cet existant pour y intégrer un module de contrôle des EEP jusqu’alors géré séparément au niveau du système «Massar», dédié aux contrôleurs d’État. L’élargissement porte notamment sur le suivi des actes d’engagement, marchés, bons de commande, contrats, conventions, depuis leur réception jusqu’à leur visa ou rejet, ainsi que sur la prise en charge des missions de vérification des commissaires du gouvernement (CG) et le suivi des recommandations émises.
Une plateforme existante,
un périmètre à élargir
La DEPP s’appuie depuis plusieurs années sur deux briques technologiques développées selon l’architecture J2EE, hébergées au sein du Datacenter du ministère : le système «Massar», dédié aux données économiques, financières et sociales des EEP, et la plateforme «AD@E», qui prend en charge le contrôle de régularité des paiements via six modules : ordonnateur, contrôle de régularité, contrôle budgétaire, contrôle de trésorerie, contrôle de trésorier payeur et Reporting.Le projet consiste à capitaliser sur cet existant pour y intégrer un module de contrôle des EEP jusqu’alors géré séparément au niveau du système «Massar», dédié aux contrôleurs d’État. L’élargissement porte notamment sur le suivi des actes d’engagement, marchés, bons de commande, contrats, conventions, depuis leur réception jusqu’à leur visa ou rejet, ainsi que sur la prise en charge des missions de vérification des commissaires du gouvernement (CG) et le suivi des recommandations émises.
