Les consommateurs marocains constatent depuis plusieurs semaines un recul des prix de plusieurs légumes frais, notamment les tomates et les poivrons. Si cette tendance peut être perçue comme un signe d’apaisement du marché, les producteurs invitent à nuancer cette lecture.
Pour Amine Amanatoullah, producteur à Agadir, la situation actuelle correspond à un cycle saisonnier récurrent. « Tout comme il existe une période normale d’environ deux mois durant laquelle les légumes primeurs se font rares et les prix atteignent des niveaux élevés, il existe également une phase de surproduction, tout aussi habituelle et temporaire », explique-t-il à la plateforme spécialisée FreshPlaza.
Selon le producteur, la majorité des volumes récoltés est actuellement orientée vers le marché local. Cette situation coïncide avec une période traditionnellement calme pour les exportations. Hormis quelques programmes spécialisés portant sur certaines variétés de tomates segmentées, la demande extérieure demeure limitée durant la saison estivale.
« Les récoltes sont abondantes sur l’ensemble des produits et les producteurs écoulent leurs volumes principalement sur le marché national », souligne-t-il.
Toutefois, Amine Amanatoullah estime qu’il faudra suivre attentivement l’évolution sanitaire des cultures au cours des prochaines semaines, notamment à l’approche des mois de juillet et d’août.
Cette concentration des récoltes sur une courte période a provoqué un afflux massif de produits sur les marchés de gros, accentuant la pression à la baisse sur les prix.
« Il ne s’agit pas d’une stabilisation des prix, mais d’une période où les prix sont exceptionnellement bas », affirme-t-il. Selon ses prévisions, le marché devrait retrouver des niveaux plus représentatifs à partir de juillet ou août, à mesure que les stocks s’épuiseront et que le prochain cycle de production se mettra en place, avant le démarrage de la saison hivernale d’exportation.
Enfin, le professionnel rappelle que les prix les plus faibles concernent principalement les catégories de qualité inférieure. Les produits de meilleure qualité restent plus rares sur le marché et continuent d’être commercialisés à des niveaux de prix plus élevés.
Pour Amine Amanatoullah, producteur à Agadir, la situation actuelle correspond à un cycle saisonnier récurrent. « Tout comme il existe une période normale d’environ deux mois durant laquelle les légumes primeurs se font rares et les prix atteignent des niveaux élevés, il existe également une phase de surproduction, tout aussi habituelle et temporaire », explique-t-il à la plateforme spécialisée FreshPlaza.
Une offre abondante sur le marché local
Cette baisse des prix s’explique d’abord par l’arrivée simultanée de volumes importants de production. Les exploitations agricoles arrivent en effet à la fin de leur cycle de culture, une période caractérisée par des récoltes intensives.Selon le producteur, la majorité des volumes récoltés est actuellement orientée vers le marché local. Cette situation coïncide avec une période traditionnellement calme pour les exportations. Hormis quelques programmes spécialisés portant sur certaines variétés de tomates segmentées, la demande extérieure demeure limitée durant la saison estivale.
« Les récoltes sont abondantes sur l’ensemble des produits et les producteurs écoulent leurs volumes principalement sur le marché national », souligne-t-il.
Les pluies récentes ont stimulé la production
Les conditions climatiques ont également contribué à cette situation. Les précipitations enregistrées ces derniers mois ont favorisé le développement des cultures en plein champ, entraînant une augmentation de la production de plusieurs légumes.Toutefois, Amine Amanatoullah estime qu’il faudra suivre attentivement l’évolution sanitaire des cultures au cours des prochaines semaines, notamment à l’approche des mois de juillet et d’août.
L’effet du retour à l’activité après l’Aïd Al-Adha
La fin de la période de l’Aïd Al-Adha a également joué un rôle dans l’accélération des récoltes. Le retour des ouvriers agricoles dans les exploitations a permis de récolter simultanément d’importants volumes sur plusieurs fermes.Cette concentration des récoltes sur une courte période a provoqué un afflux massif de produits sur les marchés de gros, accentuant la pression à la baisse sur les prix.
Une situation appelée à évoluer
Pour le producteur, les niveaux de prix observés actuellement restent inférieurs aux coûts moyens annuels de production et ne reflètent pas l’équilibre habituel du marché.« Il ne s’agit pas d’une stabilisation des prix, mais d’une période où les prix sont exceptionnellement bas », affirme-t-il. Selon ses prévisions, le marché devrait retrouver des niveaux plus représentatifs à partir de juillet ou août, à mesure que les stocks s’épuiseront et que le prochain cycle de production se mettra en place, avant le démarrage de la saison hivernale d’exportation.
Enfin, le professionnel rappelle que les prix les plus faibles concernent principalement les catégories de qualité inférieure. Les produits de meilleure qualité restent plus rares sur le marché et continuent d’être commercialisés à des niveaux de prix plus élevés.
