Le début de l'année 2026 a rappelé que, pour les banques, la solidité de l'activité commerciale ne garantit pas toujours une progression linéaire des résultats. Lorsque les marchés changent de cap, les performances peuvent rapidement s'en ressentir. Les banques cotées à la Bourse de Casablanca ont ainsi entamé l'année sur une trajectoire contrastée. Derrière des encours en progression, des revenus récurrents bien orientés et un coût du risque en forte amélioration, le secteur a dû composer avec une baisse de ses revenus de marché, pénalisés par la remontée des taux d'intérêt et un environnement financier international particulièrement volatil.
Selon le reporting de la société de bourse M.S.IN, filiale du groupe Crédit Agricole, le Produit Net Bancaire (PNB) des banques cotées a reculé de 4,5% au premier trimestre 2026 pour s'établir à 23,3 milliards de dirhams. Cette baisse intervient dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques internationales persistantes et par une évolution défavorable des marchés financiers, qui ont lourdement pesé sur les activités de marché des établissements bancaires. Pourtant, les fondamentaux des métiers bancaires demeurent bien orientés. Hors CFG Bank, la marge d'intérêts a progressé de 7,8%, tandis que la marge sur commissions a enregistré une hausse de 8,1%. Ces performances traduisent la poursuite de la dynamique commerciale des banques ainsi que la progression des revenus générés par les services proposés à la clientèle. Mais cette solidité n'a pas suffi à compenser la dégradation des revenus financiers liés aux activités de marché.
Ces derniers ont chuté de 59,6% sur un an, sous l'effet conjugué de la remontée des taux d'intérêt et de la mauvaise orientation des marchés boursiers durant les trois premiers mois de l'année.
Le secteur des assurances a également enregistré une contribution importante avec 2,3 milliards de dirhams additionnels, en hausse de 26,5%. Les distributeurs complètent le podium avec une augmentation de leur chiffre d'affaires de 1,1 milliard de dirhams, soit une croissance de 15,8%.
Cette performance des sociétés cotées s'inscrit dans un environnement économique globalement favorable. M.S.IN met notamment en avant une inflation restée inférieure à 2% durant le premier trimestre 2026. Cette stabilité des prix a été maintenue malgré les tensions apparues après le déclenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 février 2026, qui a ravivé les inquiétudes autour des prix de l'énergie. Les analystes soulignent également l'amélioration sensible de la campagne agricole 2025-2026, favorisée par de meilleures conditions climatiques. L'activité économique a par ailleurs bénéficié de la bonne tenue de l'immobilier et du BTP, soutenus par le programme d'aide au logement, les opérations de résorption de l'habitat insalubre ainsi que les nombreux projets d'infrastructures engagés dans la perspective de la Coupe du monde 2030. À cela s'ajoutent l'effet favorable du glissement du calendrier du Ramadan et la forte progression des cours des métaux, qui a directement bénéficié aux groupes miniers cotés.
Si plusieurs secteurs ont profité de cet environnement porteur, les banques ont été confrontées à une contrainte plus spécifique : la remontée des taux d'intérêt sur le marché domestique. Selon M.S.IN, cette correction haussière résulte principalement de la pression accrue exercée par le Trésor sur le marché financier ainsi que des importantes levées de fonds réalisées à la fin de 2025 et au début de 2026. Cette évolution a directement affecté les portefeuilles financiers des établissements bancaires et réduit leurs revenus de marché.
Selon le reporting de la société de bourse M.S.IN, filiale du groupe Crédit Agricole, le Produit Net Bancaire (PNB) des banques cotées a reculé de 4,5% au premier trimestre 2026 pour s'établir à 23,3 milliards de dirhams. Cette baisse intervient dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques internationales persistantes et par une évolution défavorable des marchés financiers, qui ont lourdement pesé sur les activités de marché des établissements bancaires. Pourtant, les fondamentaux des métiers bancaires demeurent bien orientés. Hors CFG Bank, la marge d'intérêts a progressé de 7,8%, tandis que la marge sur commissions a enregistré une hausse de 8,1%. Ces performances traduisent la poursuite de la dynamique commerciale des banques ainsi que la progression des revenus générés par les services proposés à la clientèle. Mais cette solidité n'a pas suffi à compenser la dégradation des revenus financiers liés aux activités de marché.
Ces derniers ont chuté de 59,6% sur un an, sous l'effet conjugué de la remontée des taux d'intérêt et de la mauvaise orientation des marchés boursiers durant les trois premiers mois de l'année.
Des bénéfices préservés grâce à la forte baisse du coût du risque
Malgré ce recul du chiffre d'affaires bancaire, les indicateurs de rentabilité ont fait preuve d'une résistance notable. Le résultat d'exploitation du secteur a progressé de 6,5% pour atteindre 11,3 milliards de dirhams. Le résultat net part du groupe (RNPG) a, de son côté, augmenté de 2,2% pour s'établir à 5,8 milliards de dirhams. Cette résilience repose en grande partie sur une amélioration spectaculaire du coût du risque. Les provisions pour créances en souffrance ont diminué de 55,1% en un an, passant de 3,9 milliards à 1,8 milliard de dirhams. Cette baisse a permis aux banques de préserver leur rentabilité malgré la forte contraction des revenus issus des marchés financiers.Attijariwafa bank reste le principal moteur des bénéfices
L'analyse des contributions à la croissance du RNPG confirme le rôle central d'Attijariwafa Bank dans la rentabilité du secteur. Le groupe bancaire a apporté 102,5 millions de dirhams supplémentaires au résultat global, soit une progression de 3,6% de son bénéfice net. Bank of Africa occupe la deuxième place avec une contribution additionnelle de 82,3 millions de dirhams, correspondant à une hausse de 8,9% de son résultat. Crédit du Maroc complète le trio de tête avec une progression de 73,7 millions de dirhams de son bénéfice net, soit une croissance de 37,1%, la plus forte parmi les principaux établissements cotés.Une cote portée par les mines, les assurances et la distribution
Au-delà des banques, les sociétés cotées ont affiché une dynamique plus favorable. Selon M.S.IN, le chiffre d'affaires global des entreprises présentes à la Bourse de Casablanca a progressé de 7,7% au premier trimestre pour atteindre 89,6 milliards de dirhams, contre 83,2 milliards un an auparavant. Cette hausse représente 6,4 milliards de dirhams de revenus additionnels, principalement générés par trois secteurs. Les valeurs minières ont constitué le principal moteur de croissance avec une contribution de 3,7 milliards de dirhams supplémentaires, soit une progression spectaculaire de 132,8%. Cette performance s'explique notamment par la forte hausse des cours des métaux sur les marchés internationaux.Le secteur des assurances a également enregistré une contribution importante avec 2,3 milliards de dirhams additionnels, en hausse de 26,5%. Les distributeurs complètent le podium avec une augmentation de leur chiffre d'affaires de 1,1 milliard de dirhams, soit une croissance de 15,8%.
Cette performance des sociétés cotées s'inscrit dans un environnement économique globalement favorable. M.S.IN met notamment en avant une inflation restée inférieure à 2% durant le premier trimestre 2026. Cette stabilité des prix a été maintenue malgré les tensions apparues après le déclenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 février 2026, qui a ravivé les inquiétudes autour des prix de l'énergie. Les analystes soulignent également l'amélioration sensible de la campagne agricole 2025-2026, favorisée par de meilleures conditions climatiques. L'activité économique a par ailleurs bénéficié de la bonne tenue de l'immobilier et du BTP, soutenus par le programme d'aide au logement, les opérations de résorption de l'habitat insalubre ainsi que les nombreux projets d'infrastructures engagés dans la perspective de la Coupe du monde 2030. À cela s'ajoutent l'effet favorable du glissement du calendrier du Ramadan et la forte progression des cours des métaux, qui a directement bénéficié aux groupes miniers cotés.
Si plusieurs secteurs ont profité de cet environnement porteur, les banques ont été confrontées à une contrainte plus spécifique : la remontée des taux d'intérêt sur le marché domestique. Selon M.S.IN, cette correction haussière résulte principalement de la pression accrue exercée par le Trésor sur le marché financier ainsi que des importantes levées de fonds réalisées à la fin de 2025 et au début de 2026. Cette évolution a directement affecté les portefeuilles financiers des établissements bancaires et réduit leurs revenus de marché.
