À quelques heures de l’ouverture de GITEX Africa Morocco, qui a démarré mardi à Marrakech, l’écosystème startup marocain s’est donné rendez-vous, lundi, dans la ville ocre pour une rencontre stratégique à haute portée. Organisé par le ministère de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, ce rassemblement des bénéficiaires du programme «Morocco 300» a réuni investisseurs, partenaires institutionnels et acteurs clés du numérique autour d’un même objectif : parler d’une seule voix à l’international. Cette réunion préparatoire s’inscrit dans une logique de montée en puissance. Après les programmes «Morocco 100» puis «Morocco 200», cette nouvelle édition marque un changement d’échelle, avec une hausse de 50% du nombre de startups accompagnées. Une progression qui traduit la volonté des pouvoirs publics d’élargir la base entrepreneuriale et de renforcer la visibilité du Maroc sur la scène technologique mondiale.
Lever les freins à l’internationalisation
Au cœur de cette initiative, un enjeu majeur : faciliter l’accès des startups marocaines aux marchés internationaux. Pour y parvenir, le ministère a opté pour une approche pragmatique, en prenant notamment en charge jusqu’à 95% des coûts de participation à GITEX Africa, un levier décisif pour des structures encore en phase de croissance. Au-delà du soutien financier, le dispositif intègre un accompagnement en amont structuré : bootcamps, webinaires, sessions de préparation et mise en relation avec des investisseurs. Autant d’outils destinés à renforcer la maturité des startups et à maximiser leurs opportunités de partenariat.
Vers l’industrialisation de l’écosystème tech
Présente lors de cette rencontre, Amal El Fallah Seghrouchni a réaffirmé l’ambition du gouvernement : dépasser la logique de croissance pour entrer dans une phase d’industrialisation de l’écosystème technologique. «L’objectif est de faire émerger 3.000 startups, de faire naître des licornes marocaines et d’assurer la formation de 100.000 talents numériques chaque année», a-t-elle souligné. Pour concrétiser cette vision, le ministère déploie une offre de venture building mobilisant plus de 700 millions de dirhams pour accompagner plus de 800 startups dès leurs premières phases. En parallèle, une stratégie de venture capital vise à catalyser plus de 2 milliards de dirhams afin de soutenir le passage à l’échelle des entreprises à fort potentiel.
Cap sur l’innovation de rupture et l’Afrique
Cette dynamique s’accompagne d’investissements dans les technologies de rupture, notamment à travers le Jazari Institute et le Centre national Jazari Root, dédié à l’intelligence artificielle, à la recherche appliquée et au développement des talents. Au-delà des outils, c’est une vision qui se dessine : faire du Maroc une plateforme régionale de référence en matière d’innovation digitale, en favorisant les synergies entre les écosystèmes africains et arabes. «Il s’agit de créer des passerelles concrètes entre le Maroc et les grands hubs technologiques mondiaux», a insisté la ministre.
En fédérant startups, investisseurs et institutions autour d’une même stratégie, cette rencontre a posé les bases d’une action collective. L’enjeu : transformer une somme d’initiatives individuelles en une force structurée capable de porter l’innovation marocaine sur les marchés internationaux. Avec près de 800 startups déjà accompagnées depuis le lancement de GITEX Africa, le ministère confirme son rôle central dans la structuration d’un écosystème national de l’innovation, désormais orienté vers la performance, la lisibilité et l’impact. À Marrakech, la veille de GITEX, le message est clair : le Maroc ne se contente plus d’accompagner ses startups. Il prépare désormais ses champions.
En fédérant startups, investisseurs et institutions autour d’une même stratégie, cette rencontre a posé les bases d’une action collective. L’enjeu : transformer une somme d’initiatives individuelles en une force structurée capable de porter l’innovation marocaine sur les marchés internationaux. Avec près de 800 startups déjà accompagnées depuis le lancement de GITEX Africa, le ministère confirme son rôle central dans la structuration d’un écosystème national de l’innovation, désormais orienté vers la performance, la lisibilité et l’impact. À Marrakech, la veille de GITEX, le message est clair : le Maroc ne se contente plus d’accompagner ses startups. Il prépare désormais ses champions.
