OCP Group franchit un nouveau cap dans sa stratégie financière en signant une opération inédite pour le continent africain. Le groupe a finalisé, le 15 avril 2026, sa première émission obligataire hybride internationale, levant 1,5 milliard de dollars auprès d’investisseurs institutionnels, avec un carnet d’ordres sursouscrit 4,6 fois .
Structurée en deux tranches — 1 milliard de dollars à échéance callable en 2031 avec un coupon de 6,74%, et 500 millions de dollars à échéance 2036 avec un coupon de 7,37% —, cette opération constitue une double première : elle marque à la fois l’entrée d’OCP sur le marché des hybrides en dollars et la première émission de ce type par une entreprise africaine .
Avec la participation de 176 investisseurs répartis dans 23 pays, l’opération témoigne de la confiance des marchés internationaux dans le profil de crédit du groupe. Elle a été arrangée par BNP Paribas, Citi et JP Morgan, dans un environnement pourtant marqué par des incertitudes géopolitiques . Cette émission s’inscrit dans une logique d’optimisation de la structure du capital. Grâce à son traitement favorable, assimilée à 100% à des fonds propres selon les normes IFRS et à 50% par les agences de notation, elle permet à OCP de financer sa croissance tout en préservant ses ratios financiers et son statut « investment grade ».
L’opération intervient dans un contexte de transformation du marché mondial des engrais phosphatés. La fermeture du détroit d’Ormuz, dans le sillage des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, a entraîné une hausse de 35% du prix du soufre, intrant clé pour la production. Dans ce contexte de contraintes sur l’offre, les prix des engrais sont orientés à la hausse, tandis que la demande mondiale reste soutenue, avec une croissance attendue de 3% par an d’ici 2030. Fort de revenus de 12,2 milliards de dollars en 2025 et d’un EBITDA de 4,6 milliards de dollars, OCP bénéficie de cette dynamique grâce à son modèle intégré et à sa capacité à répercuter les coûts sur ses prix de vente .
Le groupe conserve ainsi un positionnement unique dans l’industrie, avec près de 70% des réserves mondiales de phosphate accessibles et une chaîne de valeur entièrement intégrée. Sa capacité de production d’engrais a été multipliée par plus de cinq en moins de vingt ans, atteignant 16 millions de tonnes en 2025. Ce modèle lui permet de maintenir des marges élevées, avec un EBITDA représentant 38% des revenus en 2025, tout en renforçant sa résilience face aux cycles du marché.
OCP continue, en parallèle, de privilégier une gestion prudente de sa dette, avec un levier net limité à 2,76 fois l’EBITDA et une dette nette de 13 milliards de dollars à fin 2025. Le groupe conserve ainsi sa notation « investment grade » auprès des principales agences, Moody’s lui attribuant une note Baa3, un niveau supérieur à celui du souverain marocain .
Avec cette opération, OCP confirme sa capacité à mobiliser des financements innovants sur les marchés internationaux tout en capitalisant sur des fondamentaux industriels solides, dans un contexte sectoriel qui renforce les acteurs les mieux intégrés.
Structurée en deux tranches — 1 milliard de dollars à échéance callable en 2031 avec un coupon de 6,74%, et 500 millions de dollars à échéance 2036 avec un coupon de 7,37% —, cette opération constitue une double première : elle marque à la fois l’entrée d’OCP sur le marché des hybrides en dollars et la première émission de ce type par une entreprise africaine .
Avec la participation de 176 investisseurs répartis dans 23 pays, l’opération témoigne de la confiance des marchés internationaux dans le profil de crédit du groupe. Elle a été arrangée par BNP Paribas, Citi et JP Morgan, dans un environnement pourtant marqué par des incertitudes géopolitiques . Cette émission s’inscrit dans une logique d’optimisation de la structure du capital. Grâce à son traitement favorable, assimilée à 100% à des fonds propres selon les normes IFRS et à 50% par les agences de notation, elle permet à OCP de financer sa croissance tout en préservant ses ratios financiers et son statut « investment grade ».
L’opération intervient dans un contexte de transformation du marché mondial des engrais phosphatés. La fermeture du détroit d’Ormuz, dans le sillage des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, a entraîné une hausse de 35% du prix du soufre, intrant clé pour la production. Dans ce contexte de contraintes sur l’offre, les prix des engrais sont orientés à la hausse, tandis que la demande mondiale reste soutenue, avec une croissance attendue de 3% par an d’ici 2030. Fort de revenus de 12,2 milliards de dollars en 2025 et d’un EBITDA de 4,6 milliards de dollars, OCP bénéficie de cette dynamique grâce à son modèle intégré et à sa capacité à répercuter les coûts sur ses prix de vente .
Résilience et flexibilité au cœur du modèle OCP
Pour faire face aux tensions sur les intrants, le groupe mise sur une stratégie proactive. Ses stocks de soufre couvrent ses besoins jusqu’à fin juin, tandis que ses approvisionnements sont diversifiés à l’échelle mondiale, de la mer Rouge au Canada. OCP s’appuie également sur sa flexibilité industrielle pour adapter son mix de production. Le développement du TSP (triple superphosphate), moins dépendant du soufre et de l’ammoniaque, constitue un levier clé dans ce contexte. Sa part devrait dépasser 50% des volumes en 2026, contre environ 30% en 2025.Le groupe conserve ainsi un positionnement unique dans l’industrie, avec près de 70% des réserves mondiales de phosphate accessibles et une chaîne de valeur entièrement intégrée. Sa capacité de production d’engrais a été multipliée par plus de cinq en moins de vingt ans, atteignant 16 millions de tonnes en 2025. Ce modèle lui permet de maintenir des marges élevées, avec un EBITDA représentant 38% des revenus en 2025, tout en renforçant sa résilience face aux cycles du marché.
OCP continue, en parallèle, de privilégier une gestion prudente de sa dette, avec un levier net limité à 2,76 fois l’EBITDA et une dette nette de 13 milliards de dollars à fin 2025. Le groupe conserve ainsi sa notation « investment grade » auprès des principales agences, Moody’s lui attribuant une note Baa3, un niveau supérieur à celui du souverain marocain .
Une stratégie ESG intégrée
Parallèlement, OCP renforce son positionnement en matière de durabilité. Le groupe couvre l’ensemble de ses besoins en eau par des ressources non conventionnelles et en électricité par des énergies propres, avec un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2040. Ces engagements sont reconnus à l’international, notamment par Sustainalytics, qui classe OCP premier de son secteur pour la quatrième année consécutive.Avec cette opération, OCP confirme sa capacité à mobiliser des financements innovants sur les marchés internationaux tout en capitalisant sur des fondamentaux industriels solides, dans un contexte sectoriel qui renforce les acteurs les mieux intégrés.
