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Lundi 13 Juillet 2026
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Oignons : les importations marocaines explosent à un niveau inédit

Le Maroc enregistre une hausse sans précédent de ses importations d'oignons frais durant la campagne 2025/2026. Entre juillet 2025 et avril 2026, le Royaume a importé 21.600 tonnes, une quantité jamais atteinte jusque-là. Ce retournement s'explique par une baisse de la production nationale, des difficultés de stockage et une flambée des prix qui ont contraint le marché à se tourner vers les fournisseurs européens.

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Le Maroc, traditionnellement exportateur net d’oignons vers les marchés d’Afrique de l’Ouest, connaît cette saison un renversement inédit de sa balance commerciale. Selon une analyse publiée par EastFruit, le Royaume a importé 21.600 tonnes d’oignons frais entre juillet 2025 et avril 2026, pour une valeur de 9,4 millions de dollars. Ce volume est huit fois supérieur à celui enregistré lors de la campagne précédente et dépasse de deux fois et demie le précédent record établi en 2015/2016.



Longtemps contenues, les importations ont brutalement changé d’échelle à partir du début de l’année 2026. Elles se sont élevées à environ 500 tonnes en janvier avant de dépasser 14.500 tonnes au seul mois d’avril, signe d’un recours massif aux achats extérieurs pour répondre à l’assèchement de l’offre nationale.

Les Pays-Bas ont capté l’essentiel de cette demande, avec 60,5% des volumes importés, loin devant l’Espagne, qui en représente 33,3%. La France arrive en troisième position avec 4,8%, tandis que la Belgique et l’Égypte ne comptent que pour des parts résiduelles, respectivement de 0,7% et 0,5%.

Dans le même temps, les exportations marocaines se sont nettement repliées. Entre janvier et avril 2026, elles n’ont atteint que 2.700 tonnes, soit un volume 7,7 fois inférieur à celui des importations sur la même période. Le Maroc est ainsi devenu importateur d’oignons, une configuration déjà observée ponctuellement par le passé, mais jamais dans des proportions comparables.

L’analyse attribue ce basculement à une combinaison de facteurs climatiques et économiques. Elle relève que des conditions météorologiques défavorables ont perturbé les récoltes dans plusieurs bassins de production, notamment à Tamehdit, Fès et Meknès, entraînant à la fois une baisse des rendements et une dégradation de la qualité des produits.

Elle souligne également que les exportations d’oignons de meilleure qualité vers les marchés ouest-africains se sont poursuivies malgré le recul de la production, accélérant ainsi l’épuisement des disponibilités sur le marché intérieur. Cette pression sur l’offre aurait été aggravée par la faiblesse des infrastructures de stockage et de conservation.

Selon la même source, les capacités limitées de la chaîne du froid et l’importance des pertes post-récolte n’ont pas permis de constituer des réserves suffisantes pour couvrir les besoins de la seconde moitié de la campagne. Ce déficit de stockage a accentué le déséquilibre entre l’offre et la demande, alors même que les disponibilités locales se contractaient fortement, conclut l’analyse.
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