Le secteur avicole marocain traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente. Alors que le prix du poulet vif à la ferme est tombé sous la barre des 7 DH/kg dans plusieurs régions du Royaume, les éleveurs alertent sur une situation devenue économiquement intenable. Pourtant, contrairement à ce que laissent penser certaines tendances relayées sur les réseaux sociaux, la crise actuelle ne serait pas liée à une baisse significative de la consommation.
Ces dernières semaines, plusieurs internautes ont attribué la chute des prix du poulet à l’essor du régime alimentaire «Tayibat d'Al Awadi» ou à des appels à réduire la consommation de viande blanche et d’œufs. Une explication que rejette fermement Saïd Janah, secrétaire général de l’Association nationale des producteurs de poulets de chair (ANPC). «Cela n’a absolument aucun lien avec le régime «Tayibat d'Al Awadi» ni avec une prétendue chute de la consommation. C’est une certitude», affirme-t-il dans une déclaration accordée à notre rédaction. Pour étayer son analyse, le responsable professionnel s’appuie sur les niveaux de consommation observés lors de Aïd Al-Adha. «Nous avons constaté une forte demande. Des opérateurs qui écoulent habituellement deux tonnes ont pu atteindre quatre tonnes. Les consommateurs continuent d’acheter du poulet et les points de vente continuent de fonctionner normalement», explique-t-il. Selon lui, le marché ne souffre pas d’un manque de clients mais d’un déséquilibre profond entre l’offre et la demande ainsi que d’un manque de régulation du secteur.
Autrement dit, de nombreux éleveurs commercialisent aujourd’hui leur production avec des pertes dépassant parfois la moitié de leurs coûts. Une situation qui érode les trésoreries, fragilise les exploitations et pousse certains producteurs à envisager l’arrêt de leur activité. «Aujourd’hui, l’éleveur est le seul qui supporte réellement les pertes», déplore Saïd Janah.
Ces dernières semaines, plusieurs internautes ont attribué la chute des prix du poulet à l’essor du régime alimentaire «Tayibat d'Al Awadi» ou à des appels à réduire la consommation de viande blanche et d’œufs. Une explication que rejette fermement Saïd Janah, secrétaire général de l’Association nationale des producteurs de poulets de chair (ANPC). «Cela n’a absolument aucun lien avec le régime «Tayibat d'Al Awadi» ni avec une prétendue chute de la consommation. C’est une certitude», affirme-t-il dans une déclaration accordée à notre rédaction. Pour étayer son analyse, le responsable professionnel s’appuie sur les niveaux de consommation observés lors de Aïd Al-Adha. «Nous avons constaté une forte demande. Des opérateurs qui écoulent habituellement deux tonnes ont pu atteindre quatre tonnes. Les consommateurs continuent d’acheter du poulet et les points de vente continuent de fonctionner normalement», explique-t-il. Selon lui, le marché ne souffre pas d’un manque de clients mais d’un déséquilibre profond entre l’offre et la demande ainsi que d’un manque de régulation du secteur.
Des éleveurs contraints de vendre à perte
L’inquiétude des professionnels est alimentée par l’écart grandissant entre les coûts de production et les prix pratiqués à la ferme. Dans un communiqué publié le lundi, l’Association nationale des producteurs de poulets de chair tire la sonnette d’alarme face à «l’effondrement sans précédent» des prix de vente. Selon l’organisation, le kilogramme de poulet vif est désormais cédé à moins de 7 dirhams, alors que son coût réel de production varie entre 15 et 17 dirhams.Autrement dit, de nombreux éleveurs commercialisent aujourd’hui leur production avec des pertes dépassant parfois la moitié de leurs coûts. Une situation qui érode les trésoreries, fragilise les exploitations et pousse certains producteurs à envisager l’arrêt de leur activité. «Aujourd’hui, l’éleveur est le seul qui supporte réellement les pertes», déplore Saïd Janah.
