Les prix du poulet repartent fortement à la hausse. Dans la plupart des marchés de Casablanca, le kilogramme se négocie actuellement entre 22 et 24 DH, tandis que le prix de gros a atteint lundi 17 à 17,50 DH, selon des détaillants cités par Assahraa Al Maghribia.
Cette hausse trouve principalement son origine dans une offre insuffisante, explique au journal Mustapha Montasser, président de l’Association nationale des producteurs de viandes de volailles (APVE). Une situation qui résulte, selon lui, des importants déséquilibres enregistrés dans la filière au cours des derniers mois.
Avant l’Aïd Al-Adha, la production avait en effet atteint un niveau particulièrement élevé, avec 12 à 12,5 millions de poussins par semaine. Mais cette abondance avait coïncidé avec une forte baisse de la demande pendant la période de l’Aïd, provoquant une accumulation des volailles dans les élevages et un effondrement des prix à la production, tombés jusqu’à 6 à 8 DH le kilo.
Les pertes subies ont alors conduit de nombreux éleveurs à quitter temporairement le cycle de production et à ne pas repeupler leurs exploitations en mai et juin. Le décalage se fait aujourd’hui sentir sur le marché, avec une diminution des volumes disponibles en septembre.
La filière a également été affectée en amont. Face à la chute du prix des poussins, descendu jusqu’à 0,30 à 0,50 DH l’unité, certains couvoirs ont, selon Mustapha Montasser, vendu prématurément leurs reproductrices afin de limiter leurs pertes. Une décision qui a contribué, avec plusieurs semaines de décalage, à réduire davantage l’offre.
Pour le président de l’APVE, ces variations mettent surtout en évidence le manque de mécanismes permettant d’absorber les périodes de surproduction. Il plaide ainsi pour le développement des abattoirs industriels et des capacités frigorifiques, afin d’abattre et de congeler une partie des volailles lorsque l’offre est abondante, puis de mobiliser ces stocks pendant les périodes de pénurie.
La tension devrait encore durer plusieurs semaines. Mustapha Montasser prévoit une production limitée pendant le reste du mois de septembre et la première moitié d’octobre. Le marché pourrait ensuite retrouver progressivement un niveau plus habituel, avec des prix estimés entre 12 et 14 DH, à partir de la fin octobre et durant novembre et décembre, à mesure que les éleveurs réinvestiront dans la production.
La situation est différente pour la dinde, dont les prix restent compris entre 15 et 16 DH le kilo. Cette relative stabilité s’expliquerait notamment par le recours beaucoup plus important aux abattoirs industriels et aux unités frigorifiques, qui concerneraient environ 80% de cette filière.
Un autre facteur de pression pourrait néanmoins peser sur les coûts dans les prochains mois. Le président de l’APVE alerte sur la hausse des prix de plusieurs intrants, notamment le soja, le maïs et le fioul, susceptible de renchérir à nouveau le coût de production des volailles.
Cette hausse trouve principalement son origine dans une offre insuffisante, explique au journal Mustapha Montasser, président de l’Association nationale des producteurs de viandes de volailles (APVE). Une situation qui résulte, selon lui, des importants déséquilibres enregistrés dans la filière au cours des derniers mois.
Avant l’Aïd Al-Adha, la production avait en effet atteint un niveau particulièrement élevé, avec 12 à 12,5 millions de poussins par semaine. Mais cette abondance avait coïncidé avec une forte baisse de la demande pendant la période de l’Aïd, provoquant une accumulation des volailles dans les élevages et un effondrement des prix à la production, tombés jusqu’à 6 à 8 DH le kilo.
Les pertes subies ont alors conduit de nombreux éleveurs à quitter temporairement le cycle de production et à ne pas repeupler leurs exploitations en mai et juin. Le décalage se fait aujourd’hui sentir sur le marché, avec une diminution des volumes disponibles en septembre.
La filière a également été affectée en amont. Face à la chute du prix des poussins, descendu jusqu’à 0,30 à 0,50 DH l’unité, certains couvoirs ont, selon Mustapha Montasser, vendu prématurément leurs reproductrices afin de limiter leurs pertes. Une décision qui a contribué, avec plusieurs semaines de décalage, à réduire davantage l’offre.
Pour le président de l’APVE, ces variations mettent surtout en évidence le manque de mécanismes permettant d’absorber les périodes de surproduction. Il plaide ainsi pour le développement des abattoirs industriels et des capacités frigorifiques, afin d’abattre et de congeler une partie des volailles lorsque l’offre est abondante, puis de mobiliser ces stocks pendant les périodes de pénurie.
La tension devrait encore durer plusieurs semaines. Mustapha Montasser prévoit une production limitée pendant le reste du mois de septembre et la première moitié d’octobre. Le marché pourrait ensuite retrouver progressivement un niveau plus habituel, avec des prix estimés entre 12 et 14 DH, à partir de la fin octobre et durant novembre et décembre, à mesure que les éleveurs réinvestiront dans la production.
La situation est différente pour la dinde, dont les prix restent compris entre 15 et 16 DH le kilo. Cette relative stabilité s’expliquerait notamment par le recours beaucoup plus important aux abattoirs industriels et aux unités frigorifiques, qui concerneraient environ 80% de cette filière.
Un autre facteur de pression pourrait néanmoins peser sur les coûts dans les prochains mois. Le président de l’APVE alerte sur la hausse des prix de plusieurs intrants, notamment le soja, le maïs et le fioul, susceptible de renchérir à nouveau le coût de production des volailles.
