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Mardi 12 Mai 2026
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Qui sont les six nouveaux membres du Conseil de Bank Al-Maghrib ?

Une décision publiée au Bulletin officiel du 4 mai 2026 acte le renouvellement des six membres indépendants du Conseil de Bank Al-Maghrib, sur proposition de la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah, et du wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri. Universitaires, experts internationaux et hauts fonctionnaires composent désormais cette nouvelle équipe appelée à participer aux grandes orientations de la politique monétaire du Royaume.

Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib.
Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib.
Du sang neuf fait son entrée au sein du Conseil de Bank Al-Maghrib. Une décision du Chef du gouvernement, publiée au Bulletin officiel du 4 mai 2026, acte la nomination de six nouveaux membres indépendants appelés à siéger au sein de l’instance stratégique de la Banque centrale marocaine.

Ce renouvellement ne concerne pas la gouvernance de Bank Al-Maghrib mais uniquement les membres indépendants du Conseil, dont le mandat arrivait à échéance. Le Conseil conserve ainsi ses membres permanents, à savoir le wali, Abdellatif Jouahri, le DG de la Banque centrale, Abderrahim Bouazza, ainsi que le directeur du Trésor et des finances extérieures, Mohammed Tarik Bchir.

Des profils issus de l’économie, de la recherche et des politiques publiques

Les six nouveaux membres ont été nommés intuitu personae sur proposition du ministère de l’Économie et des finances et du wali de Bank Al-Maghrib. Parmi les profils retenus figure :
  • Mounssif Aderkaoui, économiste et spécialiste des politiques publiques affilié à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Ancien directeur des études au ministère de l’Économie et ex-directeur de la stratégie au ministère du Tourisme, il dispose d’une solide expérience dans les réformes économiques et les politiques publiques internationales.
  • Jilali Kenzi, haut fonctionnaire ayant effectué l’essentiel de sa carrière au ministère de l’Économie et des finances. Ancien inspecteur général des finances et ex-responsable au sein de la Direction du Trésor et des finances extérieures, il a participé à plusieurs réformes monétaires et financières majeures.
  • Bouchra Rahmouni, professeure à l’Africa Business School de l’UM6P et spécialiste des questions de développement, d’innovation sociale et de croissance inclusive. Son parcours international l’a conduite à collaborer avec plusieurs centres de réflexion et universités à travers le monde.
Les trois autres membres désignés apportent une forte dimension académique et internationale au Conseil.
  • Fouzi Mourji, professeur d’économétrie appliquée à l’Université Hassan II de Casablanca, est reconnu pour ses travaux en économie du développement et en analyse économique. Il a collaboré avec plusieurs institutions internationales, dont la Banque mondiale, le PNUD ou encore l’USAID.
  • Abdelhak Senhadji, ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI), rejoint également le Conseil. Ancien directeur adjoint du département des finances publiques du FMI, il a supervisé plusieurs travaux liés aux politiques budgétaires et aux économies à faible revenu. Son parcours académique l’a conduit notamment à enseigner à la Washington University de Saint-Louis.
  • Enfin, Raja Chakir, directrice de recherche à l’Institut national français de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), apporte une expertise pointue dans les domaines de l’économie agricole, de l’environnement et du changement climatique. Ses travaux portent notamment sur l’adaptation des systèmes agricoles et les politiques environnementales.
À travers ces nominations, le conseil de BAM peut désormais compter sur des profils à forte expertise économique, monétaire et académique. Tous partagent une expérience dans les politiques publiques, la recherche appliquée ou les institutions internationales. Il s'agit aussi d'un renforcement de l’interface entre analyse scientifique, politiques économiques et défis émergents, notamment ceux liés à la transition climatique, à l’innovation et au financement du développement.
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