L'industrie marocaine veut désormais concevoir ses propres standards technologiques plutôt que d'appliquer ceux développés ailleurs. C'est le message porté jeudi à Casablanca lors de la présentation de ReliX, une innovation que ses concepteurs revendiquent comme 100 % marocaine. Développé par le Cluster Maintenance 4.0, un réseau qui rassemble notamment OCP Maintenance Solutions, des industriels, des universités et des acteurs technologiques, ReliX est un référentiel de fiabilité industrielle. Autrement dit, une méthode qui permet aux entreprises d'évaluer la manière dont elles entretiennent leurs équipements, d'identifier les points de faiblesse de leurs installations et de définir les actions à mettre en œuvre pour réduire les pannes, améliorer la disponibilité des machines et exploiter davantage les données issues de leurs sites industriels.
L’objectif affiché lors de l’événement est de faire évoluer les entreprises marocaines d’une maintenance essentiellement corrective, où l’intervention intervient après la panne, vers une maintenance prédictive, capable d’anticiper les défaillances grâce aux données, à l’intelligence artificielle et aux outils numériques.
« Il n'y a pas de performance industrielle, de productivité ni de compétitivité sans une bonne maintenance et une bonne performance des outils de production », a déclaré Abdenour Jbili, président du Cluster Maintenance 4.0. Selon lui, la maintenance ne doit plus être considérée comme une simple fonction technique mais comme un véritable outil de pilotage industriel.
ReliX s'appuie sur trois outils complémentaires : Le premier est Hexagon, un cadre méthodologique construit autour de six dimensions : Percevoir, Prédire, Prescrire, Performer, Personnes et Planète. L'objectif est d'aider les industriels à mieux surveiller leurs équipements, anticiper les risques de panne, recommander les interventions nécessaires, améliorer la performance des installations, renforcer les compétences des équipes et intégrer les enjeux environnementaux dans leur stratégie de maintenance.
Le deuxième outil est un modèle de maturité composé de cinq niveaux. Il permet à chaque entreprise de situer son niveau de développement, depuis un fonctionnement largement réactif jusqu'à un site capable de s'appuyer sur les données et l'intelligence artificielle pour automatiser une partie de ses décisions. ReliX comprend enfin un code de sept principes destiné à instaurer une culture commune de la fiabilité industrielle au sein des organisations.
La création de ce référentiel répond à plusieurs constats dressés par le Cluster. Les chiffres présentés lors de l'événement montrent que 80 % des plans de maintenance restent aujourd'hui fondés sur des calendriers fixes plutôt que sur les données remontées par les équipements. Près de 50 % des défaillances critiques ne sont ni prévues ni prévisibles avec les outils actuellement utilisés et un industriel marocain sur trois déclare ne pas exploiter les données issues de sa maintenance. À cela s'ajoute un autre constat : il n'existe aujourd'hui aucun référentiel développé spécifiquement pour répondre aux réalités industrielles africaines.
« Jusqu’à présent, il n’existe pas de référentiel propre à l’Afrique prenant en compte les spécificités de nos industries. Nous avons donc repensé ce processus afin de créer un référentiel adapté à nos contraintes », a expliqué Abdenour Jbili.
Au-delà de son aspect technique, ReliX porte également une ambition industrielle. Ses concepteurs insistent sur le fait que le Maroc ne souhaite plus uniquement importer des méthodes conçues à l'étranger. « Nous ne voulons plus seulement consommer des référentiels, nous voulons les inventer et demain les exporter », ont-ils affirmé lors de la présentation. Pour eux, le Royaume dispose désormais des compétences, des infrastructures industrielles et de l'expertise nécessaires pour produire ses propres standards et les diffuser à l'échelle africaine.
Le déploiement de ReliX débutera au cours des douze prochains mois avec des podcasts, des webinaires, des masterclass, la création de communautés en Afrique du Nord, de l'Ouest et de l'Est ainsi que l'organisation du ReliX Summit Africa. Plus qu'un simple référentiel, ses promoteurs veulent en faire un cadre commun de la fiabilité industrielle pour les entreprises africaines et un nouvel exemple de technologie développée au Maroc puis exportée vers le continent.
L’objectif affiché lors de l’événement est de faire évoluer les entreprises marocaines d’une maintenance essentiellement corrective, où l’intervention intervient après la panne, vers une maintenance prédictive, capable d’anticiper les défaillances grâce aux données, à l’intelligence artificielle et aux outils numériques.
« Il n'y a pas de performance industrielle, de productivité ni de compétitivité sans une bonne maintenance et une bonne performance des outils de production », a déclaré Abdenour Jbili, président du Cluster Maintenance 4.0. Selon lui, la maintenance ne doit plus être considérée comme une simple fonction technique mais comme un véritable outil de pilotage industriel.
ReliX s'appuie sur trois outils complémentaires : Le premier est Hexagon, un cadre méthodologique construit autour de six dimensions : Percevoir, Prédire, Prescrire, Performer, Personnes et Planète. L'objectif est d'aider les industriels à mieux surveiller leurs équipements, anticiper les risques de panne, recommander les interventions nécessaires, améliorer la performance des installations, renforcer les compétences des équipes et intégrer les enjeux environnementaux dans leur stratégie de maintenance.
Le deuxième outil est un modèle de maturité composé de cinq niveaux. Il permet à chaque entreprise de situer son niveau de développement, depuis un fonctionnement largement réactif jusqu'à un site capable de s'appuyer sur les données et l'intelligence artificielle pour automatiser une partie de ses décisions. ReliX comprend enfin un code de sept principes destiné à instaurer une culture commune de la fiabilité industrielle au sein des organisations.
La création de ce référentiel répond à plusieurs constats dressés par le Cluster. Les chiffres présentés lors de l'événement montrent que 80 % des plans de maintenance restent aujourd'hui fondés sur des calendriers fixes plutôt que sur les données remontées par les équipements. Près de 50 % des défaillances critiques ne sont ni prévues ni prévisibles avec les outils actuellement utilisés et un industriel marocain sur trois déclare ne pas exploiter les données issues de sa maintenance. À cela s'ajoute un autre constat : il n'existe aujourd'hui aucun référentiel développé spécifiquement pour répondre aux réalités industrielles africaines.
« Jusqu’à présent, il n’existe pas de référentiel propre à l’Afrique prenant en compte les spécificités de nos industries. Nous avons donc repensé ce processus afin de créer un référentiel adapté à nos contraintes », a expliqué Abdenour Jbili.
Au-delà de son aspect technique, ReliX porte également une ambition industrielle. Ses concepteurs insistent sur le fait que le Maroc ne souhaite plus uniquement importer des méthodes conçues à l'étranger. « Nous ne voulons plus seulement consommer des référentiels, nous voulons les inventer et demain les exporter », ont-ils affirmé lors de la présentation. Pour eux, le Royaume dispose désormais des compétences, des infrastructures industrielles et de l'expertise nécessaires pour produire ses propres standards et les diffuser à l'échelle africaine.
Le déploiement de ReliX débutera au cours des douze prochains mois avec des podcasts, des webinaires, des masterclass, la création de communautés en Afrique du Nord, de l'Ouest et de l'Est ainsi que l'organisation du ReliX Summit Africa. Plus qu'un simple référentiel, ses promoteurs veulent en faire un cadre commun de la fiabilité industrielle pour les entreprises africaines et un nouvel exemple de technologie développée au Maroc puis exportée vers le continent.
