Le Maroc a connu en 2025 une progression spectaculaire de ses réserves de change, qui ont atteint un niveau record en 2025, selon la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Avec un montant de 48,6 milliards de dollars, le Royaume consolide sa place parmi les économies africaines les mieux dotées en devises et se positionne au 5e rang continental.
L’évolution des réserves marocaines sur la période 2021-2025 dessine une trajectoire en deux phases bien distinctes. Le Royaume disposait de 35,6 milliards de dollars de réserves en 2021. L’année suivante, ce montant a reculé à 32,3 milliards de dollars, soit une baisse de 9,3%, dans un contexte international marqué par la flambée des prix de l’énergie et des matières premières consécutive à la guerre en Ukraine, qui a pesé sur la facture des importations de nombreux pays africains, le Maroc ne faisant pas exception.
À partir de 2023, la tendance s’est inversée. Les réserves sont reparties à la hausse, atteignant 36,3 milliards de dollars, une progression de 12,4% qui a permis au pays d’effacer une partie du recul de l’année précédente. Cette dynamique positive s’est poursuivie en 2024, bien que de façon plus modeste, avec une croissance de 2,2% portant les réserves à 37,1 milliards de dollars.
C’est en 2025 que la trajectoire marocaine a véritablement basculé. Les réserves ont bondi de 30,8% en une seule année, pour s’établir à 48,6 milliards de dollars, portées par le tourisme et l’industrie des phosphates. Il s’agit de la progression annuelle la plus forte enregistrée par le Maroc sur l’ensemble de la période étudiée par le Rapport d’Afreximbank, et de l’un des taux de croissance les plus élevés observés cette année-là parmi les grandes économies africaines. D’après le classement établi dans le Rapport, le Maroc occupe la 5e place du Top 10 africain des réserves de change en 2025, même si le pays n’est pas producteur-exportateur de pétrole. Le Royaume devance même le Nigeria (46 milliards de dollars). Ce sont les grands exportateurs de pétrole et de ressources naturelles qui occupent les 4 premières places : la Libye (87,9 milliards de dollars), l’Afrique du Sud (75,9 milliards portés par le charbon et les minerais), l’Algérie (52 milliards, tirés par les exportations d’énergie) et l’Égypte (51,4 milliards).
Au-delà du montant brut des réserves, le Rapport d’Afreximbank évalue leur solidité à travers un indicateur clé : le nombre de mois d’importations qu’elles permettent de couvrir. Sur ce plan également, le Maroc affiche une couverture portée à 6,2 mois d’importations, contre 5,5 mois en 2024. Ce niveau dépasse largement le seuil de trois mois généralement considéré comme le minimum prudentiel par les institutions financières internationales, et se situe au-dessus de la moyenne continentale de 4,9 mois calculée par le Rapport pour l’ensemble des pays africains en 2025.
Cette performance illustre l’efficacité des politiques macroéconomiques marocaines. D’ailleurs, selon le Rapport, le niveau élevé des réserves de change, mesuré par la couverture des importations, témoigne d’une solide capacité des pays à faire face aux chocs extérieurs à court terme.
L’évolution des réserves marocaines sur la période 2021-2025 dessine une trajectoire en deux phases bien distinctes. Le Royaume disposait de 35,6 milliards de dollars de réserves en 2021. L’année suivante, ce montant a reculé à 32,3 milliards de dollars, soit une baisse de 9,3%, dans un contexte international marqué par la flambée des prix de l’énergie et des matières premières consécutive à la guerre en Ukraine, qui a pesé sur la facture des importations de nombreux pays africains, le Maroc ne faisant pas exception.
À partir de 2023, la tendance s’est inversée. Les réserves sont reparties à la hausse, atteignant 36,3 milliards de dollars, une progression de 12,4% qui a permis au pays d’effacer une partie du recul de l’année précédente. Cette dynamique positive s’est poursuivie en 2024, bien que de façon plus modeste, avec une croissance de 2,2% portant les réserves à 37,1 milliards de dollars.
C’est en 2025 que la trajectoire marocaine a véritablement basculé. Les réserves ont bondi de 30,8% en une seule année, pour s’établir à 48,6 milliards de dollars, portées par le tourisme et l’industrie des phosphates. Il s’agit de la progression annuelle la plus forte enregistrée par le Maroc sur l’ensemble de la période étudiée par le Rapport d’Afreximbank, et de l’un des taux de croissance les plus élevés observés cette année-là parmi les grandes économies africaines. D’après le classement établi dans le Rapport, le Maroc occupe la 5e place du Top 10 africain des réserves de change en 2025, même si le pays n’est pas producteur-exportateur de pétrole. Le Royaume devance même le Nigeria (46 milliards de dollars). Ce sont les grands exportateurs de pétrole et de ressources naturelles qui occupent les 4 premières places : la Libye (87,9 milliards de dollars), l’Afrique du Sud (75,9 milliards portés par le charbon et les minerais), l’Algérie (52 milliards, tirés par les exportations d’énergie) et l’Égypte (51,4 milliards).
Une part substantielle dans les réserves du continent
Ce record marocain prend tout son sens à l’aune du contexte continental. Selon le Rapport, le total des réserves de change détenues par l’ensemble des pays africains s’élevait à 515,2 milliards de dollars en 2025, contre 469,2 milliards de dollars l’année précédente, soit une progression globale de 9,8%. Avec ses 48,6 milliards de dollars, le Maroc représente ainsi près de 9,4% du total des réserves de change détenues par l’Afrique, une part notable pour une économie non exportatrice de pétrole.Au-delà du montant brut des réserves, le Rapport d’Afreximbank évalue leur solidité à travers un indicateur clé : le nombre de mois d’importations qu’elles permettent de couvrir. Sur ce plan également, le Maroc affiche une couverture portée à 6,2 mois d’importations, contre 5,5 mois en 2024. Ce niveau dépasse largement le seuil de trois mois généralement considéré comme le minimum prudentiel par les institutions financières internationales, et se situe au-dessus de la moyenne continentale de 4,9 mois calculée par le Rapport pour l’ensemble des pays africains en 2025.
Cette performance illustre l’efficacité des politiques macroéconomiques marocaines. D’ailleurs, selon le Rapport, le niveau élevé des réserves de change, mesuré par la couverture des importations, témoigne d’une solide capacité des pays à faire face aux chocs extérieurs à court terme.
