Saham Bank a officiellement lancé un certificat de dépôt structuré indexé sur la performance du Bitcoin, une première sur le marché bancaire marocain. Le produit ne permet pas d’investir directement dans le Bitcoin. Il repose sur la performance de l’ETF iShares Bitcoin Trust (IBIT) de BlackRock, un fonds coté au Nasdaq et autorisé par la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine. Lancé en janvier 2024, cet ETF vise à répliquer fidèlement l’évolution du cours du Bitcoin et gérait près de 60 milliards de dollars d’actifs à fin mai 2026.
Le rendement dépend ensuite de la performance cumulée de l’ETF Bitcoin sur les trois années de placement.
Dans le deuxième scénario, lorsque la hausse cumulée du fonds dépasse 60%, le gain est plafonné. L’investisseur récupère alors 90% de son capital et un coupon fixe de 38%.
Enfin, si la performance du Bitcoin est négative sur les trois ans, l’investisseur récupère uniquement 90% du capital investi, sans rémunération supplémentaire.
L’établissement évoque également un environnement macroéconomique marqué par des tensions inflationnistes persistantes et un contexte géopolitique incertain, notamment au Moyen-Orient, qui renforcent l’intérêt des investisseurs pour des classes d’actifs alternatives.
La rareté programmée du Bitcoin constitue un autre argument avancé. Le nombre total de bitcoins est limité à 21 millions d’unités, tandis que le halving intervenu en avril 2024 a réduit de moitié le rythme de création de nouveaux jetons. Le prochain halving est attendu en 2028, soit avant l’échéance du produit proposé.
Pour les promoteurs du placement, ces caractéristiques renforcent progressivement le positionnement du Bitcoin comme une forme potentielle de « réserve de valeur » à l’échelle mondiale, souvent comparée à un « or numérique ».
Le premier concerne la protection partielle du capital. L’investisseur accepte de mettre en risque 10% de son investissement initial afin de bénéficier du potentiel de performance du sous-jacent.
Par ailleurs, même si le certificat est libellé en dirhams, le risque de change reste présent au niveau de la performance perçue. L’évolution des devises peut donc avoir un impact favorable ou défavorable sur le rendement final.
Une exposition au Bitcoin sans détention directe
Le certificat de dépôt structuré proposé par Saham Bank est libellé en dirhams et offre une durée d’investissement de trois ans. Le ticket d’entrée est fixé à 300.000 dirhams minimum pour les personnes physiques. La particularité du produit réside dans son mécanisme de protection partielle du capital. À l’échéance, l’investisseur bénéficie d’une restitution garantie de 90% du montant investi, quelle que soit l’évolution du sous-jacent.Le rendement dépend ensuite de la performance cumulée de l’ETF Bitcoin sur les trois années de placement.
Trois scénarios de rendement
Le premier scénario intervient lorsque la performance de l’ETF est positive mais reste inférieure ou égale à 60% sur la période. Dans ce cas, l’investisseur récupère 90% de son capital ainsi que 100% de la performance réalisée par l’ETF.Dans le deuxième scénario, lorsque la hausse cumulée du fonds dépasse 60%, le gain est plafonné. L’investisseur récupère alors 90% de son capital et un coupon fixe de 38%.
Enfin, si la performance du Bitcoin est négative sur les trois ans, l’investisseur récupère uniquement 90% du capital investi, sans rémunération supplémentaire.
Miser sur l’adoption institutionnelle du Bitcoin
Pour justifier ce positionnement, Saham Bank met en avant plusieurs facteurs favorables au Bitcoin. La banque souligne d’abord l’accélération de l’adoption institutionnelle depuis l’autorisation des ETF Bitcoin spot aux États-Unis en janvier 2024. Selon les données citées, ces produits totalisent désormais plus de 100 milliards de dollars d’actifs sous gestion.L’établissement évoque également un environnement macroéconomique marqué par des tensions inflationnistes persistantes et un contexte géopolitique incertain, notamment au Moyen-Orient, qui renforcent l’intérêt des investisseurs pour des classes d’actifs alternatives.
La rareté programmée du Bitcoin constitue un autre argument avancé. Le nombre total de bitcoins est limité à 21 millions d’unités, tandis que le halving intervenu en avril 2024 a réduit de moitié le rythme de création de nouveaux jetons. Le prochain halving est attendu en 2028, soit avant l’échéance du produit proposé.
Pour les promoteurs du placement, ces caractéristiques renforcent progressivement le positionnement du Bitcoin comme une forme potentielle de « réserve de valeur » à l’échelle mondiale, souvent comparée à un « or numérique ».
Une innovation encadrée mais non sans risque
Si le produit permet d’accéder à la thématique Bitcoin dans un environnement bancaire régulé, il demeure soumis à plusieurs risques.Le premier concerne la protection partielle du capital. L’investisseur accepte de mettre en risque 10% de son investissement initial afin de bénéficier du potentiel de performance du sous-jacent.
Par ailleurs, même si le certificat est libellé en dirhams, le risque de change reste présent au niveau de la performance perçue. L’évolution des devises peut donc avoir un impact favorable ou défavorable sur le rendement final.
