La création d'emplois et le renforcement de l'intégration industrielle constituent les deux principaux axes de développement défendus par le gouvernement pour l'industrie du textile et de l'habillement. À l'occasion de la 23e édition du salon Maroc in Mode (MIM), les ministres chargés de l'Emploi et du Commerce extérieur ont présenté plusieurs orientations visant à soutenir les recrutements, améliorer les qualifications professionnelles et développer la production locale de matières premières et de composants textiles.
Le secteur occupe déjà une place importante dans l'emploi industriel national. Selon les chiffres présentés par le ministre de l'Emploi et du Dialogue social, Abderrahim Chahid, il comptait près de 246.000 salariés en 2024, représentant environ 24% de l'emploi industriel. Ces données, issues de références présentées par différents intervenants, confirment le poids social du textile, particulièrement en matière d'emploi des femmes et des jeunes. Pour le gouvernement, l'enjeu consiste désormais à transformer ce potentiel en créations d'emplois supplémentaires, tout en améliorant la qualité et la stabilité des postes proposés.
Cette orientation intervient dans un contexte de transformation du secteur, confronté à une concurrence internationale soutenue, à l'automatisation progressive de certaines activités et à des exigences croissantes en matière de traçabilité et de durabilité. Pour Abderrahim Chahid, la compétitivité des entreprises doit ainsi s'accompagner d'une amélioration des qualifications et du dialogue social. L'ambition affichée est de favoriser la création d'emplois durables, tout en renforçant le respect des droits sociaux et professionnels.
Le secteur occupe déjà une place importante dans l'emploi industriel national. Selon les chiffres présentés par le ministre de l'Emploi et du Dialogue social, Abderrahim Chahid, il comptait près de 246.000 salariés en 2024, représentant environ 24% de l'emploi industriel. Ces données, issues de références présentées par différents intervenants, confirment le poids social du textile, particulièrement en matière d'emploi des femmes et des jeunes. Pour le gouvernement, l'enjeu consiste désormais à transformer ce potentiel en créations d'emplois supplémentaires, tout en améliorant la qualité et la stabilité des postes proposés.
Comment le gouvernement compte soutenir les créations d'emplois
Lors de son intervention, Abderrahim Chahid a présenté les principaux dispositifs que son département entend mobiliser pour accompagner l'emploi industriel, notamment dans le textile et l'habillement. Le programme gouvernemental 2026-2031 prévoit un objectif global de 1 million de créations nettes d'emplois, dont 250.000 dans l'ensemble des secteurs industriels. Ce dernier chiffre ne constitue donc pas un objectif exclusivement réservé au textile. La filière est toutefois appelée à contribuer à cette dynamique, compte tenu de son poids dans l'emploi manufacturier et de ses besoins en main-d'œuvre. Pour y parvenir, le ministère mise principalement sur la formation, l'insertion des jeunes, la mobilité professionnelle et l'amélioration des conditions de travail. Le programme « CAP Compétences 2030 » prévoit ainsi environ 500.000 opérations de formation et de reconversion professionnelle dans les métiers considérés comme porteurs. Dans le textile, ce dispositif doit notamment permettre d'adapter les qualifications aux besoins des entreprises, alors que la transformation des procédés industriels et l'évolution des exigences des donneurs d'ordre internationaux modifient progressivement les profils recherchés. Le programme « Premier contrat de travail » vise, de son côté, à accompagner 500.000 jeunes vers une première expérience professionnelle. Il doit faciliter leur accès à l'emploi, notamment dans les entreprises industrielles confrontées à des besoins de recrutement. Le ministère prévoit également de mobiliser le dispositif « Travail décent », destiné à renforcer le respect de la législation sociale, la protection des salariés et l'amélioration des conditions de travail. Enfin, le « Passeport de mobilité professionnelle » ambitionne d'accompagner 250.000 opérations de mobilité sur cinq ans. Ce mécanisme doit faciliter l'accès aux opportunités d'emploi dans les territoires où les besoins des entreprises sont les plus importants. Ces programmes constituent des dispositifs transversaux à l'ensemble de l'économie et ne correspondent pas à des enveloppes ou à des objectifs exclusivement affectés au secteur textile. Leur contribution à la filière dépendra notamment de leur déploiement opérationnel et de leur adaptation aux besoins des industriels.L'AMITH et l'ANAPEC mobilisées pour rapprocher formation et recrutement
Pour renforcer l'efficacité de ces dispositifs, le ministère entend privilégier une approche partenariale associant les entreprises, les organismes publics de l'emploi et les établissements de formation. Cette démarche doit notamment réunir l'Association marocaine des industries du textile et de l'habillement (AMITH), l'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC), les établissements de formation professionnelle et les partenaires sociaux. L'objectif est d'anticiper les besoins de recrutement des entreprises et de mieux adapter les programmes de formation aux compétences effectivement recherchées. Le ministère souhaite également faciliter la reconversion des salariés et améliorer l'insertion professionnelle des jeunes et des femmes.Cette orientation intervient dans un contexte de transformation du secteur, confronté à une concurrence internationale soutenue, à l'automatisation progressive de certaines activités et à des exigences croissantes en matière de traçabilité et de durabilité. Pour Abderrahim Chahid, la compétitivité des entreprises doit ainsi s'accompagner d'une amélioration des qualifications et du dialogue social. L'ambition affichée est de favoriser la création d'emplois durables, tout en renforçant le respect des droits sociaux et professionnels.
