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Dimanche 08 Novembre 2026
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Tomate : pourquoi les prix dépassent 15 DH le kilo sur certains marchés marocains

La tomate ronde se vend à plus de 15 dirhams le kilo dans certains points de vente, alors que le producteur en perçoit en moyenne 6, selon Zakaria Hanich, président de la Fédération interprofessionnelle des fruits et légumes (FIFEL). Dans un entretien accordé à Assahra Al Maghribia, il attribue le manque d’offre aux vagues de chaleur dans le Souss-Massa et pointe le rôle des circuits de commercialisation dans l’écart entre le prix à la ferme et celui payé par le consommateur.

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Les premières grappes de tomates ont souffert des fortes chaleurs qui ont touché le Souss-Massa en août et en septembre. Dans ce bassin qui compte parmi les principaux du Maroc, les températures ont retardé certaines plantations, provoqué la chute des fleurs et perturbé la formation des fruits, explique Zakaria Hanich. La perte d’une partie des premières récoltes a ainsi réduit les volumes disponibles en début de saison. À ces difficultés se sont ajoutées les maladies virales et fongiques et la pression des ravageurs, dont la mouche blanche et la mineuse de la tomate.



Pour le président de la FIFEL, la baisse des volumes exportés va à l’encontre de l’idée selon laquelle les ventes à l’étranger auraient privé le marché marocain d’une partie de son approvisionnement. « Les exportations de tomates ont reculé d’environ 21 % cette saison. Le manque d’offre tient à la baisse de la production », affirme-t-il. Il estime qu’une restriction des exportations serait sans effet sur les causes de ce recul et risquerait de fragiliser l’équilibre financier des exploitations et leur capacité à investir.

De 6 DH à la ferme à plus de 15 DH au détail

Selon Zakaria Hanich, le coût de production d’un kilo de tomates a doublé en dix ans pour atteindre environ 5 dirhams, sous l’effet notamment du renchérissement de l’énergie et des intrants agricoles. À la sortie de l’exploitation, le prix de vente moyen avoisine 6 dirhams le kilo. Dans certains commerces, la tomate ronde dépasse pourtant 15 dirhams.

« Le prix augmente sensiblement entre l’exploitation et le point de vente, du fait de l’organisation des circuits de commercialisation », souligne le président de la FIFEL. Il relève également la hausse des frais de transport et de logistique et affirme que les producteurs absorbent une partie des surcoûts. Les montants avancés donnent la mesure de l’écart, avec d’un côté un prix moyen à la ferme et, de l’autre, des prix observés dans certains points de vente.

Une reprise progressive attendue

Après un début de saison difficile, Zakaria Hanich s’attend à une amélioration des rendements au cours des prochaines semaines. Les cultures en place se développent normalement, indique-t-il, et les conditions météorologiques sont devenues plus favorables. « Nous prévoyons une reprise progressive de la production, qui devrait permettre un approvisionnement plus régulier du marché national dans les prochains mois », déclare-t-il.

La saison de la tomate ronde primeur cultivée sous serre s’étend d’octobre à mai, rappelle le président de la FIFEL. La reprise attendue devrait améliorer la disponibilité du produit à l’approche du Ramadan, période où la demande augmente habituellement.
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