Les informations faisant état d’un arrêt des exportations marocaines de tomates vers les marchés européens et africains ont été nuancées par les organisations professionnelles. L’Association des producteurs et producteurs-exportateurs de fruits et légumes (APEFEL) affirme, dans une déclaration à la plateforme spécialisée FreshPlaza, n’avoir reçu « aucune notification officielle » dans ce sens. Toutefois, des ajustements ponctuels ont été observés, notamment un arrêt temporaire des exportations de tomates fraîches vers certains marchés africains ainsi que des produits transformés.
Du côté de la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes (FIFEL), son président, Zakaria Hanich, insiste sur la nature concertée des mesures prises. « Il ne s’agit pas d’une interdiction, mais d’une concertation entre les autorités et les producteurs », explique-t-il, évoquant un gel temporaire de certains segments afin de renforcer l’approvisionnement du marché national. Une situation appelée à évoluer rapidement, d’autant que les prix ont amorcé une baisse au cours des derniers jours.
Cette tension sur le marché local s’explique en grande partie par des difficultés de production. Le secteur fait face à une pression accrue liée à la prolifération de ravageurs, notamment Tuta absoluta, ainsi qu’à des maladies telles que le mildiou et la pourriture grise. À ces contraintes sanitaires s’ajoutent les conséquences d’intempéries, notamment la tempête survenue fin février, qui a entraîné la destruction de nombreuses serres.
Au-delà des aléas climatiques et phytosanitaires, les professionnels pointent également des dysfonctionnements structurels dans la chaîne de distribution. La multiplication des intermédiaires contribue à une flambée des prix, parfois déconnectée des coûts réels à la production. Selon les données avancées, le prix moyen au marché d’Inezgane ne dépasse pas 3,5 DH/kg, alors que le coût de production excède 5,56 DH/kg. Pourtant, dans certains marchés, les prix peuvent atteindre le double.
Les représentants du secteur appellent ainsi à s’attaquer aux causes profondes de cette situation plutôt que de restreindre les exportations. Parmi les pistes évoquées figurent une meilleure régulation de la distribution, la limitation du nombre d’intermédiaires, la définition de marges encadrées ou encore la standardisation des produits. En filigrane, les professionnels rappellent que les exportations jouent un rôle clé dans l’équilibre économique de la filière, en permettant de compenser des prix locaux souvent inférieurs aux coûts de production.
Dans ce contexte, les ajustements actuels apparaissent comme une réponse conjoncturelle à une situation de tension, plutôt qu’un changement de cap durable de la politique d’exportation marocaine.
Du côté de la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes (FIFEL), son président, Zakaria Hanich, insiste sur la nature concertée des mesures prises. « Il ne s’agit pas d’une interdiction, mais d’une concertation entre les autorités et les producteurs », explique-t-il, évoquant un gel temporaire de certains segments afin de renforcer l’approvisionnement du marché national. Une situation appelée à évoluer rapidement, d’autant que les prix ont amorcé une baisse au cours des derniers jours.
Cette tension sur le marché local s’explique en grande partie par des difficultés de production. Le secteur fait face à une pression accrue liée à la prolifération de ravageurs, notamment Tuta absoluta, ainsi qu’à des maladies telles que le mildiou et la pourriture grise. À ces contraintes sanitaires s’ajoutent les conséquences d’intempéries, notamment la tempête survenue fin février, qui a entraîné la destruction de nombreuses serres.
Au-delà des aléas climatiques et phytosanitaires, les professionnels pointent également des dysfonctionnements structurels dans la chaîne de distribution. La multiplication des intermédiaires contribue à une flambée des prix, parfois déconnectée des coûts réels à la production. Selon les données avancées, le prix moyen au marché d’Inezgane ne dépasse pas 3,5 DH/kg, alors que le coût de production excède 5,56 DH/kg. Pourtant, dans certains marchés, les prix peuvent atteindre le double.
Les représentants du secteur appellent ainsi à s’attaquer aux causes profondes de cette situation plutôt que de restreindre les exportations. Parmi les pistes évoquées figurent une meilleure régulation de la distribution, la limitation du nombre d’intermédiaires, la définition de marges encadrées ou encore la standardisation des produits. En filigrane, les professionnels rappellent que les exportations jouent un rôle clé dans l’équilibre économique de la filière, en permettant de compenser des prix locaux souvent inférieurs aux coûts de production.
Dans ce contexte, les ajustements actuels apparaissent comme une réponse conjoncturelle à une situation de tension, plutôt qu’un changement de cap durable de la politique d’exportation marocaine.
