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Marque Employeur 2026 : ReKrute met à l’honneur les entreprises qui engagent, attirent et épanouissent

Organisée le 4 juin à Casablanca par ReKrute, la 5e édition de la cérémonie Marque Employeur a distingué les entreprises labellisées en tant que Meilleurs Employeurs 2026. Cette édition s’est tenue dans un contexte marqué par de profondes transformations du monde du travail et l’évolution des attentes des talents en matière d’emploi et d’environnement professionnel.

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Dans un marché de l’emploi en pleine transformation, marqué par l’évolution des attentes des collaborateurs, la montée en puissance de la génération Z et l’impact des nouvelles technologies, la marque employeur s’impose comme un levier central de compétitivité et de performance durable.

C’est dans ce contexte que ReKrute a organisé, jeudi 4 juin à Casablanca, la 5e édition de la cérémonie Marque Employeur. L’événement, devenu au fil des années un rendez-vous majeur du secteur RH au Maroc, a réuni dirigeants, directeurs des ressources humaines, décideurs et acteurs du marché de l’emploi.

Cette rencontre a été consacrée aux enjeux liés à l’attractivité des entreprises, à l’engagement des collaborateurs et à la transformation des pratiques de travail. Elle a également mis en avant les entreprises engagées dans le développement de leur marque employeur et l’amélioration de l’expérience collaborateur.

Des mutations profondes du marché du travail
Intervenant lors de la cérémonie, Philippe Montant, Founder & CEO de ReKrute, a souligné la transformation des attentes des collaborateurs et le rôle croissant de la marque employeur dans les politiques RH.

«L’objectif n’est plus seulement de recruter, mais surtout de maintenir durablement l’engagement des équipes», a-t-il indiqué. Selon lui, la culture d’entreprise et la marque employeur deviennent des leviers essentiels de fidélisation. Les collaborateurs accordent désormais autant d’importance à l’environnement de travail, aux valeurs et à l’expérience humaine qu’au poste occupé.

L’expert a également relevé le poids croissant de la réputation employeur à l’ère du numérique. Avec la multiplication des réseaux sociaux et des plateformes d’avis, l’expérience collaborateur influence directement l’image et l’attractivité des entreprises.

Évoquant l’intelligence artificielle, Philippe Montant a estimé que ces technologies contribuent à rendre les processus de recrutement plus fluides et plus personnalisés. Il a cité à ce titre Kiara, solution développée par ReKrute, qui permet d’améliorer le matching entre candidats et entreprises.

Selon lui, les entreprises performantes seront celles qui parviennent à combiner innovation technologique et intelligence humaine.

Trois labels pour évaluer la Marque Employeur
La cérémonie a également été marquée par la présentation des labels développés par ReKrute pour évaluer les pratiques des entreprises en matière de marque employeur.

Prenant la parole, Alexandra Montant, directrice générale de ReKrute, a présenté trois distinctions complémentaires.

Le label Krunchy Company distingue les entreprises les plus attractives auprès des candidats. Basé sur un algorithme d’intelligence artificielle, il mesure l’engagement et l’intérêt suscités par les entreprises sur la plateforme ReKrute. Pour l’édition 2026, 70 entreprises ont été labellisées.

Le label Feel Good Company évalue, quant à lui, la culture d’entreprise et sa transparence. Il repose sur la formalisation et la publication de la culture organisationnelle, ainsi que sur son adéquation avec les attentes des candidats. Cette année, 114 entreprises ont obtenu ce label.

Enfin, le tout nouveau label Love My Job, basé sur l’avis des collaborateurs, récompense les entreprises offrant un environnement de travail favorable à l’engagement et au bien-être. Six entreprises ont été distinguées en 2026.

Selon Alexandra Montant, ces trois labels offrent une lecture complémentaire de la Marque employeur. Le premier mesure la perception externe, le deuxième la cohérence culturelle et le troisième l’expérience vécue en interne.

Un numéro spécial consacré à la Marque Employeur
À noter que Groupe Le Matin a accompagné cette 5e édition en tant que partenaire média. Le quotidien a également consacré un numéro spécial à la thématique de la marque employeur, intitulé «Marque Employeur : le bonheur au travail, nouveau nerf de la guerre», revenant sur les mutations profondes du marché de l’emploi et l’importance croissante de l’expérience collaborateur dans les stratégies RH des entreprises. Ce numéro donne également la parole à plusieurs entreprises labellisées par ReKrute, distinguées comme meilleurs employeurs, qui se démarquent par la qualité de leurs pratiques RH et leur capacité à créer des environnements de travail attractifs et engageants.
ReKrute, 20 ans au service de l’attractivité des talents

La 5e édition de la cérémonie Marque Employeur intervient dans un contexte particulier, celui du 20e anniversaire de ReKrute. À travers cet événement, la plateforme réaffirme son engagement en faveur de la promotion de la marque employeur au Maroc et de l’amélioration des pratiques RH.

Les organisateurs soulignent que cette cérémonie de labellisation ne se limite pas à une reconnaissance des entreprises. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation des pratiques de recrutement et de gestion des talents à l’échelle nationale.

ReKrute porte ainsi, depuis 20 ans, une même promesse : Make me better.

Alexandra Montant, directrice générale de ReKrute : Les entreprises qui font du label un outil de dialogue managérial plutôt qu’un exercice de communication voient leur taux d’engagement progresser

Marque Employeur 2026 : ReKrute met à l’honneur les entreprises qui engagent, attirent et épanouissent



Le Matin : Quels sont les indicateurs les plus déterminants dans l’attribution du label Marque Employeur ?


Alexandra Montant : Notre dispositif repose sur trois labels distincts, chacun mesurant une dimension différente de la marque employeur. Le label Love My Job est fondé exclusivement sur la voix des collaborateurs. Il s’appuie sur un baromètre interne de 18 questions couvrant six dimensions : le plaisir au travail, la motivation, la qualité du management, les relations d’équipe, l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, et le sens & l’impact. Les indicateurs les plus révélateurs sont systématiquement la recommandation employeur spontanée — l’eNPS interne — et la confiance dans le management direct. C’est notre label phare du bonheur au travail, noté sur 5.

Le label Feel Good mesure la cohérence culturelle de l’entreprise. Pour l’obtenir, l’entreprise doit modéliser sa culture — ses valeurs réelles, son ADN managérial — et la rendre publique pour tous les candidats sur ReKrute. Cette transparence est ensuite activée via le matching culturel : les candidats dont les valeurs sont naturellement alignées avec celles de l’entreprise sont mis en avant dans le processus de recrutement. Ce label récompense les entreprises qui ont fait le travail d’introspection culturelle et qui l’assument publiquement.

À cela s’ajoute le label Krunchy Company. Ce dernier mesure l’attractivité réelle de l’entreprise telle qu’elle s’exprime dans les comportements des candidats sur la plateforme : taux de clics sur les logos employeurs, likes sur les annonces, nombre de followers, taux de conversion de visiteurs en candidats. Ces données génèrent un score objectif sur 100 — il faut atteindre 30 points pour être labellisé. Ce score intègre également les efforts déployés par l’entreprise pour développer sa notoriété. On ne déclare pas son attractivité, on la prouve par les données.

Ces trois labels sont complémentaires : Love My Job mesure ce que vivent les collaborateurs de l’intérieur, Krunchy Company ce que perçoivent les candidats de l’extérieur, et Feel Good la cohérence entre la culture affichée et les profils que l’on cherche à attirer.



Quelle est la valeur ajoutée concrète du label pour les entreprises qui l’obtiennent ? Et pensez-vous que les labels et classements peuvent réellement influencer les pratiques des entreprises ?

La réponse courte : oui, mais à une condition — que l’entreprise ne traite pas le label comme un trophée, mais comme un miroir.

La valeur concrète est triple. D’abord, un avantage compétitif dans l’attraction des talents : dans un marché du travail marocain de plus en plus exigeant, notamment pour les profils qualifiés et les jeunes générations, afficher un label crédible sur une offre d’emploi ou un portail comme ReKrute change la perception et le taux de candidature. Nous l’observons directement dans nos données.

Ensuite, un effet de rétention interne : le simple fait de mener une enquête sérieuse, d’en communiquer les résultats honnêtement et de s’en saisir pour agir envoie un signal fort aux collaborateurs. Les entreprises qui font du label un outil de dialogue managérial plutôt qu’un exercice de communication voient leur taux d’engagement progresser.

Enfin, un levier de crédibilité externe : vis-à-vis des investisseurs, des partenaires et dans les appels d’offres, un label RH rigoureux commence à peser. C’est encore émergent au Maroc, mais la tendance de fond est claire.

Sur la question de l’influence des pratiques : les labels ne changent pas les entreprises par magie. Ce qui change les pratiques, c’est la mesure régulière, la transparence des résultats et la pression douce — mais réelle — que crée la comparaison sectorielle. Quand un DRH voit que son concurrent du même secteur affiche 4,2/5 en satisfaction managériale et que son score interne est à 3,4, il ne peut plus ignorer le sujet. C’est là que le classement devient un catalyseur de transformation.


Quel changement concret avez-vous observé chez les entreprises labellisées depuis les premières éditions ?

Les évolutions les plus tangibles, nous les lisons directement dans les données — et elles sont significatives.

Sur Krunchy Company, le chiffre qui résume tout : le taux de conversion des visiteurs en candidats sur les annonces des entreprises labellisées est passé de 6,5% à près de 14% en cinq ans. C’est un doublement. Ce qui est encore plus frappant, c’est que ce score de 14% était, il y a cinq ans, l’apanage exclusif des marques les plus réputées du Maroc — les grandes entreprises dont le nom seul suffisait à attirer. Aujourd’hui, c’est la moyenne des 70 entreprises labellisées Krunchy Company. Cela signifie que le label permet à des entreprises de taille intermédiaire d’atteindre un niveau d’attractivité candidat qui était autrefois réservé aux champions du marché.

Sur Feel Good, le changement le plus visible est l’adoption croissante et accélérée de la démarche. Nous sommes passés de 26 entreprises labellisées en 2022 à 51 en 2023, 61 en 2024, 95 en 2025 — et nous atteignons 114 aujourd’hui, pour un cumul de 152 entreprises labellisées depuis le lancement. Ce n’est pas une tendance linéaire, mais une accélération. Mais le chiffre qui nous rend le plus fiers est peut-être celui-là : 85% des entreprises labellisées renouvellent cette année. Dans un marché où les budgets RH sont sous pression, ce taux de fidélité dit une chose simple : le label délivre une valeur concrète, perçue et renouvelée. Sur le terrain, les recruteurs des entreprises Feel Good utilisent activement leur profil culturel comme argument de séduction vis-à-vis des candidats. La culture d’entreprise est devenue un outil de closing dans le processus de recrutement.

Et sur Love My Job : notre expérience remonte à 2018, année où nous avons représenté au Maroc un label équivalent français — ce qui nous donne près de sept ans de recul sur la dynamique que ce type de mesure enclenche dans les organisations. Ce que nous observons de manière constante, c’est une mobilisation interne progressive : une fois que les collaborateurs ont été consultés sérieusement et que les résultats ont été partagés en transparence, les directions ne peuvent plus faire marche arrière. Les entreprises fidèles à la démarche travaillent activement à améliorer toutes les dimensions du baromètre d’une année sur l’autre. Le label crée une discipline d’amélioration continue qui s’installe durablement dans la culture managériale.

L’autre effet, tout aussi concret, est externe : afficher un score Love My Job certifié et indépendant crée un climat de confiance avec les candidats. Dans un monde où les talents se renseignent avant de postuler, une certification rigoureuse sur le vécu réel des collaborateurs constitue un signal fort, qui permet aux entreprises labellisées d’attirer les meilleurs profils, ceux qui ont le choix et qui choisissent avec discernement.
Propos recueillis par N.M
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