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Dimanche 27 Septembre 2026
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"CAP’LECTURE MAROC", la nouvelle compétition nationale pour promouvoir la lecture à l’école

Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports organise, en partenariat avec l’Institut français du Maroc, la première édition de « CAP’LECTURE MAROC ». Destinée aux élèves du primaire, du secondaire collégial et du secondaire qualifiant, la compétition les met au défi de lire 15 ouvrages en français, d’en restituer le contenu et de défendre leurs lectures à l’oral. Après des sélections menées dans les établissements scolaires puis aux niveaux provincial et régional, les finalistes se retrouvent à Rabat du 24 au 26 septembre.

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Quinze livres en français à lire au cours de l’année, puis une série de sélections pour départager les élèves capables non seulement de lire, mais aussi de montrer qu’ils ont compris leurs lectures. C’est sur ce principe que repose la première édition de CAP’LECTURE MAROC.

Lancée le 27 février dernier, la compétition concerne des élèves du primaire jusqu’au secondaire qualifiant, répartis en quatre catégories selon leur niveau scolaire. Chacun doit avoir parcouru 15 ouvrages, contre 10 pour les élèves en situation de handicap ou présentant des besoins spécifiques. Le niveau de difficulté évolue avec l’âge : les plus jeunes peuvent travailler sur des contes, des albums illustrés ou des bandes dessinées, tandis que les collégiens et lycéens élargissent leurs lectures aux romans, nouvelles, textes documentaires, recueils de poésie, essais ou biographies.

Mais avoir terminé les ouvrages ne suffit pas puisque, comme l’impose le ministère dans les conditions du concours, les candidats doivent garder une trace de chacune de leurs lectures. Les plus jeunes réalisent des dessins et des résumés, tandis que les autres préparent une fiche pour chaque livre lu.

Ce travail a accompagné les différentes étapes de sélection, organisées d’abord dans les établissements scolaires, puis aux niveaux provincial et régional, avant la qualification des élèves retenus pour la finale nationale, qui a débuté jeudi à Rabat.

Lire, comprendre et convaincre le jury

La compréhension des ouvrages est ensuite mise à l’épreuve à l’oral. Le candidat doit lire à voix haute un extrait choisi parmi ses lectures, avant de répondre aux questions du jury sur un ou plusieurs des 15 livres de son parcours. Il peut être amené à raconter l’histoire, à présenter les personnages et les thèmes abordés, à résumer un ouvrage ou encore à donner son avis et à le justifier. La fluidité de la lecture, l’articulation, l’intonation et le rythme sont également pris en compte dans l’évaluation.

La compréhension de l’écrit, justement, reste une difficulté majeure pour une grande partie des élèves marocains. Selon les résultats de l’enquête internationale PISA 2025, publiés ce mois-ci, seuls 13% des élèves marocains de 15 ans atteignent au moins le niveau de base en compréhension de l’écrit. Autrement dit, près de neuf élèves marocains sur dix évalués n’atteignent pas ce seuil, qui correspond notamment à la capacité de comprendre l’idée principale d’un texte et d’y repérer une information précise.

Face à ce constat, des initiatives qui replacent la lecture au cœur de la pratique scolaire, tout en demandant aux élèves de comprendre, d’expliquer et de défendre ce qu’ils ont lu, prennent tout leur sens. Une démarche qui gagnerait également à être déclinée dans d’autres langues enseignées au Maroc, notamment l’arabe, l’anglais et l’amazigh.

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