Sur le campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), la sixième édition de la "Science Week" s’ouvre ce lundi autour d’un thème qui s’impose au cœur des réflexions scientifiques contemporaines : la convergence. Pendant une semaine, chercheurs, experts internationaux et étudiants s’y succèdent pour explorer la manière dont la science se reconfigure face à des réalités de plus en plus imbriquées.
L’événement, qui se tient jusqu’au 5 avril, ne se borne pas à exposer des travaux, indiquent les organisateurs, mais ouvre un espace où se débattent les nouvelles manières de produire le savoir, à l’heure où les phénomènes étudiés franchissent les frontières des disciplines, dans une programmation qui fait dialoguer conférences, ateliers thématiques et panels.
En ouverture de cette édition, le président de l’UM6P, Hicham El Habti, a insisté sur l’importance du thème retenu et sur les enjeux qu’il recouvre. « Les grandes questions de notre siècle refusent de rester dans une seule discipline », affirme-t-il, en soulignant que les avancées scientifiques se construisent désormais aux interfaces entre champs de connaissance.
Dans cette perspective, il défend une université qui met en pratique cette logique de convergence. « À l’UM6P, recherche, formation et innovation ne sont pas cloisonnées, mais articulées entre elles et connectées aux enjeux de société », explique-t-il.
Dans le prolongement, le directeur de la Science Week, Fouad Laroui, inscrit ce choix dans cette même évolution. La convergence, souligne-t-il, ne relève pas d’un simple rapprochement entre disciplines, mais d’une manière d’organiser les savoirs face à des phénomènes devenus complexes pour être appréhendés isolément.
Dans ce cadre, l’intervenant met en lumière des situations où ces interactions apparaissent avec une particulière acuité, notamment au Maroc. Selon les données qu’il présente, l’évolution du climat au Royaume, caractérisée par une hausse des températures estimée à 0,43 degré par décennie depuis les années 1970, s’accompagne d’une diminution des précipitations et d’une pression accrue sur les ressources en eau. Ces mutations ne sauraient être appréhendées à l’aune d’un seul champ : elles affectent les systèmes agricoles, transforment les conditions de vie et soulèvent, à terme, des enjeux majeurs en matière de sécurité alimentaire et de santé des populations.
Dans cette perspective, il souligne que seule une approche fondée sur la convergence permet d’en saisir pleinement les implications. Comprendre ces phénomènes suppose, selon lui, de mobiliser simultanément plusieurs champs, en articulant les données climatiques, les dynamiques économiques et les indicateurs sanitaires, afin de produire une lecture cohérente de situations devenues fortement interdépendantes.
Face à ces constats, les intervenants insistent sur le fait que la convergence ne reste pas théorique. Elle se traduit concrètement par un travail entre disciplines, mais aussi par l’usage d’outils capables de relier des informations issues de plusieurs domaines.
À cet égard, l’intelligence artificielle s’impose comme l’un de ces outils clés, capable de croiser des données climatiques, économiques et sanitaires afin d’en révéler les interactions et d’anticiper certains risques, notamment ceux liés au climat et à la santé. Son renforcement s’inscrit dans une approche que les intervenants appellent à intégrer pleinement dans les politiques publiques. Dans cette dynamique, le Maroc n’est pas en retrait : il s’inscrit déjà dans cette transformation à travers la stratégie Morocco Digital 2030, qui structure l’usage du numérique comme levier de développement économique et social, une orientation saluée par les experts présents.
Au fil de la semaine, "la Science Week" de l’UM6P poursuit cette exploration à travers conférences, ateliers et débats. Jusqu’au 5 avril, les échanges doivent ainsi se prolonger autour de ces enjeux, avec pour ambition de faire émerger des pistes de réflexion et, surtout, des réponses concrètes, pour le Maroc comme pour d’autres contextes confrontés à des défis similaires.
L’événement, qui se tient jusqu’au 5 avril, ne se borne pas à exposer des travaux, indiquent les organisateurs, mais ouvre un espace où se débattent les nouvelles manières de produire le savoir, à l’heure où les phénomènes étudiés franchissent les frontières des disciplines, dans une programmation qui fait dialoguer conférences, ateliers thématiques et panels.
En ouverture de cette édition, le président de l’UM6P, Hicham El Habti, a insisté sur l’importance du thème retenu et sur les enjeux qu’il recouvre. « Les grandes questions de notre siècle refusent de rester dans une seule discipline », affirme-t-il, en soulignant que les avancées scientifiques se construisent désormais aux interfaces entre champs de connaissance.
Dans cette perspective, il défend une université qui met en pratique cette logique de convergence. « À l’UM6P, recherche, formation et innovation ne sont pas cloisonnées, mais articulées entre elles et connectées aux enjeux de société », explique-t-il.
Dans le prolongement, le directeur de la Science Week, Fouad Laroui, inscrit ce choix dans cette même évolution. La convergence, souligne-t-il, ne relève pas d’un simple rapprochement entre disciplines, mais d’une manière d’organiser les savoirs face à des phénomènes devenus complexes pour être appréhendés isolément.
Climat, eau, santé : une seule équation au Maroc !
Sur scène, cette réflexion trouve une traduction concrète avec l’intervention de Victor Dzau, président de la National Academy of Medicine des États-Unis, qui rappelle que la santé ne peut plus être pensée indépendamment de son environnement. « Les défis mondiaux auxquels nous faisons face exigent une approche de convergence qui intègre les disciplines, les outils et les modes de pensée », explique-t-il.Dans ce cadre, l’intervenant met en lumière des situations où ces interactions apparaissent avec une particulière acuité, notamment au Maroc. Selon les données qu’il présente, l’évolution du climat au Royaume, caractérisée par une hausse des températures estimée à 0,43 degré par décennie depuis les années 1970, s’accompagne d’une diminution des précipitations et d’une pression accrue sur les ressources en eau. Ces mutations ne sauraient être appréhendées à l’aune d’un seul champ : elles affectent les systèmes agricoles, transforment les conditions de vie et soulèvent, à terme, des enjeux majeurs en matière de sécurité alimentaire et de santé des populations.
Dans cette perspective, il souligne que seule une approche fondée sur la convergence permet d’en saisir pleinement les implications. Comprendre ces phénomènes suppose, selon lui, de mobiliser simultanément plusieurs champs, en articulant les données climatiques, les dynamiques économiques et les indicateurs sanitaires, afin de produire une lecture cohérente de situations devenues fortement interdépendantes.
Face à ces constats, les intervenants insistent sur le fait que la convergence ne reste pas théorique. Elle se traduit concrètement par un travail entre disciplines, mais aussi par l’usage d’outils capables de relier des informations issues de plusieurs domaines.
À cet égard, l’intelligence artificielle s’impose comme l’un de ces outils clés, capable de croiser des données climatiques, économiques et sanitaires afin d’en révéler les interactions et d’anticiper certains risques, notamment ceux liés au climat et à la santé. Son renforcement s’inscrit dans une approche que les intervenants appellent à intégrer pleinement dans les politiques publiques. Dans cette dynamique, le Maroc n’est pas en retrait : il s’inscrit déjà dans cette transformation à travers la stratégie Morocco Digital 2030, qui structure l’usage du numérique comme levier de développement économique et social, une orientation saluée par les experts présents.
Au fil de la semaine, "la Science Week" de l’UM6P poursuit cette exploration à travers conférences, ateliers et débats. Jusqu’au 5 avril, les échanges doivent ainsi se prolonger autour de ces enjeux, avec pour ambition de faire émerger des pistes de réflexion et, surtout, des réponses concrètes, pour le Maroc comme pour d’autres contextes confrontés à des défis similaires.
