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Master sciences et techniques : IA intégrée, distanciel, alternance… ce qui change dès 2026-2027

Pour tous les futurs étudiants de master en sciences et techniques, un nouveau cadre s’impose dès 2026-2027. Portée par le ministre de l’Enseignement supérieur Azzedine El Midaoui et publiée au Bulletin officiel, la réforme introduit de nouvelles règles, dont l’intégration de l’intelligence artificielle dans toutes les filières et un encadrement du recours à l’enseignement à distance, entre autres mesures appelées à modifier concrètement l’organisation des études et les conditions de formation.

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Publié au Bulletin officiel du 9 avril 2026, l’arrêté n°2988.25 du 26 décembre 2025, signé par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, introduit un nouveau cadre pour le master en sciences et techniques. Ce dispositif s’appliquera aux étudiants qui intégreront le master à partir de l’année universitaire 2026-2027, tandis que ceux déjà inscrits avant cette date poursuivront leur formation selon l’ancien cadre.

Quatre inflexions structurent cette réforme, avec pour objectif de relever le niveau de la formation, comme le défend le ministre.

La première concerne l’intelligence artificielle, désormais intégrée de manière obligatoire dans les parcours. Le cahier des normes prévoit qu’au moins une unité en intelligence artificielle soit incluse dans chaque formation, quelle que soit la spécialité.

Le deuxième changement porte sur les modalités d’enseignement. La formation reste dispensée principalement en présentiel, mais elle peut recourir à l’enseignement à distance dans des proportions encadrées, limitées à 30 % pour les unités disciplinaires et à 50 % pour les unités transversales.

Le troisième point concerne l’alternance. Le texte prévoit que les formations peuvent être organisées selon ce mode, en complément du présentiel ou du distanciel. Une option laissée aux établissements, sans caractère obligatoire.

Le quatrième changement concerne la langue d’enseignement. Le texte prévoit que, pour les filières dispensées exclusivement en langues étrangères, au moins une unité transversale doit être enseignée en langue arabe au cours du parcours.

Pour la sélection, le Bulletin officiel maintient une procédure en deux étapes, fondée d’abord sur l’étude des dossiers de candidature, puis sur une sélection finale basée sur un test écrit, avec la possibilité d’ajouter d’autres modalités prévues dans le descriptif de la formation. Dans ce contexte, la suppression de l’épreuve écrite, un temps envisagée par le ministère et à l’origine d’une polémique, n’est pas retenue dans le texte, qui confirme son maintien dans le processus de sélection.

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