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Mercredi 03 Juin 2026
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Le cinéma égyptien toujours à l'honneur

Le cinéma égyptien continue à être honoré par le Festival international du film de Marrakech (Fifm) dont le programme des hommages prévu pour cette année comprend notamment une rétrospective des meilleurs films du défunt cinéaste Youssef Chahine, disparu récemment.

Le cinéma égyptien toujours à l'honneur
La star égyptienne, Yousra. (Photo : www.aujourdhui.ma)
Plusieurs stars égyptiennes, dont la réalisatrice Inas Al-Daghidi et les acteurs Izzat El Alayli et Yousra, ont fait le déplacement pour être ainsi au rendez-vous de cet événement cinématographique qu'abrite la Cité ocre du 14 au 22 novembre, qui a déjà célébré l'année dernière le centenaire du cinéma égyptien et rendu hommage il y a quatre ans au défunt réalisateur.

En programmant cette année onze opus de Youssef Chahine, les initiateurs du FIFM ont voulu donner aux festivaliers l'occasion de se remémorer l'œuvre de cette icône du cinéma égyptien, qui a laissé un riche répertoire cinématographique mêlant différents genres allant de la comédie au mélodrame.

Parmi les films programmés dans le cadre de cette rétrospective, il y a lieu de citer «Bab El Hadid» (gare centrale), «Al Ard» (la terre), «Al Ousfour» (le moineau), «Iskanderya Lih?» (Alexandrie pourquoi?), «Haddouta Misrya»(la mémoire), «Al Massir»(le destin) et «Iskanderya-New York» (Alexandrie-New York). Né le 25 janvier 1926 à Alexandrie en Egypte, Youssef Chahine s'éteint le 27 juillet 2008 au Caire. Après un enseignement primaire chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, puis dans une école anglaise jusqu'au baccalauréat, Youssef Chahine reste un an à l'université d'Alexandrie avant de partir pour les Etats-Unis.

Il va y suivre pendant deux ans des études de cinéma et d'arts dramatiques au Pasadena Play House, près de Los Angeles. Revenu en Egypte en 1948, il travaille avec Gianni Vernuccio, un documentariste italien né en Egypte, puis avec l'opérateur Alvise Orfanelli, «pionnier du cinéma égyptien», qui lui ouvre les portes de la production.

Youssef Chahine tourne son premier film, «Papa Amine», en 1950, puis réalise quelques comédies musicales, parfois pour des raisons «alimentaires» comme il le dit lui-même, et aborde plusieurs autres genres cinématographiques, de la comédie au mélodrame. En 1951, il participe pour la première fois au Festival de Cannes avec son film «Le fils du Nil». Sept ans plus tard, il réalise «Gare centrale», l'un de ses chefs-d'œuvre dans lequel il prouve également ses talents d'acteur.

Lié avec l'écrivain Abdel-Rahman Charkawi depuis «Djamila l'Algérienne» (1958), Youssef Chahine va porter à l'écran son roman «La terre» en 1969. Ce film, de même que «Le choix» (1970) et «Le moineau» (1973), témoigne de la mise en place de l'Egypte contemporaine autour de moments-clés comme la colonisation britannique, le départ de Farouk, l'arrivée de Nasser ou la défaite de la guerre des six jours.

En 1979, il obtient l'Ours d'Argent et le Grand Prix du Jury au Festival de Berlin pour «Alexandrie pourquoi ?», premier volet de ce qui deviendra par la suite une série autobiographique complétée par «La mémoire» (1982), «Alexandrie encore et toujours» (1989) et «Alexandrie-New York» (2004).

En 1984, il réalise «Adieu Bonaparte», sa première coproduction avec la France, qui le consacre définitivement dans le monde entier par sa sélection en compétition.

Outre le cinéma égyptien, le programme des hommages de la 8e édition du FIFM honore également les cinématographies marocaine, britannique et Russe.
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