Devant un public bien avisé, les deux ténors de la chanson n'ont pas fait dans la dentelle en offrant aux heureux spectateurs un voyage musical au cœur du patrimoine poétique arabe et africain.
Ebloui par l'authenticité des chants et l'originalité des instruments musicaux, le public s'est laissé bercé par les notes d'une musique ô combien enchanteresse.
Le premier spectacle a été, merveilleusement, donné par le très populaire Mohamed Ba Jeddoub, accompagné de sa troupe constituée pour la majorité de jeunes Mounchidate et Mounchidine.
Né en 1945 à Safi, Ba Jeddoub a montré dès son plus jeune âge un grand intérêt pour la musique traditionnelle surtout pour la musique arabo-andalouse et le chant religieux.
La zawiya est la première école où il apprend les fondements de cet art. En 1961, il s'initie auprès du grand maître feu Sidi Said Qadiri à Salé et du maître Mohamed Tbayek à Marrakech. En 1963, il est présenté au grand maître Haj Driss Benjelloun, président de l'association des amateurs de la musique andalouse au Maroc qui le présente en 1968 au Chef d'Orchestre Labrihi et maître Haj Abdelkrim Raïs.
Avec l'aide de ces grands maîtres, Ba Jeddoub a pu développer son talent surtout dans le style "Maoual" et contribuer à l'enrichissement de la musique andalouse.
Dans un tout autre registre, Musa Dieng Kala a livré, quant à lui, une méditation musicale inédite mariant sons des tokoros (flûtes Peuhl), xalam (cithare sénégalaise) et autres tabalas avec sa douce voix africaine. Un moment fort où les racines de la tradition mandingue fusionnent avec la spiritualité dans toute sa noblesse.
Musa Dieng Kala, qui s'est affilié à la Confrérie des Mourides (Qadiriya) introduite au Sénégal au 19e siècle par Cheikh Ahmadou Bamba (1855-1927), chante en arabe et en wolof et excelle dans la mise en musique des poèmes de son maître Cheikh Bamba.
Après avoir travaillé aux côtés de Youssou N'Dour, dont il dirigea le studio d'enregistrement à Dakar de 1991 à 1993, cet artiste polyvalent produisit plusieurs clips vidéo.
En 1993, il part s'installer à Montréal, au Canada. C'est là qu'il découvre ses talents cachés de chanteur et que se développe en lui le désir de faire connaître le message du Sheikh Bamba à travers ses chansons.
Après son premier album "Shakawtu-Faith", unanimement salué par la critique, son second album suit les mêmes sources d'inspiration spirituelle, intégrant des influences tantôt Jazz, tantôt saoul ou blues, voire indiennes.
Musa Dieng Kala a pu partager sa sensibilité artistique et spirituelle sur diverses scènes du monde, aux côtés de grands artistes reconnus tels Myriam Makaba, Cheb Mami, Noa ou Manu Dibango.
La 2e édition du Festival de Fès de la culture Soufie, qui a connu la participation d'artistes et de chercheurs en provenance de plusieurs pays étrangers, a été ponctuée quotidiennement par des concerts donnés par des troupes soufies et des groupes issus de confréries et par des figures emblématiques de cet art sublime.
Cette manifestation, qui s'inscrit dans le cadre des activités marquant les 1200 ans de la fondation de Fès, a été marquée par l'organisation d'une série de débats sur le soufisme, dont "Les voies de la connaissance de soi en Orient et Occident", "Soufisme et dialogue Orient Occident" et "Désir d'Islam, le voyage soufi d'Isabelle Eberhardt.
Ebloui par l'authenticité des chants et l'originalité des instruments musicaux, le public s'est laissé bercé par les notes d'une musique ô combien enchanteresse.
Le premier spectacle a été, merveilleusement, donné par le très populaire Mohamed Ba Jeddoub, accompagné de sa troupe constituée pour la majorité de jeunes Mounchidate et Mounchidine.
Né en 1945 à Safi, Ba Jeddoub a montré dès son plus jeune âge un grand intérêt pour la musique traditionnelle surtout pour la musique arabo-andalouse et le chant religieux.
La zawiya est la première école où il apprend les fondements de cet art. En 1961, il s'initie auprès du grand maître feu Sidi Said Qadiri à Salé et du maître Mohamed Tbayek à Marrakech. En 1963, il est présenté au grand maître Haj Driss Benjelloun, président de l'association des amateurs de la musique andalouse au Maroc qui le présente en 1968 au Chef d'Orchestre Labrihi et maître Haj Abdelkrim Raïs.
Avec l'aide de ces grands maîtres, Ba Jeddoub a pu développer son talent surtout dans le style "Maoual" et contribuer à l'enrichissement de la musique andalouse.
Dans un tout autre registre, Musa Dieng Kala a livré, quant à lui, une méditation musicale inédite mariant sons des tokoros (flûtes Peuhl), xalam (cithare sénégalaise) et autres tabalas avec sa douce voix africaine. Un moment fort où les racines de la tradition mandingue fusionnent avec la spiritualité dans toute sa noblesse.
Musa Dieng Kala, qui s'est affilié à la Confrérie des Mourides (Qadiriya) introduite au Sénégal au 19e siècle par Cheikh Ahmadou Bamba (1855-1927), chante en arabe et en wolof et excelle dans la mise en musique des poèmes de son maître Cheikh Bamba.
Après avoir travaillé aux côtés de Youssou N'Dour, dont il dirigea le studio d'enregistrement à Dakar de 1991 à 1993, cet artiste polyvalent produisit plusieurs clips vidéo.
En 1993, il part s'installer à Montréal, au Canada. C'est là qu'il découvre ses talents cachés de chanteur et que se développe en lui le désir de faire connaître le message du Sheikh Bamba à travers ses chansons.
Après son premier album "Shakawtu-Faith", unanimement salué par la critique, son second album suit les mêmes sources d'inspiration spirituelle, intégrant des influences tantôt Jazz, tantôt saoul ou blues, voire indiennes.
Musa Dieng Kala a pu partager sa sensibilité artistique et spirituelle sur diverses scènes du monde, aux côtés de grands artistes reconnus tels Myriam Makaba, Cheb Mami, Noa ou Manu Dibango.
La 2e édition du Festival de Fès de la culture Soufie, qui a connu la participation d'artistes et de chercheurs en provenance de plusieurs pays étrangers, a été ponctuée quotidiennement par des concerts donnés par des troupes soufies et des groupes issus de confréries et par des figures emblématiques de cet art sublime.
Cette manifestation, qui s'inscrit dans le cadre des activités marquant les 1200 ans de la fondation de Fès, a été marquée par l'organisation d'une série de débats sur le soufisme, dont "Les voies de la connaissance de soi en Orient et Occident", "Soufisme et dialogue Orient Occident" et "Désir d'Islam, le voyage soufi d'Isabelle Eberhardt.
