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Dimanche 05 Avril 2026
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Majda El Roumi chante pour le public fassi

La chanteuse Majda El Roumi a gratifié vendredi soir le public du Festival de Fès des musiques sacrées du monde d'une soirée nostalgique, chargée de religiosité, d'amour, d'espoir et de paix, en interprétant une chanson intitulée "Ounchoudat Salam", du poète Mahmoud Darouiche.

Majda El Roumi chante pour le public fassi
La diva libanaise, Majda El Roumi avec ses chansons et de sa musique merveilleusement belles et poétiques en concert spectaculaire. (Photo : www.entv.dz)
Le public, venu très nombreux à la place historique Bab-Al Makina, a assisté à un concert exceptionnel, lui rappelant des ténors de la chanson classique arabe, pour ne citer que Fairouz, Oum Kalthoum ou encore Mohamed Abdelwahab, Wadi al Safi ou Asmahane.

L'étoile de la paix, connue pour sa voix cristalline, élégante et sensible, a interprété lors de cette avant dernière journée du Festival des chansons de son ancien comme de son nouveau répertoire.

Les mélomanes ont délecté à cœur des textes où l'amour et la paix côtoient souffrance et espoir comme dans "Ana Am Bahlam", "Ani Abhat", "Rais Sid", "Alik Annas Am Biyasalouni".

Fille du réputé musicien Halim El Roumi, Majda est née au Liban, dans une famille chrétienne de tradition melkite catholique. Son intérêt pour la musique prend sa source très tôt, à l'écoute des voix légendaires ayant marqué la chanson classique arabe.

C'est dans les années 1975, où le Liban est déchiré par la guerre civile, que Majda El Roumi, qui continue encore ses études, entre de plein pied dans ce qui sera l'une des carrières musicales les plus extraordinaires du monde arabe.

Elle grave alors ses premiers disques et connaît le succès avec une apparition remarquée, en 1976, comme actrice et chanteuse, dans le film de Youssef Chahine, "Awdat al Ibn al Dal" -Le Retour du fils prodigue-, qui la présente alors comme "la Voix du XXe Siècle".

A partir de cette date les succès s'enchaînent de disques en disques, et Majda El Roumi se produit dans les plus grands festivals du monde arabe, dont Beiteddine, Jerash, Carthage, l'Opéra du Caire. Elle est la première chanteuse de la "nouvelle génération" à chanter les textes du grand poète syrien Nizar Qabbani.

En décembre 2006, elle chante pour l'ouverture des 15e Jeux asiatiques à Doha, en duo avec le grand ténor José Carreras.

A côté de sa maîtrise du style classique, elle a su franchir les frontières des genres avec une approche musicale connectée sur son époque.

Majda El Roumi, qui porte dans le plus profond de son cœur un amour indéfectible et passionné pour le Liban, sa patrie, est devenue un symbole et une icône pour le grand public mélomane du monde arabe.

Placé sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, le Festival des musiques sacrées du monde (6-16 juin) a retenu cette année le thème des "Voies de la création".

S'inscrivant depuis 14 ans dans une mission universelle de paix et de rapprochement entre les peuples, le Festival, organisé par la Fondation Esprit de Fès, a mis en place une programmation aussi riche que variée comprenant notamment la grande voix africaine d'Ismaël Lô, Mohamed Abdou, Ghada Shbéïr (Liban), Cantus Colln (Allemagne), Mari Boine (Norvège), Huong Thanh (Viêt-Nam) et Madhup Mudgal (Inde).
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