«Nous sommes profondément affectés par la brutale disparition de Simon Levy qui faisait partie de notre univers», a-t-il dit dans une déclaration à la MAP.
«Le Maroc dans toute sa diversité communie dans le souvenir de Simon Levy et gravera dans sa mémoire son respect pour le militant, le camarade, l'ami, le maitre, le partenaire, en un mot l'Homme», a indiqué Serge Berdugo, qui a présenté, au nom de la Communauté Juive Marocaine, ses plus sincères condoléances à son épouse, à ses fils et à l'ensemble de la famille Levy.
Il a salué en le défunt «le militant, le nationaliste de l'indépendance, le défenseur des justes causes, de la liberté, de la démocratie et de l'équité», ajoutant que le parcours de militant de Simon Lévy «est dans toutes les mémoires pour avoir été présent sur tous les fronts lorsque la dignité de l'homme était bafouée».
Berdugo a, à cet égard, mis l'accent sur les qualités et le dynamisme du défunt au sein de la communauté juive au Maroc, notamment «sa dévotion à la préservation des valeurs ancestrales du Patrimoine du Judaïsme Marocain ancrées dans le terreau marocain».
«Simon a été amené à se mobiliser pour assurer une meilleure intégration de notre Communauté et lui permettre de jouer un rôle dans le rayonnement du Royaume du Maroc», a-t-il affirmé.
En 1972, Simon Levy, le militant chevronné avait compris que la restructuration de notre Communauté ne pouvait se faire que de l'intérieur. Il a donc intégré le Conseil des Communautés et le Comité de la Communauté de Casablanca dont il assumera le Secrétariat général. Il s'est engagé dans la préservation de notre Patrimoine culturel et s'est investi corps et âme dans cette aventure exaltante qui a constitué son ultime combat, a rappelé Serge Berdugo.
«En outre, Simon a dirigé avec passion la Fondation du Patrimoine Juif Marocain reconnue d'utilité publique et animé avec ferveur le Musée Juif de Casablanca, deux institutions créées par notre Communauté qu'il a incarnées durant plus d'une décennie, deux institutions mondialement appréciées pour leur sérieux et leurs apports aux Patrimoines national et universel».
«Partisan des compromis constructifs, Simon était imperméable à tout ce qui pouvait correspondre à ses yeux à une compromission, à une entorse à son éthique. Simon a été un des hommes politiques qui ont compris les profondes mutations du monde et militait pour l'approche réaliste et féconde qui a conduit au compromis dynamique qui a donné naissance à l'Alternance et à toutes les avancées démocratiques» (au Maroc, ndlr), a-t-il ajouté.
«A l'unisson de l'ensemble des citoyens marocains, il s'est mobilisé pour la préservation de l'intégrité de nos Provinces Sahariennes et a fait plus que sa part pour la défense de cette cause Nationale».
Il a d'autre part mis en exergue l'engagement de Simon et sa pugnacité à défendre les droits légitimes du Peuple Palestinien à créer son état souverain et viable.
La communauté juive marocaine, la grande famille des nationalistes et les fervents adeptes et défenseurs de l'anti-sionisme sont en deuil. Simon Levy, l'un des leurs et figure de proue d'un militantisme de principe n'est plus. L'homme a rendu l'âme vendredi à Rabat à l'âge de 77 ans, des suites d'une longue maladie.
Secrétaire général de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain, le défunt est resté jusqu'à la fin fidèle à ses principes.
Des principes, ce natif de Fès où il a vu le jour en 1934, en connaît quelque chose, lui qui a affronté durant près de huit décennies une multitude de défis, entraves et épreuves qui n'ont fait que consolider ses convictions politiques, sociales et humaines. Son intransigeance, son attachement aux principes et son parcours exceptionnel de militantisme l'ont conduit à maintes reprises à la privation de liberté, durant les années 60, et à la marginalisation professionnelle qui l'a affreusement affecté.
Engagé dans la lutte pour l'indépendance du Royaume dès 1953, Simon Levy farouchement attaché à son identité marocaine, s'est choisi dès la voie de la gauche en adhérant au courant communiste (1954). Après un engagement dynamique dans l'action estudiantine, il intègre les instances dirigeantes du parti du progrès et du socialisme (PPS-anciennement parti communiste) et, sa casquette syndicaliste aidant, se propulse aux commandes de l'Union marocaine du travail (UMT).
Licencié en littérature espagnole et de portugaise, Levy était un fin linguiste et un grand connaisseur de l'arabe dialectal auquel il a consacré sa thèse de Doctorat d'Etat : «Parlers arabes des juifs du Maroc : particularités et emprunts. Histoire, sociolinguistique et géographie dialectale». La thématique confirme l'attachement viscéral de l'homme à son identité de juif marocain.
L'engagement moral de l'homme aux cotés des peuples opprimés et en faveur des causes nobles ont conduit le défunt à se positionner dès le départ contre le sionisme et à choisir le camps des opprimés en militant ardemment pour la défense et la préservation des droits inaliénables du peuple palestinien.
A travers cette position qui lui a valu l'estime, le respect et la reconnaissance sur les scènes nationale et internationale, Simon Levy a su cristalliser les valeurs fondatrices du judaïsme marocain, profondément attaché à l'identité nationale et aux idéaux de la justice, de l'équité et de l'humanisme.
Sur ce plan, le défunt qui a couronné ses actions par la création du musée du judaïsme marocain de Casablanca, a su fédérer l'ensemble des composantes de la communauté juive marocaine à travers le secrétariat général de la communauté juive de Casablanca, assurée depuis 1977, et par la suite, la Fondation du Patrimoine judéo-marocain qu'il a dirigé depuis 1998.
La capitale économique a eu sa part d'intérêt auprès de Simon Levy, un Casablancais de résidence. Elu conseiller municipal de la ville de 1976 à 1983, il s'occupera du secteur social et culturel et contribuera au renforcement des infrastructures socioculturelles et de formation de la cité.
Le journalisme, autre champs d'action du défunt, a été marqué notamment par des expériences de rédacteur en chef des hebdomadaires «La Nation» puis «Al Jamahir» (1958 -1959), et de journaliste au quotidien «Al Bayane». Aujourd'hui, c'est toute cette dynamique existence d'un grand militant de causes nobles qu'on retient de Simon Levy.
La mort de l'homme est certes un deuil, mais les valeurs nobles auquelles il a contribué tout au long de ses 77 ans le garderont éternel dans la mémoire de la communauté juive marocaine, de la grande famille des nationalistes et des fervents adeptes et défenseurs de l'anti-sionisme.
«Le Maroc dans toute sa diversité communie dans le souvenir de Simon Levy et gravera dans sa mémoire son respect pour le militant, le camarade, l'ami, le maitre, le partenaire, en un mot l'Homme», a indiqué Serge Berdugo, qui a présenté, au nom de la Communauté Juive Marocaine, ses plus sincères condoléances à son épouse, à ses fils et à l'ensemble de la famille Levy.
Il a salué en le défunt «le militant, le nationaliste de l'indépendance, le défenseur des justes causes, de la liberté, de la démocratie et de l'équité», ajoutant que le parcours de militant de Simon Lévy «est dans toutes les mémoires pour avoir été présent sur tous les fronts lorsque la dignité de l'homme était bafouée».
Berdugo a, à cet égard, mis l'accent sur les qualités et le dynamisme du défunt au sein de la communauté juive au Maroc, notamment «sa dévotion à la préservation des valeurs ancestrales du Patrimoine du Judaïsme Marocain ancrées dans le terreau marocain».
«Simon a été amené à se mobiliser pour assurer une meilleure intégration de notre Communauté et lui permettre de jouer un rôle dans le rayonnement du Royaume du Maroc», a-t-il affirmé.
En 1972, Simon Levy, le militant chevronné avait compris que la restructuration de notre Communauté ne pouvait se faire que de l'intérieur. Il a donc intégré le Conseil des Communautés et le Comité de la Communauté de Casablanca dont il assumera le Secrétariat général. Il s'est engagé dans la préservation de notre Patrimoine culturel et s'est investi corps et âme dans cette aventure exaltante qui a constitué son ultime combat, a rappelé Serge Berdugo.
«En outre, Simon a dirigé avec passion la Fondation du Patrimoine Juif Marocain reconnue d'utilité publique et animé avec ferveur le Musée Juif de Casablanca, deux institutions créées par notre Communauté qu'il a incarnées durant plus d'une décennie, deux institutions mondialement appréciées pour leur sérieux et leurs apports aux Patrimoines national et universel».
«Partisan des compromis constructifs, Simon était imperméable à tout ce qui pouvait correspondre à ses yeux à une compromission, à une entorse à son éthique. Simon a été un des hommes politiques qui ont compris les profondes mutations du monde et militait pour l'approche réaliste et féconde qui a conduit au compromis dynamique qui a donné naissance à l'Alternance et à toutes les avancées démocratiques» (au Maroc, ndlr), a-t-il ajouté.
«A l'unisson de l'ensemble des citoyens marocains, il s'est mobilisé pour la préservation de l'intégrité de nos Provinces Sahariennes et a fait plus que sa part pour la défense de cette cause Nationale».
Il a d'autre part mis en exergue l'engagement de Simon et sa pugnacité à défendre les droits légitimes du Peuple Palestinien à créer son état souverain et viable.
Simon Levy : Une figure de proue s'éteint
La communauté juive marocaine, la grande famille des nationalistes et les fervents adeptes et défenseurs de l'anti-sionisme sont en deuil. Simon Levy, l'un des leurs et figure de proue d'un militantisme de principe n'est plus. L'homme a rendu l'âme vendredi à Rabat à l'âge de 77 ans, des suites d'une longue maladie.
Secrétaire général de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain, le défunt est resté jusqu'à la fin fidèle à ses principes.
Des principes, ce natif de Fès où il a vu le jour en 1934, en connaît quelque chose, lui qui a affronté durant près de huit décennies une multitude de défis, entraves et épreuves qui n'ont fait que consolider ses convictions politiques, sociales et humaines. Son intransigeance, son attachement aux principes et son parcours exceptionnel de militantisme l'ont conduit à maintes reprises à la privation de liberté, durant les années 60, et à la marginalisation professionnelle qui l'a affreusement affecté.
Engagé dans la lutte pour l'indépendance du Royaume dès 1953, Simon Levy farouchement attaché à son identité marocaine, s'est choisi dès la voie de la gauche en adhérant au courant communiste (1954). Après un engagement dynamique dans l'action estudiantine, il intègre les instances dirigeantes du parti du progrès et du socialisme (PPS-anciennement parti communiste) et, sa casquette syndicaliste aidant, se propulse aux commandes de l'Union marocaine du travail (UMT).
Licencié en littérature espagnole et de portugaise, Levy était un fin linguiste et un grand connaisseur de l'arabe dialectal auquel il a consacré sa thèse de Doctorat d'Etat : «Parlers arabes des juifs du Maroc : particularités et emprunts. Histoire, sociolinguistique et géographie dialectale». La thématique confirme l'attachement viscéral de l'homme à son identité de juif marocain.
L'engagement moral de l'homme aux cotés des peuples opprimés et en faveur des causes nobles ont conduit le défunt à se positionner dès le départ contre le sionisme et à choisir le camps des opprimés en militant ardemment pour la défense et la préservation des droits inaliénables du peuple palestinien.
A travers cette position qui lui a valu l'estime, le respect et la reconnaissance sur les scènes nationale et internationale, Simon Levy a su cristalliser les valeurs fondatrices du judaïsme marocain, profondément attaché à l'identité nationale et aux idéaux de la justice, de l'équité et de l'humanisme.
Sur ce plan, le défunt qui a couronné ses actions par la création du musée du judaïsme marocain de Casablanca, a su fédérer l'ensemble des composantes de la communauté juive marocaine à travers le secrétariat général de la communauté juive de Casablanca, assurée depuis 1977, et par la suite, la Fondation du Patrimoine judéo-marocain qu'il a dirigé depuis 1998.
La capitale économique a eu sa part d'intérêt auprès de Simon Levy, un Casablancais de résidence. Elu conseiller municipal de la ville de 1976 à 1983, il s'occupera du secteur social et culturel et contribuera au renforcement des infrastructures socioculturelles et de formation de la cité.
Le journalisme, autre champs d'action du défunt, a été marqué notamment par des expériences de rédacteur en chef des hebdomadaires «La Nation» puis «Al Jamahir» (1958 -1959), et de journaliste au quotidien «Al Bayane». Aujourd'hui, c'est toute cette dynamique existence d'un grand militant de causes nobles qu'on retient de Simon Levy.
La mort de l'homme est certes un deuil, mais les valeurs nobles auquelles il a contribué tout au long de ses 77 ans le garderont éternel dans la mémoire de la communauté juive marocaine, de la grande famille des nationalistes et des fervents adeptes et défenseurs de l'anti-sionisme.
