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«Nécessité de renforcer la transparence»

Benkirane souligne la nécessité de renforcer la transparence dans l'administration pour répondre aux exigences des citoyens

«Nécessité de renforcer la transparence»
«Importance majeure dans la mise au point d'une réponse rapide aux exigences croissantes des citoyens», a indiqué Abdelilah Benkirane. (Photo : MAP)

Renforcer la transparence de l'administration dans les pays africains et adapter les politiques publiques aux mutations en cours revêtent une importance majeure dans la mise au point d'«une réponse rapide aux exigences croissantes des citoyens», a indiqué lundi le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.

La conjoncture internationale, les répercussions de la crise économique mondiale sur les pays en développement et les attentes grandissantes des peuples impliquent la consolidation de la transparence dans l'administration publique, une mise à jour des politiques publiques et le renforcement de l'approche participative, en vue de se doter d'un service public en mesure de satisfaire les exigences des citoyens, a précisé Benkirane dans une allocution lue en son nom par le ministre d'Etat, Abdellah Baha, à l'ouverture du 9e Forum panafricain sur la modernisation des services publics et des institutions de l'Etat.

«En dépit des efforts déployés par nos pays, les attentes des citoyens ne sont pas entièrement satisfaites», a souligné le chef du gouvernement lors de ce Forum, organisé par le ministère de la Fonction publique et la Modernisation de l'administration et le Centre africain de formation et de recherche administrative pour le développement (CAFRAD) sous le thème «Créer les conditions du gouvernement ouvert dans les pays africains : pour une administration publique performante répondant aux exigences des citoyens».

Après avoir rappelé les nouveautés apportées par la nouvelle Constitution, notamment en matière de gouvernance et de reddition des comptes, le chef du gouvernement a affirmé que gagner le pari d'un gouvernement ouvert s'inscrit dans le cadre la stratégie du gouvernement fondée sur une approche participative qui place l'entreprenariat et le citoyen au cœur des politiques publiques.

Benkirane a d'autre part salué les efforts déployés par le CAFRAD, en tant qu'espace «privilégié et favorable à l'échange d'expériences réussies» en matière de développement de l'administration, soulignant que ce Centre a eu «des effets positifs sur les programmes de réformes de notre gouvernement».

Le ministre chargé de la fonction publique et de la modernisation de l'administration, Abdelaâdim Guerrouj, a quant à lui souligné que le gouvernement ouvert constituait «la pierre angulaire» dans la réalisation de la bonne gouvernance, basée sur la transparence, la redevabilité, la démocratie et la participation, et une «priorité stratégique» en vue d'améliorer le climat des affaires, renforcer l'attractivité de l'investissement et consolider l'Etat de droit.

Le gouvernement marocain accorde un intérêt particulier à la consolidation du gouvernement ouvert à travers des programmes, dont l'élaboration ou la mise en œuvre ont été basées sur la concertation avec les différentes parties prenantes, a-t-il ajouté, soulignant que le gouvernement est en train de se préparer pour adhérer à l'Initiative internationale du partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), qui prône les principes d'accès à l'information et la participation des citoyens dans le processus de prise de décision et d'élaboration des politiques publiques.

De son côté, le directeur général du Cafrad, Simon Mamosi, a mis l'accent sur la nécessité d'adopter les principes de transparence, d'intégrité et de professionnalisme en matière d'administration publique, en tant que fondement du gouvernement et des services publics ouverts, appelant les gouvernements africains à s'ouvrir davantage sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication en vue de répondre aux exigences diversifiées des citoyens, des partenaires internationaux et des investisseurs de sorte qu'ils puissent avoir confiance dans les systèmes de gouvernance adoptés par ces gouvernements.

Pour sa part, Juliette Borsenberger, représentante de Hanns-Seidel, a estimé que «les citoyens veulent des résultats concrets aux promesses données», estimant nécessaire la mise en place d'une administration publique créative et inventive, fondée sur la transparence et qui n'exclut pas le citoyen».

Le 9e Forum panafricain sur la modernisation des services publics et des institutions de l'Etat, organisé deux jours durant en marge de la 51e session du Conseil d'administration du Cafrad, réunit 26 ministres et chefs de délégations de plusieurs pays africains ainsi que des représentants des organisations régionales et internationales.

Ce Forum constitue une occasion pour le Maroc de partager avec ces pays africains ses réalisations en matière de transparence, d'ouverture et de bonne gouvernance, notamment le droit d'accès à l'information, la transparence du budget, la lutte contre la corruption et la démocratie participative.

Cette rencontre offre également l'opportunité d'examiner les possibilités, les conditions et les défis de la mise en œuvre du gouvernement ouvert dans les pays africains, d'échanger les expériences réussies et de chercher les moyens susceptibles de soutenir l'adhésion de ces pays à l'Initiative internationale du Partenariat pour un gouvernement ouvert. 

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