Le Prix de «Personnalité maghrébine de l'année 2013» a été décerné, vendredi, par la Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M'Sik à Casablanca, au Président de la République tunisienne, Mohamed Moncef Marzouki, en reconnaissance des efforts qu'il a déployés pour construire un Maghreb arabe uni et intégré. 

S'exprimant lors d'une cérémonie, organisée à l'occasion, le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et la Société civile, Lahbib Choubani a souligné que le président Moncef Marzouki a joué un rôle très important pour la sécurité et la stabilité de son pays, surtout les difficultés rencontrées après la révolution du «Jasmin» et l'adoption de la nouvelle Constitution pour le pays, mettant en exergue ses initiatives inlassables en vue de réaliser un Maghreb Arabe uni. 

Et d'ajouter que le concept du Maghreb, à lui seul, porte des réponses stratégiques aux problématiques sociales et économiques confrontées par tous les pays du Maghreb. 

Choubani a, par la suite, fait savoir que le Président Moncef Marzouki a été le premier à établir la première génération des droits fondamentaux d'un citoyen du Maghreb, qui comprenait les cinq libertés à savoir la liberté de circulation, de résidence, de travail, d'investissement et de vote aux élections municipales pour les citoyens maghrébins.

La construction du Maghreb Arabe ne concerne pas seulement les acteurs politiques, mais aussi la société civile qui doit être impliquée dans le processus de sa construction afin de réaliser le rêve de faire des pays maghrébins des Etats démocratiques et modernes, a-t-il estimé.

Pour sa part, le ministre, directeur de cabinet présidentiel tunisien, Adnane Mansar, a estimé que cet hommage rendu au Président Moncef Marzouki est un hommage au projet maghrébin, ajoutant qu'il est arrivé à un moment ou la Tunisie a pris conscience de l'importance de ce projet et du rôle qu'il joue pour le développement de la région. 

Cette cérémonie, a-t-il dit, coïncide avec une nouvelle phase de l'histoire de la Tunisie après la ratification d'une nouvelle Constitution, notant que l'unité du Maghreb n'est plus une idée mais un projet avec des dimensions économiques et sociales.

Et de signaler que la non-intégration du Maghreb fait perdre les pays membres 2% du taux de leur PIB, exprimant, par ailleurs, sa conviction que ces pays peuvent aller de l'avant à travers la consolidation de la justice, de la démocratie, valeurs de l'intégration maghrébine.

D'autres intervenants ont souligné que cet hommage est rendu également à la révolution tunisienne, considérée comme un modèle dans la gestion des désaccords entre les partis politiques ajoutant que cet événement est arrivé après la ratification de la nouvelle constitution, ce qui aura un impact non seulement au niveau local, mais aussi au niveau maghrébin et arabe.

Ont assisté à cette cérémonie, organisée par le centre d'études et de recherches humaines (Mada) en collaboration avec le Forum maghrébin, l'ambassadeur de Tunisie au Maroc, Chafik El Haji, le doyen de la Faculté des lettres et sciences Humaines, Abdelkader Gonegai, les vice-présidents de l'Université Hassan II Mohammedia-Casablanca ainsi que les cadres et professeurs de l'université.

A rappeler que le centre «Mada» s'occupe, entre autres, des questions de démocratisation, de gouvernance et de réforme comme il supervise des études dans les domaines de démocratie et de gouvernance.