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Vendredi 15 Mai 2026
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L'inscription automatique jugée «difficile»

Le ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad, a indiqué, mercredi à Rabat, qu'il est difficile d'adopter l'inscription automatique des citoyens aux listes électorales sur la base du registre de la Carte d'identité nationale (CIN).

L'inscription automatique jugée «difficile»
Mohamed Hassad a estimé qu’il était impossible d'adopter l'inscription automatique des citoyens aux listes électorales sur la base du registre de la Carte d'identité nationale. Ph : Hihi

Cette difficulté réside essentiellement dans le fait que ce registre compte les porteurs d'armes, qui n'ont pas le droit de vote, les personnes inaptes juridiquement comme les prisonniers, les émigrés et les personnes qui ont changé de domicile ou ceux qui ont décédé et qui n'ont pas été enregistrés ainsi, a précisé le ministre, qui répondait aux questions des membres de la commission de l'Intérieur, des collectivités territoriales, de l'habitat et de la politique de la ville, dans le cadre de la présentation du projet de loi relatif à la révision des listes électorales générales. 

Mohamed Hassad a indiqué, à cet égard, qu'il existe 26 millions de CIN au Maroc, dont 20 millions sont des nouvelles CIN biométriques, et que le traitement de chaque cas pour transcender les difficultés que présente l'inscription automatique est presque «impossible». 

La non-adoption de l'inscription automatique des citoyens aux listes électorales sur la base du registre de la CIN n'est en aucun cas liée aux craintes du recul du taux de participation, mais plutôt aux difficultés déjà citées, a-t-il noté. 

«Nous n'avons aucun complexe par rapport au taux de participation dans les élections», a dit Mohamed Hassad, ajoutant que l'annonce de ce taux se fait de manière normale, comme c'était le cas lors des dernières échéances électorales. 

Le ministre a mis l'accent, par ailleurs, sur la forte volonté de réussir les élections dans un climat empreint de transparence et d'honnêteté, appelant l'ensemble des acteurs à dépasser la question de la contestation des élections. 

«Nous n'avons aucun intérêt à s'éloigner de l'honnêteté et nous n'avons de problèmes avec aucun parti qui remporte les élections», a dit Mohamed Hassad, qui a mis l'accent sur l'approche participative adoptée lors de la présentation des projets de loi relatifs à la régionalisation et aux élections aux acteurs politiques et l'examen de leurs remarques, dans le but de parvenir, en fin de compte, à des lois à la hauteur des aspirations de tous. 

Le ministre de l'Intérieur avait indiqué, lors de la présentation du projet de loi relatif à la révision des listes électorales générales, que ce dernier vise en particulier la réussite du processus d'actualisation de ces listes «pour que toutes les parties soient satisfaites de leur résultat et assurées de leur intégrité».

La réussite de cette opération requiert de tous (partis politiques, syndicats, pouvoirs publics et société civile) d'intensifier les efforts pour réaliser les objectifs escomptés, et ce, à travers la mobilisation des moyens disponibles et l'organisation d'une importante campagne de communication pour inciter les citoyens, notamment les jeunes qui ne sont pas encore inscrits, à se rendre massivement aux bureaux dédiés au dépôt des demandes d'inscription. 

 

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