Menu
Search
Mercredi 17 Juin 2026
S'abonner
close

L’ASMEX veut des mesures exceptionnelles pour soutenir les entreprises exportatrices

L’ASMEX veut des mesures exceptionnelles pour soutenir les entreprises exportatrices

L’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) veut une mobilisation pour faire face aux conséquences de la propagation du coronavirus dans le monde et la sécheresse qui sévit actuellement au Maroc. Elle appelle à la mise en place de « mesures exceptionnelles » pour soutenir les entreprises exportatrices marocaines et met en place un comité de veille pour ses membres. Elle invite les entreprises exportatrices à envoyer leurs doléances à l’adresse mail suivant : [email protected].

L’ASMEX propose ainsi neuf mesures. La 1ère est de soutenir les entreprises exportatrices pour préserver leurs emplois en accordant un abattement de 50% sur les charges sociales et l’impôt sur le revenu pendant la période de l’épidémie. La 2e est de suspendre le paiement des impôts, des taxes et des charges sociales jusqu’à nouvel ordre. La 3e consiste à rééchelonner les crédits bancaires octroyés aux investissements et/ ou à la mise à niveau au sein des entreprises exportatrices en différant provisoirement les paiements de crédit. La 4e est de revoir le taux directeur à la baisse d’un point pour les entreprises en difficulté de trésorerie. La 5e est de renforcer les dispositifs d’assurance pour garantir les exportations de marchandises marocaines. La 6e revendication  porte sur le soutien des exportations de produits périssables à hauteur de 80% compte tenu de l’arrêt des lignes aériennes et maritimes à destination des pays cibles.

La 7e est d’annuler tous les frais engendrés par la mise en quarantaine des bateaux transitant par des pays à risque et supportés par les entreprises.

La 8e est de prévoir des mesures compensatoires pour les secteurs d’exportation de services et notamment le tourisme.

En dernier lieu, l’Asmex propose de revoir « les mesures draconiennes de la Loi de Finances 2020 qui ont relevé la taxation sur les entreprises exportatrices, sous la pression de l’Union Européenne, pour sortir de la liste grise dans laquelle le Maroc y figure encore ». Une Loi de Finance rectificative s’impose, estime l’Asmex.

 

Lisez nos e-Papers