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Des appels à soutenir le secteur privé marocain pour maintenir le cap des investissements dans les pays africains

La redynamisation de la stratégie africaine du Maroc est devenue une nécessité avec les changements engendrés par la crise sanitaire liés à la Covid-19. Prenant part à une rencontre internationale sur «L’impact de la sécurité sur l’économie et le développement en Afrique», tenue mardi à Rabat, des universitaires et des experts marocains ont insisté sur l’importance de soutenir le secteur privé marocain afin de maintenir le cap et poursuivre ses efforts d’investissement dans les pays africains.

Des appels à soutenir le secteur privé marocain pour maintenir le cap  des investissements dans les pays africains
Mohamed Benhammou, président du CMES.

Le basculement géostratégique entraîné par la crise sanitaire nécessite un renouvellement des outils de la stratégie africaine du Maroc, une relecture des enjeux et une redéfinition de la cartographie des opportunités. La redynamisation de cette stratégie nécessite également de multiplier les efforts pour soutenir le secteur privé marocain, affecté par la crise sanitaire, afin qu’il maintienne le cap et poursuive ses efforts d’investissement dans les pays africains. De même, il convient de prévoir des mécanismes d’évaluation régulière des accords de coopération existants, dans la mesure où certains cadres de coopération sont obsolètes.
Les propos sont ceux de Azzedine Hanoune, professeur de relations internationales à l’Université Ibn Tofaïl et directeur d’études au Centre marocain des études stratégiques (CMES), qui s’exprimait lors du troisième panel intitulé «Le Maroc, acteur du développement et de la stabilité en Afrique», organisé dans le cadre de la rencontre internationale sur «L’impact de la sécurité sur l’économie et le développement en Afrique».

La politique volontariste du Maroc à l’égard des pays africains n’est pas une politique décousue avec un ensemble d’actions bienveillantes ou de bonnes intentions, mais elle obéit à des fondements théoriques reposant à la fois sur une volonté politique et une réflexion stratégique, avait indiqué M. Hanoune au début de son intervention. Le processus décisionnel de cette politique est chapeauté par S.M. le Roi Mohammed VI qui met à contribution Son charisme et Son statut pour la mettre en œuvre, a souligné le professeur.
Cette politique est le résultat d’un socle identitaire, mais également des vocations du Maroc en rapport avec sa position stratégique entre l’Afrique et l’Europe, l’Orient et l’Occident, et avec les attaches religieuses et culturelles, étant donné que le Royaume dispose d’un ensemble d’atouts historiques le reliant aux pays africains, notamment ceux de l’Afrique de l’Ouest, a-t-il ajouté. Et d’expliquer que cette stratégie africaine du Maroc repose sur une vision volontariste pour une Afrique émergente. Dans Ses discours, S.M. le Roi n’a pas cessé de réitérer Sa foi en la capacité des Africains à tracer leur propre voie de l’émergence à condition de croire en leur potentiel et de se débarrasser des inhibitions du passé, a rappelé M. Hanoune, faisant remarquer que cette doctrine africaine du Maroc a pris une nouvelle impulsion avec le retour du Maroc dans sa famille dans l’Union africaine, et s’est ensuite traduite par une sorte de leadership. «Il ne s’agit pas ici d’un leadership hégémonique, ni de l’expression de la volonté d’expansion géopolitique, mais plutôt d’une implication active afin de stimuler une dynamique plurielle et collective de développement en Afrique», a-t-il précisé.

Le président du CMES, Mohamed Benhammou, a affirmé de son côté que, dans sa stratégie africaine, le Maroc agit en tant qu’acteur de développement et acteur de stabilité. «Le Maroc est le deuxième État investisseur sur le continent africain après l’Afrique du Sud, et le premier État investisseur en Afrique de l’Ouest», a fait savoir M. Benhammou, ajoutant que le Maroc est en passe devenir le premier État investisseur sur tout le continent.

Le président du CMES a rappelé que jamais un Chef d’État n’a effectué autant de visites officielles en Afrique que celles effectuées par S.M. le Roi Mohammed VI. «C’est un signal fort d’un leader africain qui incarne un nouveau leadership qui est d’avoir le destin de l’Afrique entre ses mains, d’avoir la souveraineté sur ses ressources et de s’inscrire dans une coopération gagnant-gagnant fondée sur des rapports et des échanges équitables», a-t-il dit. La question était et est toujours pour le Maroc de comment développer avec tous les interlocuteurs des espaces d’intérêt commun basés sur le principe du gagnant-gagnant, et non des relations profitant seulement à ceux qui ne veulent pas se départir de leur vision étriquée de leurs relations avec l’Afrique.

Cette rencontre internationale, organisée en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la région de Rabat-Salé-Kénitra, l’UPEACE (l’Université pour la paix mandatée par les Nations unies) et le Centre africain de l’intelligence stratégique, a été l’occasion de débattre des menaces qui planent sur le continent africain, telles que le terrorisme, la cybercriminalité, les trafics illicites et les actes criminels perpétrés en mer. Ces menaces ne sont pas sans rappeler les agendas internationaux contradictoires qui se font jour sur le continent africain. 

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