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PLF 2022 : Attaque virulente de l’opposition, soutien nuancé du PAM et du PI

Mounia Senhaji Mounia Senhaji,

PLF 2022 : Attaque virulente de l’opposition, soutien nuancé du PAM et du PI

La discussion en commission à la Chambre des représentants du projet de loi de Finances (PLF) 2022 a été, comme il fallait s’y attendre, un moment de vifs débats. Les groupes de l’opposition ont profité de l’occasion pour fustiger un projet de Budget ne répondant pas aux attentes ardentes des citoyens. Même les nouveaux alliés du parti majoritaire, le PAM et l’Istiqlal en l’occurrence, n’ont pas pris fait et cause pour le PLF.

Comme il fallait s'y attendre, le projet de loi de Finances (PLF) 2022 a été vertement critiqué par l’opposition, au cours de la réunion de la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, tenue mercredi. Mais c’est surtout la sévère diatribe que la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah Alaoui, a prononcée contre les gouvernements dirigés par le PJD qui a été largement commentée par les chefs des groupes parlementaires du camp adverse. Même les nouveaux alliés du RNI, le PAM et l’Istiqlal en l’occurrence, ont préféré jouer la carte de la prudence et ne pas s’engager complètement en faveur des dispositions de la future loi de Finances.

«Le PLF a apporté des réponses “optimistes” pour sortir de la crise, comme il a essayé, autant que faire se peut, d’introduire des amendements à même de répondre aux priorités stratégiques du pays», a déclaré Ahmed Touizi, président du groupe du PAM à la Chambre des représentants. «Mais en dépit des points positifs qu’on peut relever dans ce texte ainsi que des mesures importantes qu’il a apportées, nous ne pouvons cacher notre inquiétude face à certaines contraintes, notamment celles liées à l’endettement», signale-til. «Il est vrai que le nouveau gouvernement a hérité d’une lourde dette, mais nous devons savoir comment il compte gérer cet héritage sans aggraver davantage la situation», ajoute-t-il. Le parlementaire est aussi convaincu que l’orientation principale du gouvernement devrait être de garantir une redistribution équitable des fruits du développement qui doivent profiter à l'ensemble des citoyens.

«Les problématiques économiques, sociales et environnementales qui se sont accumulées à cause du gouvernement précédent, et qui ont été aggravées par les effets de la crise sanitaire, ne peuvent plus être traitées par des mesures isolées. D'autant qu’elles sont intimement liées au ralentissement de la croissance, la redistribution inégale des revenus et l’explosion de la dette publique», plaide-t-il. Pour Noureddine Médiane, chef du groupe istiqlalien de l'unité et de l'égalitarisme à la Chambre des représentants, il apparaît clairement, à travers le programme gouvernemental et le PLF 2022, que l’Exécutif est capable d’opérer le changement attendu par les citoyens marocains, à travers des mesures claires et concrètes, et aussi de renforcer leur confiance dans toutes les institutions de l’État. Toutefois, relève-t-il, le problème qui se pose réside dans la mise en œuvre de ces différentes mesures, notamment celles dédiées au développement du tissu économique.

Le chef du groupe istiqlalien a cité l’exemple des mesures de soutien mises en place ces dernières années au profit des petites et moyennes entreprises (PME), et dont la mise en œuvre a été entachée de plusieurs dysfonctionnements. «Il faut veiller à la mise en œuvre effective de la politique gouvernementale et assurer l’appui nécessaire pour une relance économique, et ce à travers le soutien de ces petites et moyennes entreprises», souligne-t-il.

L'Union socialiste des forces populaires (USFP), bien installée dans son rôle d'opposition, n’a pas manqué d’exprimer sa déception face à l’écart constaté entre les promesses de la majorité gouvernementale et la réalité. «Nous avions également espéré que le premier PLF de ce gouvernement apporte des dispositions et des mesures à même de produire des ruptures ou, du moins, d’ouvrir la voie, à travers une programmation budgétaire et un agenda de mise en œuvre, vers la réalisation des attentes des Marocains», regrette Abderrahim Chahid, président du groupe socialiste. Il a ainsi déploré des dispositions «timides» qui ne dépassent pas le cadre dont les contours ont été tracés par le gouvernement sortant, et qui ont été exposées à l’occasion de la présentation du bilan d'exécution de la loi de Finances 2021.

«Malgré les tentatives d’y apporter les touches de la nouvelle équipe gouvernementale, l’exposé du bilan n’était pas réussi», remarquet-il. Il estime également que ces dispositions n’apportent pas de réponses aux dangers qui menacent la structure de nos finances publiques, notamment des solutions pour maîtriser le déficit budgétaire ou celui de la balance commerciale, ou pour mettre un frein à la hausse de la dette publique. Elles n’apportent pas non plus de solutions pour assurer l’équilibre entre la dette intérieure et extérieure tenant compte des coûts et des risques financiers permanents, poursuit-il. «Ce sont des dispositions incapables de réaliser un taux de croissance suffisant et durable pour résorber le chômage et dépasser les principaux obstacles à l’emploi des jeunes», déplore-t-il. Le groupe de l’USFP n’a pas non plus manqué l’occasion de renvoyer la balle à Nadia Fettah Alaoui et au RNI au sujet du bilan «catastrophique» des précédents gouvernements. «Vous avez imputé tous les maux du pays durant les 10 dernières années à la (mauvaise) gestion des gouvernements précédents. Pourtant, vous étiez partie intégrante de cette expérience et vous étiez aux commandes des plus importants départements. Mieux, votre parti, madame la ministre, faisait partie de la coalition gouvernementale», fait remarquer le chef du groupe socialiste.

Un avis que partage Rachid Hammouni, président du Groupe parlementaire du Parti du progrès et du socialisme (PPS). Ce dernier a accusé la ministre de faire de la surenchère politique et se demande d’ailleurs pourquoi le RNI a préféré garder le mutisme à ce momentlà au lieu d’exprimer sa désapprobation, rappelant au passage que c’est le parti du livre qui détenait les portefeuilles dits stratégiques.

Le chef du groupe du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdellah Bouanou, a pour sa part qualifié le programme gouvernemental de «modeste», estimant qu’il n’arrive pas à la hauteur des promesses présentées lors du scrutin législatif. Il s’est longuement attardé sur les déclarations de la ministre concernant la gestion «calamiteuse» du PJD, consacrant une grande partie de son intervention à déconstruire ses arguments. Des déclarations qu’il a qualifiées de «superfluités». Au sujet du PLF 2022, M. Bouanou a critiqué un texte où la quête des recettes prend le dessus sur la volonté de réforme. Un texte qui est resté très parcimonieux en matière de fiscalité. «Seulement deux mesures relatives à l’impôt sur les sociétés, deux sur la TVA et une seule mesure relative à l’impôt sur le revenu ! Toutes les autres mesures concernent la relation entre le citoyen et l’administration, la lutte contre la fraude...

Et puis à qui va profiter le retour à l’impôt proportionnel et la réduction de l’IS ? Va-t-il profiter aux PME-PMI ? Quelle est donc la logique de cette décision ?» s’interroge-t-il. Il a également critiqué avec force le changement du périmètre d’intervention des Douanes et a fait remarquer que certaines mesures sont irréalisables et s’apparentent plus à des promesses électorales, alors que d’autres mesures existaient déjà, mais ont été présentées sous d’autres formes ou noms… Sans parler des ressources financières nécessaires à la concrétisation des mesures : «Où sont les ressources pour assurer les 4.000 DH pour les médecins, les 2.500 DH pour les enseignants, les 1.000 DH pour les personnes âgées, les 2.000 DH pour les femmes enceintes, les 500 DH pour la scolarisation des enfants, les 300 DH d’allocation familiale par enfant ?» se demande-il. Et de conclure en s’adressant à la ministre de l’Économie et des finances : «C’est un poste qui requiert beaucoup de modestie, de travail et de responsabilité». n

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