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PLF 2022 : Revenus des médecins, MRE, parc auto de l’État, enseignants-cadres des AREF... Fouzi Lekjaa met les points sur les «i»

Salaires des médecins, recrutement des enseignants, gestion du parc automobile de l’État… Fouzi Lekjaa s’est bien préparé pour répondre aux interrogations soulevées par les parlementaires par rapport à tous ces sujets. Défendant, vendredi, le projet de loi de Finances 2022 devant les membres de la Commission des finances de la première Chambre, le ministre délégué chargé du Budget et la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah Alaoui, ont tenu à rappeler qu’un PLF ne peut en aucun cas constituer une réponse à toutes les problématiques économiques et sociales.

PLF 2022 : Revenus des médecins, MRE, parc auto de l’État, enseignants-cadres des AREF... Fouzi Lekjaa met les points sur les «i»
Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget

Après un premier passage au Parlement pour la présentation du projet de loi de Finances (PLF) 2022, la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah Alaoui, et le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, sont de retour à la première Chambre pour prendre part aux discussions autour de ce texte. Intervenant, vendredi, devant les membres de la Commission des finances et de développement économique de la première Chambre, la ministre a défendu le PLF, mais c’est le ministre délégué qui s’est chargé de répondre aux différentes remarques formulées par les parlementaires pendant deux jours de discussion.

Pouvoir d’achat, parc auto, enseignants-cadres des AREF… Lekjaa s’explique

Pour Fouzi Lekjaa, le gouvernement ne peut en aucun cas être accusé d’atteinte au pouvoir d’achat des Marocains. Le ministre délégué en charge du Budget a rappelé que le PLF a prévu des mesures importantes, notamment en faveur des 1,2 million de fonctionnaires de l’État. Consacrant 7,7 milliards de dirhams à la régularisation des situations de plusieurs fonctionnaires, notamment en ce qui concerne les promotions et les augmentations gelées depuis deux ans, le PLF prévoit 147 milliards de DH de masse salariale. Soit plus de 13% du PIB, selon les remarques des parlementaires. Revenant en détail sur le budget de gestion s’élevant à 68,6 milliards de dirhams, le ministre a profité de l’occasion pour aborder la question des enseignants-cadres des Académies régionales de la formation et de l’éducation (AREF). Le responsable a affirmé, dans ce sens, que budget de gestion inclut quelque 3,8 milliards de DH qui seront consacrés aux salaires de cette catégorie d’enseignants. Pas moins de 15.000 nouveaux enseignants renforceront les rangs des AREF dans les prochaines semaines. Une opération qui a été mal accueillie par «la coordination nationale des enseignants contractuels» ainsi que par certains parlementaires. Devant ce mécontentement, M. Lekjaa assure que ce mode de recrutement ne concerne pas que les enseignants. «Si ce mode de recrutement pose vraiment problème, il doit impérativement être posé dans sa globalité». En effet, plus de 100.000 Marocains sont fonctionnaires de 208 établissements publics et sont payés par ces institutions. Une somme de plus de 20 milliards de dirhams est consacrée à cette opération chaque année, estime M. Lekjaa. Toujours dans ce volet relatif au budget de gestion, le ministre a tenu à mettre fin à la polémique autour de la question du parc automobile de l’État. Si certains parlementaires estiment que la gestion de ce parc coûte plusieurs milliards à l’État, M. Lekjaa tient à préciser que l’essentiel de ce parc est composé des voitures de la santé et de la sûreté nationale. En effet, ces voitures constituent 80% du parc, selon le ministre.

Des revenus allant jusqu’à 100.000 dirhams pour les médecins

La réforme globale du secteur de la santé est en marche. Le ministre délégué en charge du Budget, Fouzi Lekjaa, estime que cette nouvelle réforme va même au-delà des attentes des parlementaires. Répondant à leurs remarques notamment en ce qui concerne les salaires des médecins, appelés à être revus à la hausse, le ministre a été catégorique. «Un médecin ne doit pas être un fonctionnaire». En effet, même avec l’équivalence entre les doctorats en médecine et le doctorat national, les revenus de cette catégorie resteront en dessous des attentes, a affirmé le ministre, en soulignant qu’un médecin ne peut pas recevoir un salaire de 8.000 dirhams. Dans la nouvelle réforme, qui est déjà prête, selon le ministre, le médecin est payé à l’acte et son revenu peut aller jusqu’à 100.000 dirhams par mois. Une fois la réforme actée, les médecins verront donc leurs revenus considérablement augmenter et dépendre de leur charge de travail. Un seuil minimal sera introduit pour assurer un revenu mensuel, assure le ministre, qui rappelle toutefois qu’un médecin qui opte pour une formation de six mois à l’étranger ne sera pas payé pendant toute cette période. À rappeler que le PLF a alloué, au titre de l’exercice 2022, 23,5 milliards de DH du Budget général de l’État au ministère de la Santé et de la protection sociale. Selon la note de présentation du PLF 2022, le budget consacré à la Santé, qui comprend 6,9 milliards de DH dédiés à l’investissement, a augmenté de 3 milliards de DH par rapport à celui de 2021.

Un intérêt particulier pour les Marocains du monde

Parmi les interrogations importantes soulevées par les parlementaires, on trouve notamment la question de Marocains résidant à l’étranger (MRE). Pour plusieurs groupes de l’opposition, cette question n’a pas été suffisamment abordée dans le cadre du PLF. Les parlementaires ont également mis en avant les problématiques posées par la multitude d’intervenants gérant les questions relatives aux Marocains du monde. Pour répondre aux interrogations des parlementaires, Fouzi Lekjaa a affirmé que contrairement aux remarques avancées, la note de présentation du PLF 2022 n’a pas consacré seulement 4 lignes à la question des MRE, mais plutôt 4 milliards de dirhams. Mettant en avant l’intérêt que porte le Maroc pour ses ressortissants établis à l’étranger, M. Lekjaa a rappelé les Hautes Instructions données par S.M. le Roi pour faciliter leur retour au Maroc, ainsi que la mobilisation de tous les services pour la réussite de cette opération. S’agissant de la multitude des intervenants, le ministre délégué a affirmé que chaque institution joue un rôle différent dans le cadre d’une convergence des efforts et des politiques. C’est ainsi que la Fondation Mohammed V se charge de l’organisation et de la coordination de l’opération Marhaba, alors que la Fondation Hassan II joue un rôle important sur le plan de l’ancrage de la culture marocaine. Le ministère délégué œuvre, quant à lui, pour trouver les solutions nécessaires à toutes les problématiques que peuvent rencontrer les MRE, a souligné le responsable.

 


 

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