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Des recrutements hâtifs, une politique de formation fluctuante... les aléas du métier d’enseignant

Hajjar El  Haïti Hajjar El Haïti,

Des recrutements hâtifs, une politique de formation fluctuante... les aléas du métier d’enseignant

L’amélioration de la performance du personnel enseignant figure en tête des priorités de la Vision stratégique de la réforme de l’éducation 2015-2030. Pour atteindre cet objectif, le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique recommande, dans son dernier rapport sur l’enquête relative au Programme national d’évaluation des acquis des élèves, d’œuvrer pour améliorer les modalités de recrutement des enseignants et leur assurer une formation initiale solide.

L’enquête relative au Programme national d’évaluation des acquis (PNEA) des élèves, publiée mardi dernier par le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, s’est intéressée au métier d’enseignant, compte tenu du rôle crucial qu’il joue dans le processus d’apprentissage des élèves. Elle pointe les changements brusques des politiques de recrutement et de formation des enseignants, ce qui a nui et nuit encore au rendement du système éducatif.

Des recrutements hâtifs
Le premier point noir souligné par l’enquête concerne les modalités et procédures de recrutement des enseignants, qui souffrent de plusieurs lacunes. D’après le Conseil, certaines étapes sont entourées de zones d’ombre. «La politique publique menée ces deux dernières décennies s’est caractérisée par un manque d’anticipation et de prévision qui a fait que l’évolution de l’encadrement n’a pas suivi celle des effectifs des élèves. Ceci a imposé un mode de recrutement hâtif des enseignants, impactant négativement l’attractivité du métier et son image dans la société», lit-on dans le rapport du CSEFRS. Ce dernier ajoute que «le recrutement des enseignants dans l’urgence, à cause de l’augmentation des effectifs des élèves scolarisés, s’est traduit par une inconstance caractérisant depuis plus d’une décennie les actions publiques en matière de gestion du personnel enseignant».

Une politique de formation fluctuante
Le Conseil pointe ainsi du doigt les changements brusques des politiques de recrutement et de formation des enseignants, à savoir la création des Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation (CRMEF) en 2012, la séparation de la formation et du recrutement en 2015, le recrutement par contrat à partir de 2016, puis l’abandon du système des contrats, ensuite l’annonce d’une nouvelle restructuration de la formation à partir de 2018 (licence en éducation+2 ans de formation au CRMEF). «Tout effort vers le développement devient ainsi un facteur compromettant pour promouvoir une éducation de qualité. De plus, la formation des enseignants a fait l’objet d’une politique publique fluctuante qui n’a pas capitalisé sur les acquis antérieurs pour renouveler le métier d’enseignant et doter le système éducatif d’un capital humain capable de transformer l’école et de la promouvoir par la qualité», souligne le rapport.

Un métier choisi par nécessité !

Il apparait, par ailleurs, dans ce rapport que la majorité des enseignants n’ait pas choisi le métier par vocation ou en raison de l’attractivité de ce dernier, mais qu’elle l’ait surtout «choisi» par nécessité. De plus, les enseignants ne sont pas non plus recrutés parmi les meilleurs bacheliers. «Attirer les meilleurs bacheliers ne correspond pas à un fait bien établi par un système d’enseignement supérieur à deux voies : accès régulé et non régulé. Dans ce contexte, le corps enseignant sera recruté forcément parmi les bacheliers moyens qui ne sont pas éligibles pour intégrer un établissement à accès régulé, et parmi ceux dont les conditions sociales exigent une entrée dans un métier à salaire sûr», constate le Conseil. Ce dernier assure également que l’attractivité du métier d’enseignant doit se construire dès l’entrée, par une bonne politique publique qui fait de ce «bachelier moyen» un bon enseignant capable de mener les élèves vers la réussite, en lui offrant une formation initiale solide, un accompagnement, une évaluation sur la base du mérite, une carrière et une professionnalisation exigeante qui valorisent le métier au sein de la société.

Les enseignants moins nombreux dans les villes
S’agissant des caractéristiques du corps enseignant au Maroc, le CSEFRS indique que durant la saison 2017-2018, le système éducatif, tous cycles confondus, comptait 240.542 enseignants, dont 107.267 femmes. La gent féminine représente ainsi 45% du personnel enseignant, contre 40% en 2009-2010. Son poids dans l’effectif total des enseignants s’est renforcé entre 2009-2010 et 2017-2018, passant de 88.936 à 107.267, soit une hausse de 20,6%. Ceci alors que l’effectif des hommes a quasiment stagné durant la même période, passant de 132.646 à 133.275 enseignants, soit une augmentation de 0,47%.
Le Conseil indique, en outre, que l’analyse de la répartition des enseignants sur le territoire national fait ressortir des évolutions contrastées selon les cycles. La principale tendance qui se dégage est la hausse progressive des effectifs dans le milieu rural et leur baisse dans les cycles primaire et collégial. En effet, dans le primaire, 53.981 enseignants exerçaient dans le milieu urbain en 2009-2010, contre seulement 48.113 durant la saison 2017-2018 (ce chiffre avait baissé à 40.370 en 2016-2017). Durant la même période, l’effectif affecté au monde rural a augmenté progressivement, montant de 73.842 à 81.285 enseignants.

Le cycle collégial a connu la même tendance. Sur les 41.133 enseignants exerçant dans le milieu urbain en 2009-2010, il ne reste que 37.196 en 2017-2018. En parallèle, le nombre d’enseignants affectés au milieu rural a augmenté de plus de 6.000 enseignants durant la même période. Le cycle qualifiant a, quant à lui, connu une évolution positive pour les deux milieux. Ainsi, entre 2009-2010 et 2017-2018, l’effectif a gagné près de 8.000 enseignants dans l’urbain et plus de 6.000 dans le rural. Ces variations sont en phase avec les évolutions de l’effectif des élèves qui connaît les mêmes variations.

 

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