L’année 2021 aura été euphorique pour le marché boursier. Le Masi, indice principal de la cote casablancaise, l'a clôturée sur une performance annuelle de 18,35%, après une nette baisse (-7,27%) en 2020, sous l’effet de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Le marché a enregistré un volume global d’échanges de plus de 74,74 milliards de DH, proche de celui affiché avant la crise, soit 75,39 milliards en 2019. Cette bonne performance était-elle attendue ?
En revanche, quatre secteurs n’étaient pas au rendez-vous de la performance. Il s’agit des services aux collectivités (-36,88%), les sociétés de portefeuilles/holdings (-5,38%), les télécommunications représentées par la seule IAM (-3,83%) et les loisirs et hôtels (-3,73%).
Cela dit, la grande question que doivent se poser tous les acteurs du marché est de savoir comment ce dernier se comportera cette année qui vient de démarrer et s’il peut rééditer cette performance. Pour Yousra Maarouf, la tendance observée l’année dernière devra se maintenir, sous l’effet de l’amélioration graduelle des conditions sanitaires et l’impact positif qu’elle pourra produire sur l’économie.Deux à trois introductions cette annéeLe marché boursier profiterait également, selon l’experte, des projets d’envergure que devra connaître le Sahara suite à la reconnaissance de sa marocanité par les États-Unis. En effet, explique-t-elle, cela constitue un important potentiel pour certains secteurs, notamment les cimenteries comme le laisse, d’ailleurs, montrer les volumes d’échanges que connaissent ces valeurs. De même, ajoute-t-elle, les valeurs immobilières peuvent profiter de ces projets. Les matières premières qui sont cotées à la Bourse de Casablanca et qui sont corrélées aux cours internationaux peuvent également enregistrer une bonne performance cette année. Idem pour l’agroalimentaire.
Par ailleurs, la Senior Equity Research Analyst chez Société Générale s’attend à ce que le rythme des introductions en bourse s’accélère, avec deux à trois IPO pour cette année. L’analyste considère que le recrutement de TGCC a été un très bel exemple, puisqu’il a montré que l’épargne est là et que les investisseurs sont demandeurs. Il faut juste que l’opportunité se présente.