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En grève, les «enseignants contractuels» réclament toujours leur intégration dans la fonction publique

Les enseignants-cadres des AREF sont en grève depuis le 28 février et jusqu’au 6 mars. Pour eux, le projet du nouveau statut général qui sera soumis à la discussion ne fait que consacrer davantage de discriminations entre les enseignants fonctionnaires et les enseignants-cadres des Académies. C’est pourquoi ils demandent leur intégration pure été simple dans la fonction publique.

En grève, les «enseignants contractuels» réclament toujours leur intégration dans la fonction publique

Après plusieurs semaines d’accalmie, les enseignants-cadres des Académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF) reviennent à la charge en organisant les 2, 3 et 4 mars un sit-in devant le ministère de l’Éducation nationale. Ce mouvement de protestation est organisé parallèlement à une grève nationale observée depuis lundi dernier dans tous les établissements de l’enseignement scolaire et qui se poursuivra jusqu’au 6 de ce mois. Contacté par «Le Matin» pour avoir plus de détail sur les raisons de cette grève, Mohamed Bousrid, membre du comité des relations avec les médias relevant de la Coordination des enseignants des Académie régionale de l'éducation et de la formation (AREF), a indiqué que ces protestations visent à faire entendre leurs revendications portant sur leur intégration au statut général de la fonction publique. Selon la même source, cette grève sera suivie d’une autre grève nationale qui sera organisée du 21 au 23 mars, accompagnée d’autres formes de protestation, au niveau régional ou local, et ce en réaction aux prélèvements sur les salaires des enseignements des AREF. «Les ponctions sur salaires sont arbitraires et ont atteint plus de 1.600 DH pour certains enseignants alors que le droit de la grève est garanti par la loi», note une enseignante affiliée à la coordination. Les enseignants des Académies posent, comme condition à la discussion du projet du nouveau statut unifié des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale, leur intégration préalable dans la fonction publique. «Le projet tel qu’il a été proposé ne fera que consacrer davantage de discriminations entre les enseignants fonctionnaires et les enseignants-cadres des Académies.

Les enseignants fonctionnaires garderont les mêmes avantages proposés dans le cadre de la fonction publique. Ils auront droit aux promotions et à participer aux mouvements de mutation nationaux. Tandis que les enseignants contractuels ne pourront pas prétendre à des augmentations de salaire ni à des promotions ni aux autres avantages de la fonction publique», ajoute Mohamed Bousrid. Les enseignants des AREF dénoncent également les montants importants des prélèvements sur leurs salaires relatifs à leur cotisation à la Caisse marocaine de retraite (CMR). «Les prélèvements sont passés de 150 à 390 DH, sans que l’on nous explique les raisons de cette hausse et comment nos retraites et nos cotisations seront gérées au futur», ajoute le même intervenant. Les enseignants-cadres appellent ainsi à la relance du dialogue avec le ministère autour de leur intégration dans la fonction publique et autour des autres doléances inscrites dans leurs cahiers revendicatifs dans le but d’identifier une solution qui pourrait satisfaire toutes les parties.