Les joueurs et les entraîneurs se succèdent au WAC, mais le résultat est le même : le club casablancais a du mal à s’imposer à l’extérieur en Ligue des champions. Ses succès en terre africaine se comptent sur les doigts d’une seule main. Inquiétant pour les Rouges. Pour s’imposer sur la scène continentale, il faut gagner à la fois à domicile et à l’extérieur ou, du moins, éviter de perdre. Et ça le WAC, malgré sa longue expérience africaine, a du mal à le faire, comparativement au Raja. La défaite de samedi face au Petro Luanda n’a rien de surprenant. C’est un revers logique. Les hommes de Walid Regragui ont cadré un seul tir sur les cinq qu’ils ont tentés. Ce tir cadré a amené le but de l’égalisation de Jalal Daoudi (59e). Les statistiques du WAC lors de cette rencontre ne sont pas reluisantes avec 35% de possession de ballon et seulement 294 passes réussies. Son adversaire du jour a réussi 528 passes et a affiché un taux de possession de 65%.
Pourtant, il y a de la qualité dans le groupe du WAC. Mais une qualité incapable de s’exprimer à l’extérieur, parce que les joueurs manquent de personnalité dans les conditions un peu difficiles. Il faut développer l’ADN de la gagne, quelles que soient les circonstances. Et dans cet exercice, le Raja semble mieux outillé que son voisin. Les Verts, même dans des moments difficiles, arrivent à ramener des victoires de l’extérieur. La dernière c’était vendredi à Alger face à l’Entente de Sétif, alors que le club traverse une crise de résultats en Botola. Walid Regragui, qui a lancé la semaine dernière une pique au Raja en faisant du club de Derb Soltan le favori de la Botola, sachant que son équipe compte huit points d’avance sur les Verts, devrait nettoyer devant sa porte. La défaite de samedi est surtout celle du coaching de Regragui qui a changé de système à plusieurs reprises en cours de match sans résultats.
