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Jeudi 04 Juin 2026
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Crise des transporteurs : voici les points abordés avec Abdeljalil et Lekjaa

Le ministre du Transport et de la logistique, Mohamed Abdeljalil, et le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, ont tenu mercredi dernier une réunion avec les représentants des syndicats du transport routier, toutes catégories confondues, et les organismes de crédit et d’assurance. Rééchelonnement des dettes, révision des montants des assurances, révision à la hausse de la prime à la casse… autant de points qui étaient à l’ordre du jour de cette rencontre. Certes, aucune mesure n’a été décidée, mais les deux ministres se sont engagés à faire des annonces concrètes d’ici jeudi prochain.

Crise des transporteurs : voici les points abordés avec Abdeljalil et Lekjaa

Rééchelonnement des dettes cumulées, révision des montants des assurances, révision à la hausse de la prime à la casse… ce sont là les principaux points qui était à l’ordre du jour de la rencontre ayant réuni le ministre du Transport et de la logistique Mohammed Abdeljalil, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, et les représentants des syndicats du transport routier, toutes catégories confondues, ainsi que les représentants des syndicats du transport urbain et interurbain (taxis et voyageurs) et les représentants du transport touristique et de location.

«Cette rencontre a été consacrée à l’examen de toutes les questions ayant trait aux difficultés de remboursement des crédits et des problématiques portant sur le volet assurance. C’est dans ce sens qu’elle a réuni tous les acteurs de l’écosystème du crédit et des assurances notamment les représentants du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), le comité des Assurances du Maroc, les sociétés de leasing et le directeur de “Tawmilcom”», nous explique M. Mustapha Chaoune, secrétaire général de l’Organisation démocratique des professionnels du transport. Lors de cette réunion, les transporteurs professionnels étaient unanimes à demander un moratoire pour le remboursement des échéances de crédits et la révision du taux d’intérêt du crédit leasing ainsi que le report des dettes jusqu’à la reprise des activités et la baisse des prix des carburants.

Il a été question également d’acter la décision prise par le gouvernement le 15 mars dernier portant sur rééchelonnement des crédits de Damane relance et Damane Oxygène de un à trois ans et de relever les plafonds de garantie au titre de l’offre classique «Tamwilcom» afin d’augmenter le potentiel d’offre de crédits de trésorerie. «Malgré l’annonce de cette décision, certaines banques refusent jusqu’à présent d’appliquer la décision gouvernementale de rééchelonner les crédits Damane sous prétexte qu’ils n’ont reçu aucune correspondance de la part de leur direction», indique Mohamed Reddah, président délégué de l’Association marocaine du transport routier intercontinental (ANPRI) Maroc. S’agissant du volet relatif aux assurances, les professionnels du transport touristique ont appelé les deux ministres à intervenir auprès de certaines sociétés de crédit refusant de décaler les échéances de crédits.

«Nous avons sollicité également le gouvernement pour prendre en charge les intérêts intercalaires liés audit report au-delà des 9 mois prévus initialement par l’État», indique Mohamed Bamansour président de la Fédération nationale du transport touristique. Les organismes d’assurance ont été également sollicités pour réviser à la baisse la fourchette des prix de l’assurance tout risque que payent les agences de location de véhicules et qui a connu une hausse de 68% au cours des trois dernières années. Autre point important abordé lors de cette réunion, la mise en place d’un mécanisme de reconnaissance de l’assurance des chauffeurs et des camions transportant la marchandise vers l’Afrique. En effet, même si les transporteurs disposent d’une assurance internationale, et qu’elle est reconnue par l’UE, elle n’est pas admise par les pays africains au-delà de la Mauritanie, ce qui pose un sérieux problème pour les entreprises d’autant que les chauffeurs sont constamment exposés aux dangers. «Nous avons également sollicité le représentant de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) de réviser le taux de valeur des véhicules utilitaires comme les camions de marchandises en cas de sinistre», ajoute M. Reddah.

Les professionnels du transport de la marchandise ont appelé par ailleurs à la révision à la hausse de la prime à la casse. Autre doléance : la tenue d’une réunion urgente avec le GPM. «Nous avons sollicité le ministre délégué chargé du budget d’organiser une réunion avec le groupement des pétroliers du Maroc afin d’examiner la possibilité de mettre en place un tarif spécial pour les transporteurs routiers dans la mesure où ces derniers achètent en gros, comme c’est le cas en France. Fouzi Lekjaa nous a indiqué qu’il transmettra notre doléance au Chef de gouvernement en vue d’examiner cette possibilité», souligne pour sa part Mounir Benaazouz, secrétaire général du Syndicat national des professionnels du transport routier. Certes, aucune mesure n’a été décidée lors de cette réunion, mais les deux ministres se sont engagés à faire des annonces concrètes d’ici jeudi prochain. 

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