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«Barbie» : plus qu’un film, un phénomène de société

Au Maroc comme aux États-Unis et dans la majorité des pays, il y a comme un vent rose qui envahit le monde et qui crée une tendance baptisée le «Barbiecore». Tongs, patins à roulettes, maquillage, vêtements, accessoires… le rose et toutes ses nuances sont la couleur de cet été.

«Barbie», poupée mannequin commercialisée depuis 1959 par la société américaine spécialisée dans les jouets et jeux, Mattel, s’offre une nouvelle vie grâce au succès sans précédent du film de la réalisatrice américaine Greta Gerwig. Il a, en effet, franchi le cap du milliard de dollars de recettes au box-office mondial, selon les estimations publiées dimanche par le cabinet spécialisé Exhibitor Relations.

>>Lire aussi : Le film Barbie dépasse le milliard de dollars au box-office mondial

Avec le duo Margot Robbie et Ryan Gosling, déjà iconiques en «Barbie et Ken», la comédie, qui met en scène la poupée s'aventurant dans le monde réel, totalise plus de 1,03 milliard de dollars de recettes à travers le monde, dont 459 millions de dollars en Amérique du Nord. Une réelle bouffée d'air frais aux cinémas, durement touchés par la Covid-19 et la bascule du public vers les services de streaming.
La vague rose «Barbie» continue de déferler sur les cinémas, trois week-ends après sa sortie tant attendue. Le film, qui a fait l'objet d'une intense campagne marketing, s'est rapidement imposé comme un immense succès commercial.

La Barbie-mania à la marocaine

Et la jeunesse marocaine n’y échappe pas ! Devant les salles de cinéma, c’est un festival de couleur rose ! La Barbie-mania veut que l’on regarde le film habillé en rose ou du moins portant un accessoire ou du make-up rose. Dans les centres commerciaux, c’est la même folie pour les articles en rose : t-shirts, pantalons, robes, sacs, chaussures… Tout est bon pour surfer sur la vague du «rosifié» et du «barbifié». Même Google se met en rose lorsque vous tapez le mot «Barbie» dans la barre de recherche… hallucinant !
«Je voulais absolument acheter une robe rose pour être dans le thème. Avec mes copines, on a longuement préparé cette venue au cinéma pour vivre à fond cette expérience», nous dit Rajaa, une jeune de 16 ans, devant l’une des salles de cinéma de Casablanca.

Au même endroit, de nombreuses mamans venues accompagner leurs filles paraissaient aussi surprises de découvrir cette vague de rose. «Je suis venue accompagner ma fille qui tenait absolument à voir le film. Je vais donc le voir également. Mais, je suis étonnée de voir autant de jeunes qui suivent la tendance maintenant mondiale», nous confie une maman.
C’est aussi une opportunité pour bon nombre d’influenceuses qui se sont mises à inventer des make-up et des «Get Ready with Me» totalement orientés «Barbie».

Que raconte le film Barbie ?

Avec le duo Margot Robbie et Ryan Gosling, déjà iconiques en «Barbie» et «Ken», la comédie met en scène l'emblématique poupée «Mattel», s'aventurant tout de rose vêtue aux côtés de son petit ami maladroit «Ken», dans le monde réel, celui des pieds plats et des agressions sexistes. Le film a captivé l'imagination des cinéphiles à travers le monde, et ce notamment, grâce au prestigieux casting de «Barbie» : Margot Robbie est «Barbie», Ryan Gosling est «Ken», ils sont accompagnés d'America Ferrera, Kate McKinnon, Issa Rae ou encore Will Ferrell.

Côté musique, la bande originale, n'est pas en reste : avec Dua Lipa, Lizzo, The Kid Laroi et un duo entre Nicki Minaj et Ice Spice (avec Aqua) reprenant le tube «Barbie girl» de 1997 du groupe dano-norvégien, les titres cumulent déjà plusieurs millions d'écoutes sur la plateforme Spotify.

Une poupée vivant à «Barbieland» en est expulsée parce qu’elle n’est pas assez parfaite et décide de partir à l’aventure dans le monde réel. C’est en résumé l’histoire du film qui tente de passer un message subtil sur le féminisme entre l’imaginaire et la vie réelle. La narratrice en voix off, incarnée par Helen Mirren, l'annonce d'ailleurs dès les premières minutes : «Grâce à “Barbie”, tous les problèmes de féminisme et d'égalité des droits avaient été résolus ! Ou en tout cas, c'est ce qu'on pensait à Barbieland». Car une fois dans la vraie vie, «Barbie» se doit de vivre avec une réalité dont elle ignorait tout : le sexisme.