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Samedi 18 Mai 2024
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La dette publique mondiale a atteint un record de 92.000 milliards de dollars (ONU)

La dette publique mondiale a atteint un record de 92.000 milliards de dollars, dont 30 pc assumée par les pays en développement, indique un nouveau rapport des Nations Unies qui alerte sur une "catastrophe pour le développement". La moitié de l'humanité vit dans des pays qui sont obligés de dépenser plus pour le service de leur dette que pour la santé et l'éducation, ce qui est une catastrophe pour le développement, a déclaré mercredi le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

La dette publique mondiale a atteint un record de 92.000 milliards de dollars (ONU)

Selon un nouveau rapport du Groupe de réponse aux crises mondiales des Nations Unies, intitulé Un monde de dette (A World of Debt), un total de 52 pays, soit près de 40% du monde en développement, ont un "grave problème d’endettement", a souligné António Guterres, soutenant les appels qu'ils reçoivent un allégement fiscal urgent.

Il a averti que 3,3 milliards de personnes souffrent du besoin de leurs gouvernements de privilégier le paiement des intérêts de la dette sur les "investissements essentiels" dans les objectifs de développement durable ou la transition énergétique. "Et pourtant, parce que ces dettes intenables sont concentrées dans les pays pauvres, elles ne sont pas considérées comme présentant un risque systémique pour le système financier mondial", a ajouté le Secrétaire général de l'ONU.

M. Guterres a insisté sur le fait que les niveaux catastrophiques de la dette publique dans les pays en développement sont une "défaillance systémique" résultant de l'inégalité de l'ère coloniale intégrée dans "notre système financier obsolète". "Ce système n'a pas rempli son mandat de filet de sécurité pour aider tous les pays à gérer la cascade actuelle de chocs imprévus : la pandémie, l'impact dévastateur de la crise climatique, et la guerre en Ukraine", a-t-il ajouté.

Le rapport de l'ONU souligne que les pays en développement sont fortement exposés aux chocs externes précisément parce qu'ils doivent assurer le remboursement de la dette en devises étrangères. Le chef de l'ONU a souligné qu'en moyenne, les coûts d'emprunt sont quatre fois plus élevés pour les pays africains que pour les États-Unis et huit fois plus élevés que pour les économies européennes les plus riches.

Les pays les plus pauvres comptent de plus en plus sur des créanciers privés qui pratiquent des taux "exorbitants" et se retrouvent obligés d'emprunter davantage "pour leur survie économique", a-t-il déclaré. D'outil financier important, la dette est devenue "un piège qui génère simplement plus de dette", a déploré M. Guterres.

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