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Samedi 18 Mai 2024
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Festival Gnaoua et musiques du monde : Près de 300.000 festivaliers à la 24e édition

Près de 300.000 festivaliers ont assisté au Festival Gnaoua et musiques du monde d’Essaouira organisé du 22 au 24 juin par A3 Communication en partenariat avec l’association Yerma Gnaoua. Entre la place Moulay El Hassan, la scène de la plage, Borj Bab Marrakech ou encore Dar Souiri, Bayt Dakira ou la Zaouia Issaouia, le public a vécu des moments intenses et d’autres plus intimistes. Pendant trois jours, plus de 35 mâalems, maîtres incontestés du festival, ont offert des moments intemporels d’une rare beauté, transportant le public entre fusions audacieuses et pure tradition gnaouie.

Au total, 480 musiciens du Maroc et de 15 autres pays ont fait résonner les musiques du monde bien au-delà des murailles de la ville, avec une cinquantaine de concerts programmés. États-Unis, Burundi, Pakistan, France, Allemagne, Belgique, Cuba... les musiciens du monde ont, encore une fois, répondu présent à l’invitation de leurs confrères les maâlems gnaoua. Entre fusions savantes, énergie débordante et rythmes du monde, cet événement a offert aux festivaliers un ascenseur émotionnel des plus puissants. Cette vingt-quatrième édition a également été ponctuée de moments de rencontres, d’échanges, de débats et de réflexion dans le cadre du Forum des droits de l’Homme.

Pendant deux jours, intellectuels, artistes et militants des droits de l’Homme ont pris part à des échanges autour de la thématique «Identités et appartenances». Le public du forum a pu donc écouter et interagir avec des sommités internationales tels que l’historien Patrick Boucheron, membre du Collège de France, l’anthropologue et historien professeur à l’UCLA Aomar Boum, le professeur de philosophie Yacouba Konaté, la présidente-directrice générale de l’entreprise internationale Solvay, Ilham Kadri, mais également des artistes tels que Minino Garay ou des actrices de la société civile et femmes politiques à l’instar de Fadila Mehal, fondatrice des Mariannes de la diversité et élue de la ville de Paris.

Dans un autre registre et d’une manière plus décontractée, artistes, journalistes, festivaliers et acteurs culturels se sont retrouvés, tous les après-midi autour d’un thé, à L’Arbre à palabres. Un moment d’échange et de partage sur une terrasse de la médina, où les artistes viennent à la rencontre des festivaliers dans une ambiance conviviale. Fidèle à sa mission de transmission des savoirs, de sauvegarde et de promotion de la culture des Gnaoua, l’association Yerma Gnaoua a initié cette année le projet «Ouled Bambra». L’occasion pour la jeune génération de côtoyer les plus grands mâalems.

Huit troupes de jeunes gnaouis, de 8 régions du Maroc, Safi, Essaouira, Agadir, Marrakech, Casablanca, Asilah, Fès et Rabat se sont produites devant un jury composé de professionnels du monde de la culture et de la musique et ont bénéficié de leurs conseils et accompagnement.

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