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Samedi 25 Mai 2024
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Offre de soins, gouvernance médicale,... les pistes à prioriser pour le secteur privé

Offre de soins, gouvernance médicale,... les pistes à prioriser pour le secteur privé
Redouane Semlali.

La refonte du système de santé est une priorité nationale, a affirmé, à Casablanca, le président de l'Association nationale des cliniques privés (ANCP), Redouane Semlali. «La refonte du système de santé est une priorité nationale, afin de permettre à tous les citoyens marocains d’accéder à une couverture médicale et de pouvoir bénéficier d’une offre de santé de qualité», a soutenu M. Semlali dans une déclaration à la presse, à l'occasion de la tenue des huitièmes Assises de l’ANCP sous le thème «L’hospitalisation privée pour une meilleure gouvernance». Il a, dans ce sens, précisé qu’il faudrait d’abord améliorer l’offre de soins et la rendre accessible à tous les citoyens et asseoir une meilleure gouvernance sur tous les plans, notant que ces huitièmes Assises, qui se tiennent en présence des professionnels de la santé, sont placées sous le signe de l’amélioration de la gouvernance.

En ce qui concerne la gouvernance médicale, M. Semlali a souligné qu’il faudrait pouvoir disposer de ressources humaines médicales et paramédicales, ainsi que de ressources administratives et financières, ajoutant qu’il faut également se doter d'un management de qualité qui permet de disposer d'une offre de soins de qualité pour le citoyen. Et de conclure que le respect de l’éthique et de la déontologie sont les garants de la bonne pratique de la médecine, loin de tout aspect commercial.

Pour sa part, la vice-présidente du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), Nadia Ismaïli, s’est dite honorée de représenter l’ordre lors de ces Assises, relevant que cette rencontre s’inscrit dans un contexte particulier marqué par le chantier de la réforme du système de santé avec sa dimension territoriale, ainsi que la création de nouveaux groupements sanitaires territoriaux. Elle a, dans ce cadre, expliqué qu’il s’agit d’un contexte riche en enseignements post-Covid, estimant que la collaboration privé-public avait donné de bons résultats, prouvant ainsi le potentiel important de cette coopération. Le secteur privé, notamment les cliniques privées, joue un rôle très important qu’il faudrait mettre à profit pour une efficience du système de santé national, a-t-elle enchaîné, affirmant l’importance de la généralisation de l’assurance maladie obligatoire (AMO), qui est un Chantier Royal. «Les discussions d’aujourd’hui portent sur les systèmes de gouvernance et les modes à suivre pour améliorer cette gouvernance aussi bien pour les ressources humaines et financières que les process, afin d’offrir des soins de santé de meilleure qualité au sein des structures privées», a ajouté Mme Ismaïli.

Les participants ont en outre abordé la mutualisation des plateaux techniques et des ressources humaines entre les deux secteurs, a-t-elle dit, évoquant la loi cadre n°86-12 relative aux contrats de partenariat public-privé, qui manque de décrets d’application. Pour elle, ces Assises sont donc une opportunité pour le partenariat public-privé et les groupements sanitaires territoriaux, afin de travailler main dans la main pour augmenter l’offre de soins et améliorer leur qualité au service du bien-être des Marocains.

 

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