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Samedi 23 Mai 2026
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40 personnes devant la Cour spéciale de justice

Peu de personnes s'attendaient au scandale de cette fin de semaine. L'affaire, remontant à l'an 2000, donnait l'impression de tomber dans les oubliettes. Cependant, les personnes avisées savaient très bien qu'une suite et une poursuite judiciaire étaient

40 personnes devant la Cour  spéciale de justice
Un repère assez significatif confirmait les poursuites avec l'interdiction de quitter le territoire national à plusieurs fonctionnaires. La vie judiciaire vibrera cet automne donc au rythme de deux grands procès relatifs à la délinquance financière. Et si l'instruction judiciaire accélère le rythme, on vivra des nuits ramadaniennes très mouvementées. Il s'agit de l'affaire de la Banque populaire et du C.I.H, (Crédit immobilier et hôtelier) en attendant l'instruction de celle de la C.N.S.S. (Caisse nationale de sécurité sociale) ou les détournements sont évalués à 115 milliards de dirhams.
Dans la matinée d'hier, lundi 7 octobre, devant l'ex-commissariat central du boulevard Brahim Roudani où siègent les bureaux de la BNPJ (Brigade nationale de la police judiciaire), plusieurs fourgons attendaient des accusés de grosses pointures. Il s'agit de 40 hauts cadres du Crédit immobilier et hôtelier. La liste est impressionnante vu les noms qu'elle comprend. D' autres accusés sont en état de fuite. Les mis en cause ont été déférés devant la Cour spéciale de justice pour divers chefs d'inculpation dont la dilapidation de deniers publics comme axe principal de la série des accusations.
Le rapport de la BNPJ a été adressé à la Cour spéciale en date du 11 avril dernier pour que les mis en cause soient déférés au plus tard au mois de mai.
Il a donc fallu attendre le mois d'octobre pour commencer l'instruction avec les directeurs de Géranium, les hauts cadres et les directeurs d'agences pour élucider devant le juge d'instruction la dilapidation d'un montant global de 18 milliards de dirhams, selon des spécialistes.
Le dossier volumineux du C.I.H vient après la mise en détention préventive vendredi dernier par le juge d'instruction de plusieurs hauts cadres de la Banque centrale populaire, dont l'ex-P.D.G, pour les mêmes motifs.
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