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Samedi 09 Mai 2026
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Aménagement urbain : Sala Al Jadida fait son marché

Quand Sala Al Jadida fait son marché, elle n'entreprend pas les choses à moitié. Quelques semaines seulement après que les excavatrices soient entrées en action, les contours du futur centre commercial de la ville se laissent déjà deviner. Les autorités

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Au rythme où les travaux avancent, il se pourrait même qu'on raccourcisse mes délais. Avec ses deux grands lycées, ses trois collèges et ses cinq écoles auxquels devrait s'ajouter une grand centre culturel, Sala Al Jadida ne sera plus la ville-dortoir que certains croient y voir. Pensée par feu Hassan II qui l'a voulue modèle d'habitat social et qui a offert le terrain sur lequel elle a été bâtie, celle que ses habitants appelle parfois «cité Royale» en reconnaissance du don initial n'a pas eu le temps de s'occuper des lieux communs dans un passé proche. Aujourd'hui, alors que l'habitat marque une pause, elle entend se rattraper. A terme, par bons successifs censés la mener de grande réalisation en ce qui lui ressemble le plus, la ville-satellite de Salé Almadina compte se doter de tout ce qui fait la commodité de la vie urbaine. Cette «structuration de l'espace urbain dans le sens d'une plus grande socialisation de la vie commune» est tenue pour le grand œuvre de l'administration locale. On ne s'en cache pas : «il faut créer des pôles de vie en groupe, urbaniser l'espace de manière à institutionnaliser les relations qu'établissent entre eux les habitants». En un mot, il faut faire en sorte que l'agglomération devienne une ville. Voire une cité.
Dans cette optique, le centre commercial tient une position centrale. Un peu comme ferait l'assarag - la place publique en langue amazigh où se tiennent les conseils dans les villages de nos ancêtres. Le quotidien tourne autour de ce pont nodal. La Société nationale d'équipement et de construction qui en est le maître d'œuvre parle de ce «marché public principal de Sala Al Jadida» comme d'un centre d'approvisionnement dans le confort et la proximité. Au demeurant, souligne-t-elle, «le projet bénéficie d'une architecture dont le concept concilie modernité et authenticité et où l'agencement des boutiques est pensé de manière à atteindre une fonctionnalité optimale en matière de sécurité».
Conçu sur trois niveaux en «Khayma» avec une structure tendue recouvrant un espace d'animation central que bordent plusieurs rangées de boutiques, le marché a globalement les dimensions d'un terrain de football dont les 5464 mètres carrés abriteront quatre cents commerces et quarante quatre stalles au poison. Identité remarquable : la distribution des commerces y sera faite selon la nature des produits proposés à la vente : les denrées alimentaires et les produits périssables au rez-de-chaussée, l'électroménager au premier… Une rationalisation de l'espace qui procède d'un souci particulier de l'hygiène et de l'accessibilité. Mais pour remarquables que les uns et les autres tiennent les caractéristiques techniques du projet, elles leur semblent à peine aussi déterminantes que la procédure qui lui a donné naissance. Car «au delà de ses qualités fonctionnelles, notent les concepteurs, le projet se distingue par sa nouvelle approche d'aboutissement, constituant notamment un exemple de mise en œuvre du partenariat public-privé». Ce qui encore plus clairement énoncé veut dire que la réalisation du nouveau marché est une œuvre commune. C'est plus précisément l'aboutissement de la «conjugaison des efforts de l'aménageur public : la SNEC, d'un promoteur immobilier privé ainsi que de l'appui des autorités locales et de celui des départements concernés». Au total un produit qu'on ne trouve que rarement sur le marché.
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